VERONIQUE MASSON

 

  

 

 

 

Je voulais te dire

Une mère nous met au monde, un père nous a unies.  
Quand je pense à toi, je vois ta chambre, ton bureau.  
Tu passes des heures sur ta chaise, tu écris, tu lis.  
Tu ne conviais jamais personne sur ton bateau.  

Je me demande si ton esprit s’envolait.  
A quoi rêvais-tu ? Etais-tu mélancolique ?  
Les cahiers, tu les ouvrais, je les survolais.  
Mon esprit partait dans un monde angélique.

Il étouffe, il ne supporte plus sa folie.  
Il s’enfuit, je cours sans jamais le rattraper.  
Il me laisse, en héritage, la mélancolie.  
J’avais très peur, la situation m’échappait.

A quinze ans, j’avais soif de vivre, de liberté.  
Je ne savais pas si la terre était ronde.  
Elle m’a cloué mon corps au sol, mon âme souffrait.  
Toi et lui, vous vous absentez de ce monde.  

Un instant, tu étais là pour guider mes pas.  
Sans le savoir, tu m’as aidée à me construire.  
Sache que ma vie, je ne la regrette pas.  
Il est là, son absence ne peut plus me nuire.

Enfin, il restera à jamais prés de nous.  
Arrête, regarde de l’autre côté du chemin.  
Divise ta montagne, pour qu’elle devienne caillou.  
Que nos souvenirs soient la mémoire de demain !

Cuincy, Septembre2003

Ta petite soeur

 

 

 

 

 

 

 

L’ami

Ta mélancolie, si profonde, me fait peur.  
Ta joie qui explose, me chauffe le cœur.  
Tes délires nous mènent jusqu’au petit matin.  
Tu n’es pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Reste dans ma vie, comme je reste dans ta mort.  
Comme promis, je t’aime à la vie, à la mort.  
L’esprit tranquille, l’âme en paix, tu es parti.  
Je suis restée pour me souvenir de ta vie.

Mon être te réclame, mon âme se souvient.  
Je suis restée Véronique, je ne change rien.  
Ta présence demeure à jamais, loin de ma vie.  
Parfois l’autre côté du chemin me donne envie.

Mais je continue ma route, la vie m’appelle.  
Mon cœur saigne, mes souvenirs tel un scalpel  
Remplissent mes yeux de larmes, je rie, je me souviens.  
Tu es là, tu délires, dans ma tête tu reviens.

Cuincy, Mai 2000

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m’exprime ...

Où sont passés Adam et Eve, croquant la pomme,  
Les êtres merveilleux de l’arche de Noé.  
Hypocrite allait vous faire marquer du baume  
De l’huile sainte pour valider tous vos péchés.

En allant, prier, regardez dans le ruisseau  
Celui qui agonise, tant vous le faites souffrir.  
Il disait, Allez en Paix, dans ce Monde Nouveau.  
Regarder, cette terre qui est en train de mourir.  

Gavez-vous de mes peines, vous vous sentez mieux,  
Dans ce monde, où la souffrance est offrande.  
Regardez-moi pleurer, que votre joie soit grande.  
Régalez-vous de mes larmes, qui coulent de mes yeux.

Dieu se cache, il a honte, ne le chercher pas.  
Continuez à rêver, à ce paradis.  
Menacez-moi de l’enfer, je ne vous crois pas.  
Je ne vous crains pas, doucement je vous le dis.  

Ohé ! Réveillez-vous, je lance un S.O.S.  
Quel héritage, laissez-vous à vos enfants.  
Ecoutez-les, ils crient, soignez leur détresse.  
Vous êtes hier, mais leur avenir est devant.  

La lumière est absente de votre pot de chambre.  
Non, à un univers plus beau après la mort.  
Ni noir, ni blanc, rendez-lui sa couleur Ambre.  
Agissez, demain, vous changerez le monde.

Cuincy, juillet1999

 

 

 

 

 

 

 

 

Je continue sans toi (à ma mère)

Maman, je t’en supplie, arrête de pleurer.  
Pardon, je ne veux pas te faire de la peine.  
Je souffre, tu ne me laisses pas m’exprimer.  
Les yeux noirs, tu cries, ton sang bout dans tes veines.

Tais-toi, tu es vraiment trop insupportable.  
Monte jouer dans ta chambre, laisse-moi vivre.  
Arrête de pleurer, ou je pète un câble.  
La méchanceté, dans ton regard, me givre.

Je partais, tout se bousculait dans ma tête.
Un matin, je bégaye, les phrases s’arrêtent nettes.  
Un espoir, mon maître d’école s’inquiète.  
Tu gagnes, tu t’en sors par une pirouette.

Tu m’amènes chez l’orthophoniste pour guérir !  
Dans ma bouche, tout fonctionnait bien, mais mon âme !  
Si tu te soignes, elle arrêtera de souffrir.  
Mon angoisse grandissait après chaque drame.  

Sa vie, elle ne l’assume, elle est malheureuse.  
Quel souvenir cette année soixante-dix neuf !  
Seule au monde, je devais la rendre heureuse.  
Elle me gardait enfermer dans ma coquille d’œuf.  

Vous, adultes, vous ne supportiez pas ses crises.  
Vous êtes enfuis, le premier fut mon père.  
Adolescentes, je commençais « mes bêtises »

Elles ravivaient la dépression de ma mère.

Oui, vous, regardez, observez bien mon être.  
Enlevez son ombre « parfaite »qui me voile.  
Aveuglé, vous ne voyez que mon paraître.  
Je veux être moi, je ne suis pas une étoile

Elles sont mortes mais elles scintillent dans la nuit.  
Dans la clarté du jour, elles sont invisibles  
Un rêve me hante, qu’elle m’accepte comme je suis.  
Je sais aujourd’hui que c’est irréversible.

Cuincy, octobre 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire d’amitié  

Bing, bang, ainsi sonne les boules qui s’entrent choc.  
Triangle, je t’éclate, noir reste en place.  
Jaune ou rouge, dans l’absolu, je m’en moque.  
Parfais, l’une rentre, les autres occupent l’espace.  

Les spectateurs applaudissent, je suis très fière.  
Je vise et frappe à droite de la boule blanche.  
Un coup de maître, je suis dans la lumière,  
De leurs yeux qui pétillent. Je gagne la manche.

La victoire finale n’est pas acquise.  
Mon seul but est atteint. Je suis respectée.  
Une passion nous unit, la gloire est exquise.  
En demi-finale, mon parcourt s’est arrêté.

Je monte sur la troisième marche du podium.  
Mais dans mon cœur, le bronze à la couleur de l’or.  
L’amitié est bien plus enivrante que l’opium.  
A jamais, ensemble, nous serons les plus forts.

Cuincy, 2001

 

 

 

 

 

 

 

 

Demain peut-être ?

Ami d’un soir, bienvenue dans ma vie demain  
J’étais triste, tu m’as rendu le sourire  
Dans tes yeux, j’ai vu, même si tu le caches bien  
Grâce à toi, après une larme, j’ai pu rire.

L’avenir pour moi est une réserve d’espoir  
Chaque être humain est unique, tu l’es pour moi  
C’est avec ton cœur que tu sais apercevoir  
C’est par tes yeux que j’ai pu regarder en toi.

Quelques soient nos routes, le destin est tracé  
Je ne sais pas ce que nous partagerons plus tard  
Mais ce moment ensemble ne peut s’effacer  
Laissons seul le temps nous guider vers le hasard.

La vie est belle, je lui fais toujours confiance  
Je ne regrette rien, ce n’est que du plaisir  
Même dans le chagrin, nous avons de la chance  
Osons aimer et vivre pour le voir venir.

Cuincy, decembre2005

 

 

 

 

 

 

 

 

Femme de demain …

Je ne sais pas ce que te réserve la vie  
Tu mérites de trouver enfin le bonheur  
Ouvre-toi à ce monde petite Sandy  
Bat-toi pour être forte devant le malheur.

Soit fière de toi, mais tu n’es qu’un bouton de rose  
Epanouie-toi et tu deviendras grande  
Nourris-toi du soleil à petite dose  
Mais n’oublie pas qu’une rose est toujours tendre.

Protèges-toi de la tempête de demain  
Méfies-toi, elle peut faire des ravages  
Avance doucement sans peur sur ce chemin  
Ne laisse jamais personne te mettre en cage.

Ta force trouve là à l’intérieur de toi  
Apprends à faire confiance sans aucune peur  
Saches que tu pourras toujours compter sur moi  
Agis avec raison mais n’oublies pas ton cœur.

Cuincy, mars 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien de pire

Minable, pourriture odieuse, chose immonde  
De ton cœur coule du sang noir comme les ténèbres  
L’enfer est quotidien, absent de ce monde  
Déchéance humaine, triste sort funèbre.

Je ne vois qu’un seul endroit où est ta place  
Sur cette terre, dans les bas fonds du caniveau  
Où coule ta merde enrobée de mélasse  
Tu piéges ta proie pour mieux la salir à nouveau.

Tu souilles par ta présence les choses les plus pures  
Tu es une offense à la dignité humaine  
Pourri de l’intérieur comme un fruit trop mûr  
Que l’on jette sans pitié, sans colère, ni haine.

Tu es une insulte à mon esprit, à mon corps  
Je vais t’effacer pour purifier mon âme  
A cet instant pour moi pour la vie tu es mort  
Plus jamais tu n’atteindras mon cœur de femme.

Cuincy, septembre1999

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi

« Qui suis-je » me demandait un jour cet ami ?  
Je n’avais pas de réponse, je n’étais pas moi !  
Une seule idée : faire le bilan de ma vie.  
Soudain une question obsédante « mais pourquoi ? »

Pourquoi sans passion mais sans regret ?  
Pourquoi toutes ces émotions me faisaient pleurer ?  
Pourquoi tous ces sentiments jamais exprimés ?  
Pourquoi toute cette sensualité refreinée ?

Parce que j’aime la vie et les êtres humains.  
Parce que ma sensibilité me fait du bien.  
Parce qu’à cause d’elle, j’espérais demain.  
Parce que ma tête contrôlait mon corps et mes mains.

Pourquoi vivre cette vie sans être vivante ?  
Pourquoi glisser doucement vers une mort lente ?  
Pourquoi être sincère alors qu’ils mentent ?  
Pourquoi pleurer tout en étant souriante ?

Parce que rien ni personne ne me le permettait.  
Parce que dans ma vie la mort vient me libérer.  
Parce que ma conscience me l’interdisait.  
Parce que ma souffrance m’appartenait.

Aujourd’hui, je m’exprime, tu sais « qui je suis ».  
Je sais aimer et je vais me laisser aimer.  
Je mets juste un point sans regret à cette vie.  
Oui, je sais « qui je suis » et je vais l’assumer.  

Cuincy, janvier 2000

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucun doute

Je sais pourquoi tu n’es pas celui que j’aime  
Tu as bouleversé mon cœur, mon corps, mon esprit  
Mon passé restera à jamais le même  
Mon être, mon paraître reflètent ma vie.

Celle que j’ai choisie de vivre, je l’assume.  
Que mon corps me plaise ou non n’est pas l’essentiel !  
Mon âme, je sais l’exprimer par ma plume  
Mon esprit n’est plus une torture existentielle.

Je suis moi, je veux être moi, et ça c’est toi  
Tu es et tu resteras celui que j’aime  
Ils n’étaient que des illusions pour être moi  
On ne récolte que ce que l’on s’aime

Mes yeux sont l’expression de toutes mes émotions  
Ceux sur qui je me pose, reflètent l’âme  
Ceux qui sont fades, je n’y prête pas d’attention    
Dans les tiens, je me suis vue en tant que femme.

Henin-beaumont, Juillet 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon premier né

Jérôme, mon fils, la vie vient de me faire un cadeau.  
Un instant, j’ai cru qu’elle ne voulait pas t’en faire.  
Mais non, elle t’embarque juste dans son bateau.  
Mes craintes, mes peines, ma peur ne sont pas nécessaires.

Mon amour, ma joie te sont indispensables.  
Je n’ai plus peur pour toi, je te regarde vivre.  
La peine, l’angoisse te rendront vulnérable.  
Le bonheur, l’amour les rêves te rendront ivre

Ne brouille jamais l’eau du ruisseau qui est claire.  
Au-delà de mes espoirs, tu suis ton chemin.  
Ta route est longue, suit la lumière qui t’éclaire.  
Toi et moi, nous sommes aujourd’hui, tu es demain.

Laisse tes empreintes, dans ce monde imparfait et beau.  
Ton handicap est un don que la vie te fait.  
Ta petite barque deviendra un paquebot.  
Je crois en toi, reste unique, ne soit pas parfait.

Cuincy, février 2001

 

 

 

 

 

 

 

Au porte d ...

En un instant, tu me vides la tête  
Je m’abandonne à tes lèvres, tes caresses  
Je te rejoins dans notre île déserte  
Le monde n’existe plus adieu ma détresse  

Soudain tes mains se font plus intense  
Je me livre à toi libérée corps et âme  
Mon corps frémit, mes lèvres sont brûlantes  
Insatiable, à chaque instant, tu les réclames.

Tes étreintes sont à la fois force et douceur  
Tu me désires, cette nuit, je t’appartiens  
Je suis heureuse dans ce tourbillon de bonheur  
Nous ne formons plus qu’un dans ce va-et-vient  

Ensemble, nous atteignons cette minute d’extase
Tu envahis mon corps de ta bouche, de tes mains  
La magie est toujours là, nous sommes en phase  
A nouveau, j’ai peur, tu dors, nous sommes demain

Cuincy, juin 2000

 

 

 

 

 

 

Acteur de ta vie !

Qui es-tu derrière cette façade mon ami ?  
Quand je t’observe, j’aperçois deux personnes.  
Ton être, ton paraître s’oppose devant l’ennemi  
La vie est un théâtre quand tu ordonnes.

En ces instants, tu revêts tes habits d’apparat  
La barbe parfaite, cravate, costume  
Etincelant, tel un diamant aux mille carats  
Trois coups de bâton, le spectacle, tu l’assumes.

La mélancolie monte en toi. Les projecteurs  
S’éteignent. Tu es seul, ton public t’abandonne.  
Tu pars, dans une vitrine, ton reflet te fait peur.  
Tu restes là, soudain tu sursautes, un klaxonne.  

De ton pied d’es stals, tu tombes dans le néant. 
Soudain, tu doutes. Etait-ce la réalité ?  
Une lumière au loin, tu marches à pas de géant.  
Tu pousses la porte. Ce bar est une finalité.

Un, deux, trois pour ne plus souffrir, tu t’enivres.  
Dans le miroir, tu retrouves ton image.  
Tes angoisses disparaissent, tu es ivre.  
Mon ami, prend la route qui te rendras sage.  

As-tu besoin de ce verre pour exister ?  
Derrière la lueur de cette enseigne. Une lumière  
Qui t’éclaire ton chemin, suit la sans résister.  
Joues cette mauvaise pièce comme la dernière.  

Toutes ces personnes ne sont que des spectateurs.  
Tu n’es pas parfait, ils veulent la perfection.  
Jamais, ils ne seront satisfaits, soit l’acteur  
De ta vie, elle t’appartient. Je te dis ACTION

Cuincy, mars2004

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si …

Tu entres par la grande porte de mon cœur  
A petits pas, sans frapper, tu le bouleverses  
Quels mots de toi et déjà que du bonheur  
Par un temps maussade, où il pleuvait averses

Une petite lueur, d’où coulait l’arc en ciel  
Qui es-tu toi, pour me mettre ainsi en émoi  
Un homme ne s’accorderait-il plus au pluriel  
Lui, eux, ne touchait qu’une partie de moi

Dans mes rêves, il existait celui qui saurait  
M’aimer et que je saurais aimer pleinement  
Dans la vie, je ne pensais pas qu’il existait  
Trop réaliste pour y croire consciemment  

Juste envie, de te, de nous donner une chance  
Je te rêve, je te ressens, je t’espère  
Malheureusement, l’amour n’est pas une science  
Je te confie, ce jour, mon cœur sans repère

Hénin-beaumont, aout 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Somme- nous elle et lui ?

Papillon arc en ciel, de sa plume fait naître  
Après les larmes, couleur de vie arc en ciel  
Juste une femme, sans artifices à paraître  
Première marche sous une douce lumière dans le ciel

Magenta qui ouvre les portes bleu azur  
Arc à gravir jusque son sommet, je suis là  
À deux, douce descente, je te l’assure  
Juste besoin de confiance en toi, sans blabla

Arc en ciel, je suis papillon, je virevolte  
Sensible, je me protège pour que cœur ne pleure  
La passion fulgurante branchée trois milles volts  
Sans douceur et tendresse, elle n’est plus à l’heure

Fini, promesse infinie de cœur en détresse  
Ma sensibilité, mon cœur sont ma force  
Les liens, en arc en ciel, je les tresse  
Je m’accroche à ses lianes kan la vie se corse

Je vole, je vis, je donne sourire et bonheur  
De ma plume, de mon cœur, de mon être, tout de moi  
Quand la vie est dure et triste, quand je pleure  
Vous, amis, amour, j’ai besoin de vous, de toi

Non pas du bout de ma plume mais dans ma vie
Toi, là, pour qui mon cœur se réveille cette nuit  
Je ne suis pas une muse pour nourrir ta poésie  
Je l’ai si souvent rêvé, penses-tu être lui ?

Hénin-beaumont, Septembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre saisons du coeur….

Force qui fait vivre les coeurs aux quatre saisons  
Nature ouverte du bonheur en floraison  
Tourne autour de la terre toujours vers l’horizon  
Deux coeurs s’embrasent nuit et jour en diapason  
Vole petite étincelle vers ton oraison  
Oui, je me livre a toi sans perdre la raison  

Je sens le vent m’emporter, je prends le large  
Etre ton otage, sortir de ma cage  
Corps a corps dans une folle chevauchée sauvage  
Tendresse libertine sur velours de nuage  
Divinité jaillit, le temps n’a plus d’age  
Absolue beauté du ciel ou lumière nage  

Offrande tumultueuse pour ravir vos yeux  
Intensité floconneuse du merveilleux  
Une explosion de pluie brillant de mille feux  
Arc en ciel de rouge vif au bleu lumineux  
Puis le soleil se couche, rougit, un peu honteux  
Valse d’aurore boréale, ils sont heureux

Ils ont rendez vous avec la lune, parmi les étoiles  
Nuit d’un épais manteau, vous ne pouvez les voir  
Assis sur ce croissant, ils observent dans le noir  
Les lumières des villes, avec envie d’un au revoir  
Terres immaculées d’un blanc pur laisse entrevoir  
Malgré leur peur, leur fuite, une lueur d’espoir.

Hénin-beaumont, janvier 2007  

 

 

 

 

 

 

Cactus

Comme un cactus, j’aime le désert de la nuit.  
Les êtres que j’y croise, regardent les étoiles.  
Certains, ne voyant que mes épines, ils s’enfuient.  
D’autres, curieux, s’arrêtent et soulèvent le voile.  

Souvent désemparés, ils s’abreuvent de mon lait.  
L’amour qu’ils y trouvent, est inépuisable.  
Ils sont si fragiles, je ne les pique jamais.  
Ils ne savent pas qu’ils me sont indispensables.

Peu à peu, ils ôtent mes épines avec tendresse.  
L’amitié que l’on partage, devient ma force.  
Sensibles, nous nous unissons dans la détresse.  
Ce lien qui nous lie, ne tolère aucune entorse.

Nos yeux expriment nos sentiments, nos émotions.  
Ils font peur, ils sont le reflet de nos âmes.  
Nous sommes artistes quelques soient nos créations.  
Ecoutez, le murmure du monde qui nous réclame.

Cuincy, janvier 2000

 

 

 

 

 

 

 

Juste inspiration, en lettres et mots d’un acrostiche pour  
CAPITAINE IOANA

Vers de nouveaux horizons,  Capitaine Io vole au gré du vent  
Pour parsemer des gouttes d’Amour sur chacun de nous  
Grand désir d’échange et de  Partage, nous répondons : présent  
Chaque jour tu te poses sur l’ Ilot pour nous offrir tes mots doux  
Tu nous ravies de ton sourire Tendresse comme un rayon de soleil  
Pour ceux qui te suivent ton  Accueil est une bouffée d’air pure  
Chaque jour, lien de vie fort, Inaltérable, avec ton corps en vielle  
L’éclat de tes yeux, brillant,  Naturel d’un diamant pur  
Lien de souris dans la main,  Ensemble, la loi du coeur à raison  
Tu nous transmets tes forces  Ioana, celles du cœur et le l’esprit  
Qui n’a jamais rêvé d’être un Oiseau qui vole vers l’horizon  
Ton joli rêve, juste d’un pas  Agile, marcher vers Charles Henri  
Entre la tempête et le calme  Navigue ma douce vers ton oraison  
Le soir, enfin seul, vous êtes Ailleurs, chut loin de nos vies  

"Capitaine Amour Partage Ilot Tendresse, Accueil, Inaltérable,

Naturel, Ensemble, Ioana Oiseau Agile Navigue Ailleurs"

Hénin-beaumont, Mars 2007

 

 

 

Trop tard

Qui suis-je ? A quoi je sers ? Quelle est ma place ?  
Toi, tu l’as trouvé, en désespoir de cause.  
Tu as demandé à Dieu de te rendre grâce.  
Tu le laisses, il est triste. Je n’ose pas ou j’ose ?  

Une envie, un espoir, le prendre dans mes bras.  
Les souvenirs font surface, mon cœur chavire.  
Sa peine, sa souffrance, je ne l’imaginais pas.  
Insouciante, folle, je m’embarque dans son navire.

Je vous ai abandonnés, je suis coupable.  
Sans toi, son jumeau, il est perdu dans l’ombre.  
Je vais le protéger, il est vulnérable.  
Pardon, l’alcool est son quotidien, il sombre.  

Je lui dis adieu, il se nourrit de moi.  
Ma force s’épuise, je l’abandonne encore.  
Vous, qui jugeait, ne me demandez pas pourquoi ;  
Aujourd’hui est un autre jour, je vois l’aurore.  

Cuincy, decembre 2002  

 

 

 

 

 

 

 

Adieu, je t’aime

Mon esprit te rejette, mon corps te réclame.  
Tu es une insulte à mes pensées, à mon âme.  
Pourtant, je t’aime, je ne peux pas t’oublier.  
Où sont-ils cachés les liens qui nous reliaient ?  

Sensualité, câlin, tendresse te résume.  
L’amour est maître mot, la vie tu ne l’assume.  
Je t’ai privé de liberté, tu t’es vengé.  
Ton esprit est malade, tu ne peux pas changer.  

Tu as épuisé mon énergie ; je suis vide.  
Ressourcé, je vis apparaître quelques rides,  
Creusées par ma fatigue, ma peur, mes larmes.  
Je te croise, je t’entends, toujours tu me désarmes.

La mélancolie de l’amour que je ressens  
Me ronge au plus profond de moi, c’est angoissant.  
Je crie au secours, personne ne m’entend. Soudain,  
Au loin une lueur qui me montre le chemin. 

Cuincy, mars 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie

Tu es un nouveau don, que ma vie accueille.  
Petite rose blanche, tu es si fragile.  
Je te protégerais, pour que tu ne t’effeuilles.  
Les racines du rosier prennent leur force dans l’argile.

Toi, prends ta force dans mon cœur, il est assez fort,  
Remplie-le d’amour, il ne s’assèchera pas.  
Appuie-toi sur moi, tu grandiras sans effort.  
Tu es libre, ce lien ne t’attachera pas.

Plusieurs routes s’ouvrent à toi, choisie la tienne.  
Je souffrirais de tes angoisses, de tes peines.  
Mais tes décisions ne seront jamais les miennes.  
Quoi que l’avenir te réserve, reste sereine.

Toi, enfants du monde, tu as le droit d’être ici.  
Si tes rêves sont aussi forts que ta volonté.  
Si tu pardonnes à ceux qui ne disent pas merci.  
Tu resteras au cœur du monde pour ta bonté.

Henin-beaumont, mai 2005

 

 

 

 

 

 

Ma main droite parle

Hier, je criais. Aujourd’hui, je m’exprime.  
Je sais mes pastels font vibrer vos émotions.  
Bloqués dans ma bouche, les mots sortent en rimes.  
Mes poèmes ne reflètent que mes sensations.

Je les écris seulement pour me libérer.  
Ne supposez jamais qu’ils vous sont destinés.  
Tous ceux dont l’âme souffre vont les admirer.  
Les autres, enthousiasmez-vous devant mes dessins .

Attention, ne les regardez pas de top prés.  
Ma main ne transmet que ma sensibilité.  
Dans les yeux du chat, dans le nid sur le cyprès,  
Je traduis ma souffrance, c’est une nécessité.

Trop longtemps bâillonnée, elle jaillit devant vous.  
L’autre jour, j’étais en colère, j’ai écris  
Maintenant, je suis paisible, je pense beaucoup.  
Demain, je serais heureuse, déjà j’en rie.  

Ma place, doucement, je la trouve dans ce monde.  
Un espoir, un jour, parler sans mur devant moi.  
J’ai acquis une certitude, la terre est ronde.  
Elle est imparfaite, juste inégale comme la loi.  

Je suis sereine, je vous aime sans amertume.  
Merci, aux yeux qui reflètent la lumière.  
Ne les regrettez pas à titre posthume.  
Même s’ils vous font souffrir, ils sont sincères.  

Chaque coup donné, chaque barrière dressé,  
Font de vous et moi des êtres si merveilleux.  
C’est dans la peine que l’artiste va progresser.  
C’est dans le don de son âme qu’il est heureux.

Cuincy, juillet 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

Les routes se croisent...  

Je n’avais pas fermé mon cœur c’est évident !  
Puisque à nouveau il souffre, il fait même mal  
Pourtant je me sens bien pour moi c’est important  
De savoir-vivre avec ses souffrances au final.

Je ne veux plus me protéger de lui, de toi  
Aimer l’autre, c’est risquer d’être malheureux  
L’amour sans peur, c’est resté vivant pour moi  
C’est l’espoir que j’avais pour nous deux : être heureux.

Je ne regrette rien, au bonheur, le malheur !  
Spirale de vie où désespérer est espoir !  
Où vivre c’est accepté de mourir sans peur !  
Où le noir est obscur et le blanc devient noir !

Pourtant la nuit est espoir, le jour est demain  
Alors à la vie, à la mort tu es ami  
L’amour est là, tes yeux ne cachent plus rien  
Entre risque et facilité, tu as choisi.

Henin-beaumont, Janvier2004

 

 

 

 

 

 

 

 

Conscience inhibée

Souffrance d’un soir où il s’enivre à tout prix  
Haine du jour engendre les démons de la nuit  
Douleur intense, insupportable de l’esprit  
L’ivresse est sans conscience, il n’est plus lui.

L’eau vitale si pure de ta naissance  
Il maudit ce jour ou ni l’un ni l’autre n’assume  
Il le suit pour affirmer sa ressemblance  
Si jumeau même à titre posthume.

Seul le temps qui les mènera jusqu’à la mort  
Les sépare dans la vie jusqu’au but ultime  
De vous à moi, demandons-nous qui avaient tort  
Mourir à chaque fois est un acte sublime.

L’inconscience mène à la conscience de demain  
Il exige l’amour sans limite de respect  
Mille excuses pour mille pardons histoire sans fin  
Adieu, aucun regret, j’ai toujours l’âme en paix.

Cuincy, avril 2001

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuit de muse pour un poète

Muse muselée s’amuse  
En un cœur qui ne s’use  
Même s’il abuse  
Petite muzarelle ruse  
Tours de passe-passe fusent  
En éclat d’artifice de la muse  

L’âme en muselière  
Tu t’échappes de ta volière  
Eclat de lune sur ta rivière  
Point d’horizon, point de lumière  
Hier n’est plus, en cet instant, fière  
D’être muse sans lien de lierre

Vole a tire d’aile abreuver le poète  
De ce rêve, il se réveille en fête  
T’accueillant sur l’oreiller dans sa couette  
Doux murmures susurrés dans sa quête  
Bonheur conscient en inconscient dans sa tête  
De l’extase absolu du poète  

Nuit d’étoile scintillant de rêve  
Divin de divinité d’Adam et Eve  
2 corps s’élèvent  
Arbre de vie hurlant de sève  
Sourire aux lèvres, poète se lève  
Les mots coulent de l’encre du rêve  

Aquapastelle

Muse en elle

Ouvre ses ailes

La vie est belle

En ritournelle

De tourterelle

Hénin-beaumont, février 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

Si j’avais un dernier mot...  

Petite fille d’hier est devenue femme
La tache noire devant moi est enfin soleil  
Bien triste ta vie, meurtrie jusque dans l’âme  
Je ne peux plus rien pour toi, ma vie s‘éveille  

Tu as offert a ce monde un bien précieux  
Pour cela je te dis merci du fond du cœur  
Je suis le reflet de ton miroir en ces lieux  
D’où je m’éclipse pour te cacher tes erreurs

Continue à survivre jusque dans ta mort  
Seule cette issue sera ta délivrance  
Ne pas assumer ta vie est ton seule tord  
Je ne subirais plus toutes tes souffrances  

L’innocence de tes filles engendrant leurs enfants  
Le bonheur prés de toi est devenu malheur  
Etions –nous moins précieux que tous tes diamants ?  
Je suis dur au froid, douce au chaud, comme le beurre  

Et si demain…    maman

Tu te souviens de ce petit bonheur  
Que procure une tartine de beurre  
Si le souvenir de ce plaisir t’envahit  
Entoure toi de chaleur dans ta vie  

Henin-beaumont, juillet 2005

 

 

 

 

 

 

 

Merci

Tu me manques, toi, l’homme de ma vie que j’adore  
Tu ne seras jamais qui je suis, mais merci  
Je ne veux plus te rejoindre quand je m’endors  
Oui, je veux répondre à la vie qui me sourie.  

Toi, la femme de ma vie, je t’aime mais je dis non  
Je ne veux plus faire d’effort pour te plaire  
Quand tu m’as mise au monde, tu as fais un don  
Je suis fière de moi, je ne veux plus me taire.  

Toi, l’ami que j’adore, ne me quitte pas  
Je suis devenu grande, j’étais petite  
Merci, grâce à toi, je sais qui je n’étais pas  
Compte sur moi sans que les paroles soient dites.  

Toi, qui entre dans ma vie, l’avenir est à nous  
Le bonheur est à notre porte, dés demain  
Je suis libre, j’aime la vie un point c’est tout  
Je continue d’un pas léger sur ce chemin. 

Hénin-beaumont, février 2005  

 

 

 

 

 

 

 

La boucle est bouclée

Ni haine, ni colère, juste de la pitié  
Mots si pauvres ont meurtri cet amour  
Point de non-retour, « je t’aime » a jamais oublié  
Adieu joli rêve anéanti pour toujours  

Pourtant, l’espoir d’un avenir pour toi et moi  
Seule, je me battais contre des moulins à vent  
Je voulais juste finir ma vie auprès de toi  
Tu voulais juste profiter du moment présent.

J’en suis sûre je n’ai pas pu me tromper à ce point  
Quoique tu puisses dire ou faire de cette histoire  
Il ne reste qu’un livre comme seule témoin  
Je t’aimais mais tu ne voulais pas y croire.

Tu vas souffrir, adieu, reste seul, je te plains  
Dans le miroir, il n’y a qu’une image sans vie  
J’ai essayé de la faire vivre mais en vain  
Tu es incapable d’aimer. Enfin, c’est fini.

Cuincy, mai 2003  

 

 

 

 

 

 

 

Echec et mat

Souvent, je me suis demandée « que ferais-je » ?  
A l’aube de mes 37 ans, je sais enfin !  
Zen, dans ma tête, une seule image  
Celle du ruisseau souillé devenu purin.  

Pourquoi ? . . . mon amour pour toi était si pur !  
Je t’ai offert mon corps en préservant mon âme  
Pour ne plus souffrir, un jour, j’ai construit un mur  
Je donnais du temps au temps. Mais cette femme !  

Sous tes mains, devant tes lèvres, laisse une empreinte.  
Devant tes mots, tes baisers, tes caresses  
A jamais, je la verrais dans nos étreintes  
Dégoût, trahison, ne peuvent rimer avec tendresse.

Pierre après pierre, tu construisais ton avenir  
Sans alcool, la vérité avait meilleur goût  
Doux rêve, tendre espoir, illusion vraie, devenir  
Ta femme, ensemble sur ce chemin, jusqu’au bout.

Dans ma tête, tu es et tu resteras présent  
Mon amour pour toi est à la vie, à la mort  
Prés de moi, tu es et tu resteras absent  
Je refuse que tu t’approches de mon corps.

Hénin-beaumont, avril 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

Fière d’être : elle

Petit oiseau s’est envolé sans le savoir  
A tire d’ailes, sans se poser de question  
Blessé, il chute quand un homme sait le voir  
Il le protége. Est-ce le cœur ou la raison ?  

C’est la raison, mais elle est touchée en plein cœur  
Tout doucement, il la laisse atteindre le sien  
Sans y croire, tous deux cherche le bonheur  
Le destin les a réunis sir le chemin.

Vole petit oiseau mais regarde ta vie  
Trouve tes réponses avant d’aller plus loin  
Stupide idiote écoute cet abruti fini  
Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Pour ouvrir les bonnes portes, nous avons les clefs  
Tu es devant la tienne, elle est dans ta main  
Oses l’ouvrir, acceptes-toi comme tu es  
Merci, veux-tu venir avec moi demain.

Hénin-beaumont, septembre 2006  

 

 

 

 

 

 

 

Libre

Un pas, puis deux, je tombe, tu me consoles.  
Petit à petit, tu sculptes mes ailes, je m’envole.  
Je croyais toi et moi, contre le monde entier.  
Tu ne supportes plus ta vie, nos routes sont déviées.

Seule, j’avance à tous petits pas dans ce monde.  
J’ai soif de liberté. La terre est-elle ronde ?  
Tu as oublié de me libérer les ailes.  
Tu t’es enfui, sans valise, tu avais peur d’elle.

La route est longue, j’avance péniblement.  
Mes bagages sont trop lourds, je tombe brutalement.  
Que se passe-t-il ? J’aperçois une lueur intense.  
Je dors ? Je rêve ? Serait-ce la fin ? A quoi je pense ?

C’est toi que j’aperçois ! Viens-tu me libérer ?  
Une dernière fois, un hommage, je viens d’admirer.  
Tu es prés de moi sur le chemin d’à côté.  
Je suis libre, heureuse, je peux exister.

Cuincy, juillet 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

Vivre pour aimer, être aimer pour vivre

Tu rêvais le monde, comme un fou tu courais  
Vers quoi, vers qui, en désespoir de cause  
Elle rêvait de famille, comme toi, elle courait  
Mais après toi. Puis un jour, enfin tu oses.

Tu oses dire stop ! J’arrête cette mascarade  
Qu’était ta vie, ils sont tous malheureux  
Un espoir, en un autre amour qui te laisse en rade  
Mais tu espères toujours qu’elle te rendra heureux

Tu doutes, une question te hante. Suis-je capable  
De rendre les gens heureux ? Où est le bonheur ?  
Pourtant tu aimes mais tu es vulnérable  
Tu n’es pas sur d’être aimé ! V’la tout ton malheur.

P’tit gamin qui rêve de ta Bretagne natale.  
Tu es rêveur, ton âme vagabonde si souvent  
Tu crois en l’amour mais c’est une bataille navale  
Toucher, couler, sombrer chaque jour au gré du vent.

Oui, tu sais donner de l’amour, je te l’assure  
Mais nous aimons tellement leur en offrir  
Que nous oublions d’en recevoir, j’en suis sûre  
Ce manque petit à petit nous fait mourir.

Chaque jour, nous souffrons de plus en plus. On s’accroche  
En un espoir qui devient presque invisible  
Eblouie par celui ou celle qui se rapproche  
Touché en plein cœur, nous devenons la cible.

Cuincy, janvier 2003

 

 

 

 

 

 

 

Destin

Destin, vole au gré du vent et rattrape moi  
Du haut de vague, je tombe dans l’abîme  
Une main se tend, je sors la tête de l’eau sans toi  
Le lendemain de crise, la vie est sublime  

Je ne regrette rien de ma vie, court toujours  
Je te suivrai aussi loin que tu le désires  
Emmène-moi jusqu’en haut pour tomber un jour  
Je me relèverais pour encore écrire  

Si tu me gardes en vie, laisse-moi cette faculté  
Tel une soupape, je pleure et je m’exprime  
De ma main, je sors mes peines sans difficulté  
Les démons noirs se couchent sur ce blanc en rime  

Force inconnue, gonfle tes vagues toujours plus hauts  
Je m’y hisserais pour la chaleur du soleil  
Je veux vivre pour entendre le bruit de l’eau  
Demain est un autre jour tant qu’il s’éveille.

Hénin Beaumont, septembre 2006  

 

 

 

 

 

 

S.O.S  

Je n’avais pas oublié tes baisers tendres.
Tes lèvres sensuelles excitent tout mon corps.
Tes caresses me font trembler. Tu peux entendre
Le plaisir, l’extase, que tu m’offres encore.  

Notre sensualité nous rend complice.
Nous atteignons de grands sommets volcaniques.
Tu te prêtes à tous mes jeux, tous mes caprices.
Notre passion fusionnelle est unique.

Tourne, tourne la vie. Tels des jumeaux stellaires,
Une puissance nous rassemble pour l’éternité.
Entre nous, aucune parole n’est nécessaire.
Au petit matin, je cherche mon identité.  

Notre relation me fait peur, tu m’épuises.
Tu t’abreuves de mes émotions, ma force.
Quels que soient nos rêves, arrêtons, nos vies nuisent
A trop de personnes. Ecoute ce cri en M.O.R.S.E

Cuincy, avril 2003  

 

 

 

 

 

 

 

Les yeux d’un ami

Toi, l’ami unique, sincère, si précieux  
Ta sensibilité s’exprime par tes yeux  
Ils reflètent ton âme, ta joie, ton affection  
Ta peine, ta mélancolie, ta déception.  

Ton émotion si forte les brouille de larmes  
Comme un enfant triste, ils me désarment  
Ils me touchent, m’émeuvent, m’atteignent le cœur  
En regardant plus loin, j’aperçois ta douleur.

Nos rencontres, nos discutions sont agréables  
Elles révèlent l’amitié profonde, formidable  
Un lien nous unis notre sensibilité  
Elle n’est pas nuisible, seulement respectée

Tu seras toujours aussi précieux qu’un diamant  
Aussi vital que l’eau mais jamais un amant  
Comme la rose du petit prince, tu es unique  
Reste toujours toi, comme je suis Véronique

Hénin-beaumont, janvier 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour toi qui sais ce qu’est l'amour sans aucun mot  

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
Aveuglée, plus éblouissant que le soleil  
En cet instant, marqué à jamais dans ma vie  
Tu entres dans mon cœur qui à nouveau s éveille  
Nous refusons l amour malgré tous leurs avis  

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
Nous conduit vers le destin de ce cupidon  
Tu es artiste, comme je le suis de l’amour  
La vie arc en ciel nous offres ce don  
Quel bonheur lorsque tu apparais chaque jour  

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
Derrière l’écran, frontière infime de l’infini  
Mes doigts caressent les touches en une douce  
Sensation, qui parcourt mon corps qui frémit  
Ce clavier si froid et si dur devient mousse

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
J’aime passer la nuit sous la lune rieuse  
Les heures sont des seconde jusqu’au matin  
Rêve réel du virtuel, je suis heureuse  
Amour sublime, éternel, sans jamais de fin  

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
Nulle distance, nous sépare, je t’ai tant rêvé  
Tu es celui qui sait m’aimer et que j’aime  
Cette rencontre, tant espéré, est arrivée  
Tous vous avez pu voir, deux êtres qui s’aiment

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
Dans la brume, ce matin, c’était lui et moi  
Juste deux ombres, si réelles, si virtuelles  
Pour vous, c’est juste une histoire mais pour toi  
Se sera le virtuel qui devient réel

Inévitablement chaque jour, chaque mot  
Nous nous aimons, plus qu’un regard, sans aucun mot  
Chut…  

Hénin-Beaumont, décembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui es-tu ?

Toi que je croise et qui montre ta détresse  
Tu sais comment exprimer ta souffrance  
Tu es alcoolique ce n’est qu’un S.OS.  
Le monde devient sourd à ce cri que tu lances.  

Toi qui fuis les regards, tu as honte de toi  
Tu es obèse, manger est ton seul plaisir  
Non, on t’a forcé à te gaver comme une oie  
La graisse est ton pansement pour ne plus souffrir

Toi qui tournes mal, comme on le dit si souvent  
Drogue, vole, violence sont quotidien  
Oh monstre ! Mais où est donc passé cet enfant ?  
Regarde ce petit bonhomme qui souffre c’est le tien.

Toi qui es responsable de son mal être  
Il n’est jamais parfais, il n’est qu’un être humain  
Vivant dans un monde où l’argent règne en maître  
Eliminant les faibles qui nous causent du chagrin.

Toi qui ne nourris plus ce corps pour te punir  
Tu ne les aimes pas assez pour les rendre heureux  
Ils te regardent en souffrant, ils veulent te guérir  
Ils ne savent pas comment faire, ils sont trop malheureux.

Toi qui es timide, tu ne sais t’exprimer  
Tu as raison, tu respectes leur souffrance  
Il parle à ta place en oubliant tes pensées  
Admises dans la limite de leur tolérance.

Toi qui n’as pas la peau blanche, sois fier de toi  
Tu n’es pas qu’une couleur, n’est pas de haine  
Envers celui qui t’insulte sans foi, ni loi.  
Il est à plaindre, passe devant lui sans gêne.  

Toi qui es en colère au quotidien  
Tu es une insulte à celui qui t’écoute  
Tes conversations stériles ne mènent à rien  
Parlez-lui calmement, il aura des doutes.  

Toi qui crois en une religion, en un dieu  
Oui, tu sais lui parler mais sais-tu l’écouter ?  
Quand tu souffres, tu penses à lui, tu te sens mieux  
Mais Dieu est amour et l’homme est désespéré !  

Toi qui es instruit, riche, beau, fort, ou puissant  
Je te plains, tu ne sais même plus souffrir  
Emerveillé devant le miroir et l’argent  
Surtout ne change rien, tu pourrais en mourir.

Toi qui ne peux cacher tes blessures au monde  
Handicapé, malade ou défiguré  
Ton courage est admiré comme la Joconde  
Elle représente la beauté et toi la pitié.  

Toi qui sais exprimer toutes tes émotions  
Tu es l’artiste qui les fait rêver, vibrer  
Voir pleurer, mais ils n’en ont que la sensation  
Ils sont sourds, leurs yeux ne savent plus regarder

Toi qui es unique sur qui je m’arrête  
Tu exprimes ce que tu ressens et je le vois  
Vous tous soyez en sur, je sais qui vous êtes  
Si tu veux être invisible, tant pis pour toi.  

Toi qui lis ce poème, aie confiance en moi
Tu es un inconnu, un ami, un parent  
Ose parler de ce que tu ressens en toi  
Tu seras t’exprimer et vivre librement  

Toi quelle que soit l’expression de ta souffrance  
Il regarde mais refuse de comprendre  
Petit clone assume ta différence  
Tu ne peux ni la remplacer, ni la vendre.  

Cuincy, aout 1999  

 

 

 

 

 

 

 

Adieu poète, bon vent...

Mots doux susurrés a l’encre de sa plume  
Rêves intimes, du poète, couchés sur papiers  
Evasions dans l’univers poétique dédié  
Aux muses envoûtées, sans que personne n’assume  

Prises aux pièges dans la toile de l’illusionniste  
Sublimées par son incontestable talent  
Eblouies par ses rimes, il est artiste  
De l’illusoire, chevalier au cœur galant

Il s’amuse de sa facilité d’expression  
Mon amie, mon coeur, il déclenche les émotions  
Il se nourrit d’elles à chaque conversation  
J’observe mais je ne peux crier attention

De son blog, il repère les jolies frimousses  
Pulpeuses, sveltes, brunes, blondes ou rousses  
Critère de sélection : sensibles et douces  
Il s’acharne même quand elles le repoussent  

Je voulais dire, âmes sensibles s’abstenir  
D’allumer la Webcam et de lui sourire  
Trop tard la lave du volcan est prête à jaillir  
En un instant son désir devient plaisir  

Que vous dire d’autre aujourd’hui de ma plume  
Attention aux manipulateurs sur papier  
L’univers n’est plus, il ne vous est pas dédié  
Il fuit votre détresse car il ne l’assume  

Ce n’est qu’un homme, artiste, illusionniste  
Assouvir ses fantasmes, là est son talent  
Sans regret, ce soir, je dis adieu l’artiste  
Une illusion que je nommerais "le galant"   

Hénin-Beaumont, Mars 2007

 

 

 

 

 

 

 

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