FRANCOIS VILLE



 

  A cœurs perdus

" Qu'a t'elle de plus que moi ? " Me dit-elle,
" Mon cœur. " Répondis-je. 

01 août 2005


Trop de kilomètres au conteur...

Trop de kilomètres au conteur,
Et toujours pas de plénitude,
Cette sale et mauvaise humeur
M'anéantit de lassitude.

Large consommation des sens,
Pour si peu de délectation,
Les doutes et questions en instance
Se noient dans les complications.

Et ta beauté me fait du mal
Comme à un ado laid sans charme,
Susceptible à un point létal,
Tes accusations me désarment.

Sensible à en être malade,
Mon esprit s'esquinte de tout,
Tout sentiment est estocade,
Tout émoi me met à genoux.


Troublant trou noir que mon état,
Mais quelle est donc son origine ?
Comment ne détestes-tu pas,
L'avenir que je lui dessine ?

Ça a l'air d'un vice sans fin,
D'une névrose anthropophage,
Je ne peux croiser mon prochain
Sans me sentir dans le cirage.

Comme estropié émotionnel,
J'aspire à être mâle heureux,
Mais ma fureur si démentielle,
Dans mon ventre s'est fait un creux.

Paralysé quand tu me grondes,
Je ne peux pas réaliser,
Que mon mutisme en toi féconde
Un triste amour comme entaillé...

27/08/01
__________________
François Ville
Auteur Compositeur Interprète


http://francoisville.fr



 

 


L'Amour Vache

« Que tu as de bios oufs » dis-je un jour à ma poule,
Mais ça n'a pas cassé trois pattes à un canard,
Je crôa que de ma face elle en avait trop marre
Elle resta dans son coin, me traita de maboule,

Je marchai sur des oufs médusé par son thon,
Queue entre les jambes, muet comme une carpe,
Je n'étais pas son chien pas plus que son mouton,
A la rigueur pigeon, du genre qu'on écharpe.

Elle sortit ses griffes et montra les crocs,
Me vola dans les plumes aboyant sans relâche,
« Bas les pattes » intervins-je en beuglant comme un veau,
Enchaînant noms d'oiseaux pour cette peau de vache,

Ce fut de pis en pis, je ne fis que monter
Sur mes grands chevaux car, à cheval sur la règle
Et sur mes principes, faut pas m'asticoter,
Je suis ours mal léché et précis comme un aigle.

Pourtant nous nous aimions, la passion à tout crin,
Et dans le sens du poil elle aimait mes caresses,
Je lui faisais l'amour, jamais comme un lapin,
Je n'étais pas manchot et elle était tigresse !

Elle adorait mon bouc et ma queue de cheval,
Moi sa taille de guêpe embellie en guêpière,
Elle aimait mes costards, queues de pies et futals,
J'étais son étalon, comme un paon j'étais fier !

Mais l'Amour rend bigleux moi qui était déjà,
Myope comme une taupe, enfermé dans ma bulle,
Comme un poison dans l'eau, comme entre chiens et chats,
Le vers dans la pomme est têtu comme mule.

Avant j'étais son coq et gai comme un pinson,
Avant son bel amour me donnait des ailes !
Elle ne disait pas « Tu pues toi, ton bourdon,
Ton cafard et tes tics, vois-tu notre anneau fêle ! »,

Cette prise de bec me fit un effet bouf,
Comme enragé je pris le taureau par les cornes,
J'avais trop fait l'autruche il me fallait du neuf,
Le dindon de la farce allait franchir les bornes :


« Je hais tes yeux bovins et moches comme un poux,
Ton côté sang-sue et ta langue de vipère !
Quelle mouche te pique à hurler comme un loup ?
Mais quel âne je fais ! J'ai tant manqué de flair.»

Cochon qui s'en dédit, je crachai mon venin,
Bien fait pour sa gueule, pardon son bec de lièvre !
Il suffit d'un cygne, injustices en essaims,
Mots lancés comme un dard, de ceux qui rendent chèvre.

Pas bête ! Elle pleura, larmes de crocodiles ?
Non et j'en fus ému, je laissai ma morale au bestiaire ;
Légers comme une plume, apaisés et dociles,
Comm' souvent nous avons terminé par nous traire.


05 décembre 2005



http://francoisville.fr










Comment joindre les debouts ?

Assis ah non mais ce n'est pas vrai
Je ne suis pas toujours assis,
Ah si dites-vous c'est un fait
Et je vous l'avoue c'est ainsi...

Du matin au soir je le suis,
Assis chaque jour que Dieu fait,
Et c'est sur le cul que j'essuie
La vérité nue qui m'effraie !

Attablé ou bien à bosser,
Assis je suis c'est établi,
Toujours fin prêt à m'adosser,
Mode de vie qui m'adoucit.

Mais assez d'être assis, aussi
Que soit classé le dit dossier,
Terminé ma vie rétrécie !
Fini les épaules haussées !

S'asseoir sans fin à nul ne sied,
Côté santé ça fait rassis,
J'en ai ici les pattes sciées,
Côté santé c'est un souci !

Brûlez un siège une bougie
Je finirais par me bouger
D'y songer juste j'en rougis
Comme à l'idée de m'allonger !

22/07/2003

 






La mendicité

Gêné de te donner peiné de t'ignorer 
Je suis toujours gêné par la mendicité
Es-tu un parasite un escroc émérite
A l'âme petite profiteur sans limite

As-tu au creux des veines plus d'alcool que de haine
As-tu les larmes pleines d'une colère vaine
Seras-tu agressif inquiétant et nocif
Auras-tu le ton vif insultant ou plaintif

En quête d'un bonus quémanderas-tu plus
Du pauvre olibrius auras-ru le rictus
Pour gagner mon argent qu'as tu comme talent
Dessin musique ou chant quelque discours touchant

Seras-tu là demain avec chien ou gamin
Toujours sur mon chemin à me tendre la main
A te donner ainsi dans mon cadre de vie
Y aura-t-il ici bientôt tous tes "amis"


C'est bien d'offrir la pièce le cœur plein de hardiesse
La chrétienté acquiesce la morale est en liesse
Alors pourquoi la gêne le pauvre est-il obscène
La charité a peine à se vivre sereine

Pourrais-je te sourire saurais-je compatir
Trouverais-je quoi dire pour te faire plaisir
J'aime être solidaire voilà qui me rend fiers
Mais est-ce à moi de faire du social solitaire

Geste sans élégance et pitié sans prestance
Mon gars je te balance un peu pour ta pitance
Et comme d'habitude mes arguments s'éludent
Devant ta solitude j'ai la froide attitude

Mon comportement pue ni regard ni salut
Je donne mais je sue mal à l'aise à ta vue
J'en vois d'autres là-bas plus ou moins aux abois
Le don n'est pas je crois un choix qui va de soi...

26/04/02




Le départ

La mélancolie s'enchaîne à moi et sans gêne
Envahit mon ventre et ma pensée et mon sang,
Voilà ce que tous les dimanche je ressens
Au moment de te quitter pour une semaine.

Je fais semblant de vivre quand tu n'es pas là
Puisque je souffre du gouffre de ton absence,
De ce vide envahissant l'ignoble distance
Qui spolie mon corps de ton souffle délicat.

Regardant avec horreur l'horaire impudique
Je me plains avec toi du temps qui passe à l'as,
De cette heure souillée d'une peine salace
Pourrissant nos regards de lueurs fatidiques.

Comme si tu pouvais croire un tel canular
Je vais et mens en te disant que ce n'est rien,
Prenant l'air véhément d'un parfait comédien,
Mais nos baisers ont un goût d'imminent départ.


Pourtant je sais cette scission est passagère
Nos lèvres affamées sous peu se reconnaîtront,
Mais mon esprit fumeux affecte ma raison
Comme un fameux vampire aux succions délétères.

Je vois en toi imprimé le spleen ineffable
De l'immonde vie qui férocement inonde
Notre injuste séparation d'étranges ondes,
A la fois cruelles et toujours inexorables.

Voilà que le train arrive impassible et froid,
Expédiant au firmament ma sourde détresse,
Privé de toi je deviens homme sans noblesse
Un infirme amant que ton souvenir rudoie.

07/11/01




Le rire du désespéré

J'te r'garde comme pour la première fois
J'te r'garde mais j'te r'connais pas
T'as la tête d'un oiseau blessé
Et le rire du désespéré

J'voudrais te dire des choses gentilles
Comme du bonheur qui se distille
Par petites touches par petits mots
Une preuve d'Amour comme un logo

J'voudrais renverser l'processus
Qu'ton sourire soit pas un rictus
Qui défigure ton visage pâle
Pour faire croire qu't'es bien quand t'es mal

J'voudrais être l'ami d'quelqu'un
Et si possible j'veux être le tien
J'me sens si seul et inutile
Tu t'sens si nul et si futile

Je crois qu'on est fait pour s'entendre
Nous les p'tites sous-merdes au cœur tendre
Dans la déprime on fait notre nids
C'est ce mal être qui nous unit

Et j'sais même pas si ça s'soigne
On perd toujours ce que l'on gagne
T'es mon copain mon compagnon
J'suis plus un orphelin sans nom
11/05/98



Les litres de la nation

Assez lassé de savoir enlacés,
L'amour de sa vie et son fourbe amant,
Il fuit fourbu la vue de ces forbans,
Et le fourbi crasseux de ses pensées.

Et puis comme une fleur il se retrouve
En ce lieu où les bleus à l'âme brillent,
Où les traîne-misères en légions quillent :
Un café où l'ami alcool vous couve.

Il pense alors "On va boir' c' qu'on va boire,
Il n'est que temps de se mettre au goulot !"
Piteuse idée en ce miteux bistrot,
Mais il fait avec les moyens du bar.

Sans déçu de saoul en guise d'ami,
Sa nuit serait semblable à un lit vide,
Mais quelques visages se tournent avides,
Blêmes et trop heureux d'une compagnie.

Hors du temps dans cet auguste cénacle,
Il n'est plus question de demi-mesures,
Les litres de la nation, les obscures
Fraternisent avec lui et son spectacle.

Accaparés au cabaret, minables,
Farcis à chanter pourtant ils l'écoutent,
Si bien que notre héros en rajoute
Dans sa folle fable de faible affable.

Paré et apparut tel un para
Dans cet endroit pour abattre sa peine,
De tèques en archi-tèques plus que pleines
Il se bâti un moral d'apparat.

Mais s'enfuit le temps revient la tristesse,
Les problèmes visibles de diction,
L'addiction et puis les contradictions,
L'abominable versant de l'ivresse.

Il voit sa femme à lunettes, incendiaire
Chaque fois qu'il ferme ses yeux en feu,
Et notre homme valeureux malheureux
Noie la table de ses larmes grossières.

Fermeture du rade et hébétude,
L'instant est venu de mettre les voiles,
Soupirs sous d'indifférentes étoiles,
Il est saoul pire qu'à son habitude.

A son tour niqué, tout tourne et l'écoeure,
Mais de dépit en débit il avance,
Rotant peinard son pinard sa souffrance
Dans une ville où sans bruit les rues meurent.

Affalé, avalée l'ultime goutte,
Dernière lampée, dernière rasade,
Il rentre et se couche pataud, malade,
Son ventre adipeux en grande déroute.

Le fait du logis bruyamment s'endort,
Pour des rencontres du troisième trip,
Cela vaut bien mieux qu'un ego sans tripes,
Il s'est bien battu pour ce réconfort...
29/07/01



L'ex-enfant

A la trappe les petites voitures 
Et les contes de fées aux bonnes fins
Pas très à l'aise dans ses choses sûres 
L'enfant a grandi mais se sent éteint

Bonjour la vie des grands des responsables 
Où gris et noir sont toujours à la mode
Adieu sans espoir au marchand de sable 
Et à ses nombreux compagnons d'exode

Papa Noël n'a pas laissé d'adresse 
La petite souris a fui son trou
L'ex-enfant n'a plus que le feu aux fesses 
Pour affronter le tourbillon des fous

Jouer il n'en a plus vraiment le temps 
D'ailleurs il n'en éprouve plus l'envie
Cette vérité lui ronge les sangs 
Il n'imaginait pas les choses ainsi


Hier son rire était fait de cristal 
Et d'éclats purs sans arrières-pensées
Maintenant son rire est rare et banal 
Une politesse à peine habitée

Le stress étendu par ses propres soins 
A tel point qu'il ne sait plus ne rien faire
Le prive de paix dont il a besoin 
Nul repos pendant la fête des nerfs

L'angoisse et le dégoût en lui exultent 
Le monde a fait de son cœur un oedème
L'ex-enfant devenu trop vite adulte 
A ses rêves bouffés par le système

L'amour le jeu le sport et le savoir 
L'ex-enfant a tout eu pour s'épanouir
Mais aujourd'hui à son grand désespoir 
Sa jeunesse n'est plus qu'un souvenir


30/01/02




Marâtre

Cher Madame, pour X raisons
Vous n'avez aimé votre enfant
Toujours le dévalorisant
A l'affaiblir comme un poison

Préférant le petit dernier
Favoritisme inexcusable
Vous avez c'est bien regrettable
Rendu jaloux votre premier

Ainsi se sont haïs vos fils
L'un frustré d'amour maternel
L'autre estimant ça naturel
Tous deux ont vécu l'injustice

Mais si l'un a bien réussi
L'autre n'eut pas l'homo-sapience
Au degré zéro de confiance
L'échec à l'avance est écrit


De par votre immense bêtise
L'enfant a été malheureux
Grandissant voûté et honteux
Maudissant votre cœur banquise

En mâle et fils de vous, Marâtre!
Il a subi vos sortilèges
Il est tombé dans tous vos pièges
Et dans votre bile opiniâtre

Vous avez de plus bavassé
Cassé du sucre sur son dos
Fort généreuse en mauvais mots
A jeter à tous vos pensées

Sûr vous n'êtes pas seule en cause
Votre mari fut trop passif
Indifférent pas assez vif
Trop éreinté par vos névroses

Mais tard vous parviennent mes propos
Madame, votre fils est mort
Suicidé hier à l'aurore
Que son souvenir vous soutienne...
07/09/02 


Mon Ange

Le Septième ciel est enfin localisé
Au sixième étage au coin de la rue Blondel
Un Ange amoureux en ce lieu étend ces ailes
Il est beau simplement et comme électrisé.

De son corps féminin pulse un peu de chaleur
Une odeur de bien-être à m'enivrer sans fin
Une invitation à me blottir aux confins
De ses bras de satin aux parfums enjôleurs

Et quand ses doigts de Bébé exaltent ma peau
Des bulles de plaisir apparaissent en surface
Avant que de caracoler sur ma carcasse
Et d'éclater enfin au fond de mon cerveau.

Cet Ange a un pêché-mignon la gourmandise
Un ourson de guimauve et son cœur est réjoui
Un court instant de bonheur qui toujours m'éblouit
Et la Vie à son tour est une friandise.

Il est gardien du lieu mais souvent en voyage
Appelé pour le boulot et sous divers cieux,
Il me laisse alors les clés que je prends gracieux
Le plaisir dans l'attente à guetter son sillage.

Humour moqueur et taquin, humeur au beau fixe
Il est doux et il est bon mais il sait être dur
Il est comme un rayon de bienveillance pure
Esprit droit cœur coquin concentrés en un mixe.

Cet Ange a une voix de dessin animé
Comme un bonbon rose au goût acide et fondant
Et son rire est un présent un don abondant
Tellement qu'à ce son je me sens ranimé.

Terre à terre en dépit de son céleste emploi
Conscient de nos enjeux depuis sa vue plongeante
Il se nourrit curieux en lectures exigeantes
Attentif aux hommes à la nature et ses lois.

Amour intimement ressenti dans mes fibres
A ses côtés je me range et, lave en fusion
C'est un envol étrange osmose et communion,
Cet Ange est Mon Ange et c'est pour lui que je vibre .

18/05/03




Ode à Gaïa

L'homme occidental a cette culture
Qui consiste à combattre la nature
Infligeant des brûlures irréparables
D'affligeantes blessures intolérables

Pas d'erreur l'homme se croit supérieur
Bien à la hauteur de cette gageure
Tuant Gaïa sa mère nourricière
Un parricide au goût des plus amer

La Terre n'a plus le même visage
Mutilée par la rage et les carnages
Par un mariage entre haine et bêtise
La belle bleue depuis peu agonise

Brise et vent ont le parfum du néant
Relents embêtants de béton béant
L'air du temps pue tant à l'ère moderne
Qu'hommes et femmes errent des cernes aux yeux ternes

Ils ne discernent pas le bien du mal
Nul madrigal environnemental
Ils s'empalent sur leurs pics de croissance
Le profit est religion la croyance

Nul ne pense à la faune et à la flore
Tous l'ignorent qu'importe le décor
Pas d'effort fait pour l'écologie
Mais le forfait d'une idéologie

Ici les animaux crèvent dans des zoos
Là massacrés pas de pot pour leur peau
Une eau polluée imbibe les plantes
Vouées à l'attente d'une mort lente

Tente de vivre avec et non pas contre
Comme les sages d'Orient le montrent
Rencontre Dame Nature la Belle
Fais-lui la cour l'amour universel
16/06/00




Portant le deuil de mon Enfance

Portant le deuil de mon enfance Le cœur sombre revêtu de noir
Poursuivant ma route dans l'errance Je hais mon reflet dans le miroir

Regrets éternels à celui Que je fus des années plus tôt
Souvenir des limbes de l'oubli Reclus dans mon âme ce cachot

Passé de vie à trépas C'est aujourd'hui que je le pleure
Le môme que j'étais ici-bas Laissant sa place à la douleur

L'adulte que je suis devenu Ayant quitté sa chrysalide
Déplore en vain le disparu En ma chair sentiment de vide

La date du décès je l'ignore Aucune prière ni enterrement
Au crépuscule le réconfort Car dans mes rêves il est présent

Possible résurrection future A l'âge de la sénilité
Enfant dans un corps pourriture Triste retour à l'état premier

Résigné à cette longue attente L'adulte en moi se déraisonne
Recherchant les substances grisantes Détruire le soi, futile personne
25/03/98






Puce


Le désir de sexe primer,
Puce, est certes comme un virus,
Une envie d'homo erectus,
Un moyen de communiquer,

Mais de là, diantre, à avouer
Tous mes fantasmes quels qu'ils fussent,
Puce, il eut fallut que tu susses,
Au moins ne pas tant me secouer !

En couple il vaut mieux s'expliquer,
A bâton rompu, en chorus,
Pourtant je ne suis pas prêt, Puce,
A déflorer tous mes secrets.

...........

Demeurer coi peut s'excuser,
Chacun ses coutumes et ses us ;
Causer est un long processus,
Puce, pour qui est inhibé...

De plus langue en bouche tournée,
Puce, est un gage anti-lapsus,
Alors allons au consensus,
Et discutons sans nous presser.

...........

Nous aurions dû consommer, mais,
Contre seau d'eau miser Pétrus,
Puce, on la joue roulette russe...
Un coup est si vite tiré...

Non ! Je n'ai pas peur de coucher !
Je suis pudique et non minus !
Que veux-tu, Puce, un infarctus !
Cesse alors de me provoquer !

Le casus belli déclaré,
Je me raidis en un rictus,
Puce, et alors là je dis : sus
A autant de vulgarité !

...........

Tu sais que plaisir est pêché,
Ne mélangeons pas nos rhésus ;
Puce, avons nous l'air de Bacchus,
Et Vénus, au même banquet ?

" Enfer offert aux débauchés !",
" Souffrance à hauts degrés Celsius !" ;
N'as-tu pas lu ces prospectus,
Puce, où tout ceci est conté ?

D'amour je veux nous sustenter,
Et nous sentir un peu Crésus,
Être abstinent est mon astuce,
Puce, afin de le susciter...

...........

... Soixante ans pour s'exécuter,
Allez, j'admets, c'est un malus...
Promis, Puce, avant l'angélus,
Nous nous serons dépucelés...

...........

Puce, quel pied de l'avoir fait !
Et sur le lit et sur l'humus,
Et te souviens-tu dans ce bus !?
Que n'as-tu plus tôt insisté ! ! !


06/12/2003

Compteur François Ville : 

 



Compteur général :



pack.v@free.fr



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