EDITH UBANIAK

 

Tu l'emmènes dans tes rêves

Prince Ksenio

Ce n'est qu'un rêve

Lorsque je danse...

Amoureux d'une fiction

Petite femme

Là où pointe l'astre d'or

Ballade du poète solitaire

Renouveau

Prince de la nuit

L'aube se dérobe

Celle qui reste

L'Ange noir

J'ai effleuré un rêve

Plage d'amour

Un homme boit son destin

L'eau de Jouvence

J'écoute dans le vent

Automne aux couleurs de feu

Ciel en reflet de lune

Tu es poussière d'étoile

Contrastes

Tu rêves de voyages

Le saut de l'ange

Le bourgeon et l'arbre

Couleur d'encre

Voyage dans tes rêves

Et ce jusqu'à la lie...

Femme fleur

Doucement ...

L'aile d'un ange

La plus douce des morts...

N'ouvre pas la lumière

J'écrirai sur la mer

Le chant des étoiles

Jeux de couleurs

 

 

 

 

 

 

Le chant des étoiles

Le temps semble suspendu pas même un souffle de vent
Je suis comme dans une salle placée au premier rang

Assise sur la terrasse devant la toile du ciel
Une émotion intense rend l'instant irréel

J'ai la gorge si serrée devant tant de beauté
Que j'aimerais m'envoler vers cette immensité

Le long de mes joues coulent des larmes de bonheur
Lorsque le firmament revêt toutes ses couleurs

Scintillant de paillettes cette voûte enchantée
Rehausse la beauté de cette belle nuit d'été

Puis la lune frileuse se couvre lentement d'un voile
Et viennent à mes oreilles le doux chant des étoiles

 

 

 

 

Jeux de couleurs

J'étais dans un long couloir NOIR
A la recherche du BLEU des cieux
ROUGE comme un coquelicot
D'avoir couru vers un point BLANC
Menant vers le VERT de l'espoir
Pour ne trouver qu'un GRIS affreux
MARRON était la couleur de l'eau
Du vase où une ROSE se fanait lentement
Une ORANGE dans une corbeille D'OR
S'ennuyait parmi les PRUNES bien mûres
Entourés de quetsches au ton VIOLET
Soudain un rayon JAUNE apparut sur le mur
C'était le reflet de la lune parée d'ARGENT
Qui jouait sur le papier peint FUSHIA
Le canapé BEIGE avait l'air fatigué
Dans la pièce flottait l'odeur du LILAS

Dans la nuit où se trouve l'ARC-EN-CIEL









J'écrirai sur la mer

J'écrirai sur la mer à l'encre de l'écume
Les plus beaux de mes vers auréolés de brume
Glisseront sur les vagues mes phrases passionnées
Décorées de ses algues parfumées d'air iodé
Sur la grande page bleue seront mes mots d'amour
J'y dessinerai tes yeux et ta peau de velours
En ferai une copie dans l'espace du ciel
Pour toi l'homme de ma vie? mon ange sensuel

Le corps abandonné et bronzant sur la plage
Tu penseras rêver? découvrant le message
Ta gorge se serrera sous la forte émotion
Une larme glissera sur ta douce toison
Lorsque le soir viendra te prendre par la main
Alors tu le suivras dévoré d'une faim
De venir m'enlacer goûter à mes caresses
En baisers passionnés emporté pas l'ivresse

J'écrirai sur la mer
Ici ? finit l'enfer ?

 

 

 

 


N'ouvre pas la lumière.

N'ouvre pas la lumière car cette nuit je dors
Je voyage dans l'univers des vivants et des morts
Réveille-moi doucement lorsque l'aube pointera
Pour me faire revenir du monde de l'au-delà
J'essayerai de garder gravés dans ma mémoire
Ces moments merveilleux inscrits dans un grimoire
Voyage fantastique d'un univers étrange
Là où rien ni personne jamais ne vous dérange
J'inscrirai sur les pages de mon cahier intime
Toutes les émotions qui tout à coup m'animent
Arracherai les feuilles couvertes de soupirs
En ne laissant que celles taguées de mes délires

 

 

 

 



La plus douce des morts

Paupières qui se lèvent sur un regard azur
Où naviguent mes yeux verts dans cette mer si pure
L'air se remplit de sons faits de tous nos soupirs
Quand enfin s'illumine la nuit à nos sourires
Ta bouche doucement comme le ferait un aimant
Attire soudain mes lèvres vers toi mon bel amant
Et flotte dans la chambre le parfum de ta peau
Ta peau que je caresse d'une plume d'oiseau
Peu à peu mon esprit dérive dans ce présent
Le passé s'est enfui et l'avenir est absent
Puis lorsque ma poitrine se colle contre ton corps
Je ressens dans mon être la plus douce des morts

 

 


 




Femme fleur

Il y a des fleurs partout
Mais ne les cueille pas
Certaines sont fragiles
Elles pourraient s'abimer
Si l'une d'elles te plait
Ses pétales graciles
Au toucher délicat
Seront te rendre jaloux

Il y a des fleurs partout
Tu hésites voilà
Le choix n'est pas facile
Une seule, l'aimer
Il faut te décider
Là tu deviens fébrile
Tu y vas de ce pas
La désigne tout à coup

Il y a des fleurs partout
Mais si tu l'aimes vraiment
Celle-là vaudra le coup
Que tu deviennes son champ










L'aile d'un ange m'a effleuré
Puis doucement s'en est allée
J'ai effacé toutes les images
Qui n'étaient juste que des mirages
Puis j'ai soudain ouvert les yeux
Et regardé le bleu des cieux
La tête pleine de délires
Sur mes lèvres un beau sourire
J'ai secoué mon grand manteau
Se sont échappés tous mes maux
Le cour léger comme une plume
Talons qui claquent sur le bitume
Le coeur emplie d'une mélodie
Qui tantôt pleure qui tantôt rie
Emportée par un flot de joies
M'en suis allée droit devant moi
Sillonnant toutes les provinces
A la recherche de mon prince









Doucement, délicatement


Doucement tes effluves s'échappèrent dans le temps
Les minutes effleurèrent tes lèvres délicates
La nature retient alors son souffle pour ne pas te décoiffer

Peu à peu des images vinrent à pas de géant
Sorties de ta mémoire enveloppées de ouate
Comme un film tourné à l'envers l'histoire semblait recommencer

Délicatement le papillon caressa de ses ailes la rose fragile
Et le temps suspendu semblait prendre la pose
Une à une toutes tes cellules s'imprégnaient de cet étrange moment

L'instant était fort que les fleurs coquines au soleil exhibaient 
leurs pistils
Tes mots même muets racontaient tant de choses
Que rien au monde n'aurait pu m'éloigner de ce lieu je vins à toi 
doucement.




 

 

 

 

Tu l'emmènes dans tes rêves

Lentement les nuages
Disparaissent de ton ciel
Toi qui est en otage
D'une image sensuelle
La douceur du printemps
Attise tes envies
Peu à peu tu ressens
Un désir qui prend vie
Tu aimerais lui dire
Là ce que tu attends
Avouer tes délires
De ceux qu'ont les amants
Mais tu n'oses parler
Car tu es trop méfiant
Ton cour toujours blessé
Voudrait un pansement
Puis lorsque tu la quittes
Qu'elle reste connectée
Uns sensation t'habite
Que tu aimerais chasser
Au seuil de ton sommeil
Elle y pose les pieds
Elle est ce grand soleil
Qui éclaire tes journées
Et lorsque tu t'endors
Sur tes lèvres son baiser
Tu l'emmènes alors
Dans tes rêves passionnés


 







Prince Ksenio

Prince entré dans ma vie non par la petite porte
Mais celle qui grande ouverte attendait votre venue
Laissons faire le destin pour le reste qu'importe
La flamme qui nous anime nous pousse vers l'inconnu
Nos phrases qui s'entrecroisent en échanges charnelles
Comme l'ombre et le lumière qui sans cesse se côtoie
Et charge l'atmosphère d'une onde sensuelle
Telle une douce caresse sur une robe de soie
Nous savons tous les deux que ce ruban de route
Que nous emprunterons ne sera qu'éphémère
Mais nous préférons ça qu'à regretter somme toute
De ne pas l'avoir pris et garder l'âme amère
Le trouble qui nous habite est bien sûr partagé
Nous l'avons ressenti lors de nos longs échanges
Inutile de le nier un feeling est passé
Entre deux adultes qui sont démon et ange



 



 
     
  Ce n'est qu'un rêve

Il y a dans mon ciel gris quelques touches de bleu
Lorsque mon ciel est bleu restent des taches de gris
Mais le plus important est qu'il soit lumineux
Surtout lorsque se baigne mon regard dans vos yeux

Le temps semble arrêté au seuil de nos envies
Quand je sens cette flamme brûlant de l'intérieur
Je sais que près de vous j'ai envie de dire oui
Oui à cette perception qui vient du fond du cour

Une émotion se crée en intimité rare
Qui soudain veut éclore comme la fleur au printemps
Lorsque nous nous taisons se parlent nos regards
Le silence s'installe mais il n'est pas gênant

J'aimerai avancer vers vous ma main tremblante
Juste du bout des doigts effleurer votre joue
Dessiner le contour de vos lèvres gourmandes
Ensuite l'égarer sur votre nuque votre cou

J'imagine votre bouche se poser sur ma peau
Les caresses de vos mains sur mon corps en attente
Une émotion intense nous emmenant en bateau
Sur une mer sensuelle aux vagues incessantes

Je sais que ce n'est qu'un rêve mais j'adore rêver
Nous sommes une fiction tous les deux nous l'acceptons
Mais une chose est sûre. et ça vous le savez
Notre histoire est belle car nous nous comprenons

 

 

 





 
Lorsque je danse, lorsque j'écris

Lorsque je danse
Que je balance
Le rythme de mes pas
M'emmène loin là-bas
Dans mes pensées sauvages
Aussi belles qu'un mirage
Où soudain j'aperçois
Une ombre qui est toi
Toi qui toutes les nuits
Dans mes rêves prends vie
Alors je ris alors je pleure
Alors je vis alors je meurs
D'amour entre tes bras
Mon dieu que j'aime ça
Lorsque je danse. pendant des heures
Lorsque s'enfuient. soudain mes peurs
Tout contre moi tu es là
Et même bien au-delà

Lorsque j'écris
Je crée la vie
Elle devient plus belle
Mon âme étincelle
Quand se ferment mes paupières
Je ne vois plus que cette mer
De ton regard si bleu
Qui m'a pris à son jeu
Et je sens ton odeur
Qui fait battre mon cour
Quand serré contre moi
Je t'imagine roi
Alors je ris alors je pleure
Alors je vis alors je meurs
D'amour entre tes bras
Mon dieu que j'aime ça
Lorsque j'écris. pendant des heures
Lorsque s'enfuient. soudain mes peurs
Dans mes textes tu es là
Et même bien au-delà

Dès lors plus rien ne m'arrête
Je danse je fais la fête
Je n'ouvre pas les yeux
Pour te garder un peu
Et c'est dans ma mémoire
Que j'écris notre histoire
A l'encre sensuelle
Cet amour immortel

 

 

 

 

 

 

 

Amoureux d'une fiction


Vous êtes une graine et moi la pluie
Qui doucement vous fait sortir de terre
Au moment où les rêves s'ennuient
Et que le printemps chasse l'hiver

Qu'il est doux de vous savoir confiant
Attendant de lire mes messages
Quand l'impatience soudain vous prend
De mes poèmes pas toujours sages

Peu à peu toutes vos émotions
Refont surface vous bouleversent
Nous entretenons cette liaison
Faite de mots et de genèses

Peu à peu un trouble se crée
Et vient se poser en questions
Seriez-vous en train de tomber
Juste amoureux d'une fiction.
 

 

 

 

 

 

 

Petite femme

Petite femme fragile qui n'a plus de repères
Tu te dis que la vie est souvent une galère
Qu'elle met sur ton chemin trop d'obstacles à franchir
Qui ralentissent tes pas puis t'obligent à courir

Petite femme égarée sur la route de la vie
Cherche une porte d'entrée mais aussi une sortie
Dès le déclin du jour elle guette dans le noir
Deux étoiles qui brillent dès qu'arrive le soir

Petite femme perchée sur ses talons aiguilles
Faisant naître chez les hommes un regard qui brille
Ton allure sensuelle leur donne des envies
Lorsque toi si naïve alors tu leur souris

Petite femme paumée qui cherche le mot aimer
Dans les yeux de l'amant que tu viens de rencontrer
Princesse délicate au charme sensuelle
Les anges de la nuit te protègent de leurs ailes

16/01/2006

 

 

 

 

 

 

Là où pointe l'astre d'or


Quand je ferai couler de ma vie cette galère
Où elle s'enfoncera dans une mer d'oubli
Emportant avec elle mes multiples chimères
Dans les remous profonds des terreurs de mes nuits
Je ressusciterai dans une nouvelle femme
Qui saura profiter des plaisirs d'ici-bas 
Les goûtant pleinement sans aucun état d'âme
Avec délectation alors se gavera

Puis je sillonnerai mon chemin dit de vie
Vers une destinée qui est toute tracée
Pas besoin de radar pour guider mes envies
Sachant pertinemment vers quoi alors j'irai
En hauts talons et robe plus féminine encor 
Mes pas seront légers mon sourire charmeur
Tout droit vers l'horizon là où pointe l'astre d'or
Sur l'autel des désirs je poserai mon coeur

Y trouverai-je le tien.



 



Ballade du poète solitaire


De ton regard perçant
Derrière tous ces ans
Tu regardes ta vie
Souvent tu la maudis
Tu attrapes ton manteau
Files en courbant le dos
Emporté par la nuit
Dans ton monde infini
Ombre tu te mêles aux gens
Les regarde patiemment
Tous ces êtres qui passent
Non jamais ne te lassent
Ils sont source d'histoires
De joies et de déboires
Et dans tous tes écrits
Revivent là aussi
Tu entres dans un bar
Pour chasser ton cafard
Où devant un café
Enrobé de fumée
Tu espères chaque fois
Entendre enfin la voix
De ta chère disparue
Dire je suis revenue


 

 

 


Renouveau


Lorsque la longue nuit gardienne de mon cœur
Délassera le ruban liant mes sentiments
Qui petit à petit iront vers la lueur
Grisés par le désir d'un renouveau troublant

Attendant ce moment comme une aube naissante
Alors je m'ouvrirai telle une fleur à la vie
En noyant dans l'oubli toutes les choses blessantes
J'étalerais mes pétales aux doigts des tes envies

Toi celui qui soudain saura me prendre au jeu
Jeu de la séduction d'un sourire enjôleur
D'un regard passionné me brûlant de son feu
Pour laisser à mes pieds la cendre de mes frayeurs

Je donnerai libre cours à cet amour nouveau
S'infiltrant dans mes veines telle une perfusion
Dans laquelle coulerait un élixir de mots
Fait d'un mélange au goût de fruits de la passion

 

 

 

 

 

 

 

Prince de la nuit

J’ai rencontré un ange qui avait ton regard  
Quand j’étais égarée une nuit dans le brouillard  
Alors très lentement il déploya ses ailes  
M’emmena avec lui vers un lieu irréel  
L’endroit où je me trouvais était vraiment magique  
Que la moindre des choses paraissait féerique  
Une mélodie bizarre venue on ne sait d’où  
Emplissait les ténèbres pour s’immiscer en nous  
De vagues formes blanches dansaient sous les étoiles  
Elles semblaient en transe en agitant leurs voiles  
Et moi je te cherchais les yeux illuminés  
Je savais que mes pas vers toi me mèneraient  
Soudain tu apparus toi prince vêtu de sombre  
Ton teint couleur de lune tes yeux en perles d’ombre  
Sur mes lèvres tu posas le plus doux des baisers  
Dans le coffre de mon cœur tu y laissas ta clé  

 

 

 

 

 

 

L'aube se dérobe...

L'aube se dérobe et laisse entrevoir les prémices du jour
Emporte avec elle les brumes de la nuit en soupirs d'amour
Ton regard se cache derrière tes grands cils doux comme la soie
Perdu dans tes rêves tu souris aux anges entends-tu ma voix
Mes yeux qui caressent ton corps dénudé brusquement s'innondent 
Laissent s'échapper toutes ses émotions qui soudain abondent
Je n'ose bouger. ni même respirer le cour en mal être
De ses doux moments tellement intenses prêt à disparaître

L'aube se dérobe comme je vais le faire de notre liaison
Gravant dans mon cour en lettres de sang notre folle passion
Tu sais bien mon ange cette chienne de vie ne fait pas de cadeau
Le mien c'était toi mais notre aventure nous met dos à dos 
Aussi je m'en vais sur la pointe des pieds tel un ange gracile
Dont le corps s'enfuit mais laisse près de toi son âme fragile 









Celle qui reste


Quand il arrive un jour
Que vienne sans prévenir
La mort à un détour
Du carrefour de l'avenir
Qu'elle sépare à jamais
Un couple très uni
En venant amputer
Du tout… une partie
Et laisse celle qui reste
Brisée comme un pantin
Qui demande sans cesse
A prendre le même chemin
Alors tout doucement
Il faut la consoler
L'aider dans ces moments
Et être à ses côtés

L’entourer de tendresse

Soulager sa détresse

Avec elle reconstruire

Aussi son avenir


 

 

 

 

 

L’ange noir

Il charge d’obscurité le soleil de ta vie  
T’obliges à soupçonner même quand tu souris  
Te cachant de ses ailes il couvre ton horizon  
Fait résonner le vide qui règne dans ta maison  
Tu n’as plus de repères tes pas ne mènent à rien  
Tes nuits deviennent enfer jusqu’au petit matin  
Où devant ton miroir tu l’aperçois alors  
Son regard te fixe mais tu espères encore  
Aussi  fermant tes yeux tu veux qu’il disparaît  
Afin de retrouver celle que tu aimais  
Mais lui reste bien là guettant tes moindres gestes  
Et tu n’as qu’une envie le fuir comme la peste  
Soudain tu réalises que cet ange dément  
N’est seulement que l’ombre, l’ombre de l’ange blanc  
Dès lors le noir s’efface faisant place au soleil  
La vie semble plus belle dans ton monde qui s’éveille  

 

 

 


J’ai effleuré un rêve

J’ai effleuré un rêve juste du bout des doigts  
Attisée par la fièvre qui sévissait en moi  
Il a la forme étrange d’un amour impossible  
Et cela me dérange s’il devient invisible  
   
J’ai caressé ce corps rien qu’en le devinant  
Sans faire des efforts alors le dessinant  
La douceur de sa peau est dans mon souvenir  
Provoque dans mon cœur des milliers de soupirs  

Sur ma bouche s’est posé l’ombre de ses baisers  
De ceux que l’on n’oublie pas et qui font chavirer  
Son parfum flotte encor dans la chambre endormie  
Dont la porte est fermée de peur qu’il ne s’enfuit  

Je m’échoue sur la grève de son regard si pur  
Qui me noie toute entière de sa couleur azur  
Et me laisse dériver au gré de la passion  
Emportée par les flots de toutes ces émotions  

J’ai effleuré un rêve les paupières fermées  
A l’aube qui s’éveille pour ne pas l’effacer

 

 

 

 


Plage d’amour

 J’ai posé mes pieds nus sur un chemin de rêve  
M’en suis allée vers toi comme la mer vers la grève  
Où j’adore m’échouer sur ta plage d’amour  
Faite tel un sable chaud au toucher de velours  
Emportés par les vagues de notre passion commune  
Nos mains tout doucement apprivoiseront les dunes  
De nos corps alanguis enivrés des désirs  
Dans un flux et reflux escortés de soupirs  
Lorsque s’apaiseront les vagues déferlantes  
Dès que se calmera cette chaleur ardente  
Alors dériverons sur les flots de l’ivresse  
En protégeant nos vies d’un voile de tendresse  

 

 

 

 

 

Un homme boit son destin

 J’ai jeté dans le vent mes désirs les plus fous  
Croqué à pleines dents la vie par tous les bouts  
Je sens naître en moi une nouvelle femme  
Un bien être m’emplit et attise la flamme  
Qui brûle au fond de moi faisant vibrer mon cœur  
En pénétrant mon âme de sa douce chaleur  

J’ai jeté dans la mer les cordes qui me liaient  
Les vagues tourmentées les ont toutes noyées  
Me voilà libérée libre de mon avenir  
Sur mes lèvres s’est formé le plus beau de sourire  
Je me sens plus légère mes pieds ne touchent plus terre  
Irais-je au paradis ou irais-je en enfer  
   
J’ai jeté dans le ciel des milliers d’étoiles  
Écrit en lettres d’or sur sa grande toile  
Qu’importent les mirages s’ils nous font rêver  
Sur l’océan de sable un ange est passé  
Une oasis renaît dans le désert lointain  
A l’eau de ses yeux verts un homme boit son destin  

 

 

 

 

 

J'écoute dans le vent


J'écoute dans le vent l'écho de ta chaude voix
Me murmurer je t'aime dans un éclat de toi
Aussi douce à mon cour qu'une belle mélodie
Qui éveille peu à peu la bouche de mes envies

Mes pensées qui s'échappent vont cogner à ta porte
Emplies de cet espoir de ranimer une morte
Ouvre vite mon amour ressuscite mon âme
Sors moi de cet enfer qui me brûle de ses flammes

Tu ouvres en grand la porte de toutes nos envies
Ferme celle de la chambre où tu m'as accueillie
Quand soudain devant toi je laisse tomber mes voiles
Mettant mon corps à nu.dans tes yeux mille étoiles

Sur le lit des soupirs où nous sommes échoués
Je sens mon corps renaître au goût de tes baisers
Mes joues se recolorent au contact de ta peau
Lorsque tu es près de moi je revis à nouveau

 

 

 

 

 

L’eau de jouvence  

J’ai jeté tous mes maux, mes regrets, mes chagrins  
N’ai gardé que tes mots, tes baisers, ton parfum  
Mes pensées pleines de toi frappent alors à la porte  
Du recueil des souvenirs tapissé d’images fortes  
Les paupières baissées sur mes yeux inondés  
De larmes de bonheur qu’elles veulent conserver  
Laissent donc mon regard se reposer enfin  
Dans ce bain de bonheur d’un bien-être divin  
Oh ! Doux chant de mon cœur qui berce mes oreilles  
De paroles d’amour celles qui émerveillent  
Chaque phrase ressemble à un mets velouté  
Qu’on aimerait consommer jusqu’à satiété  
Et mon corps entièrement en sevrage de toi  
Te réclame dans un cri qui s’étouffe en moi  
Reviens vite mon ange car le temps est arrêté  
Pousse donc les aiguilles au cadran du mot aimer  
Et tous deux réunis par cette passion intense  
Nous boirons l’élixir de cette eau de jouvence  

 

 

 

 

 

 

Automne couleur de feu

J’ai plongé mon regard dans un océan bleu  
Effleuré de ma main l’ovale d’un  visage  
Repoussé doucement une mèche de cheveux  
Qui un peu comme toi ne semblait pas très sage  

Toi tu me contemplais de cette mine gourmande  
Que je connaissais bien et qui me transcendait  
Dans tes yeux il y avait une telle demande  
Que nul autre que toi,  ne pouvait exister

Alors j’ai capturé dans un très long baiser  
Toutes ses phrases merveilleuses s’échappant de ton cœur  
Tels des gants de velours tes mains me caressaient  
Chaque partie de mon corps devenait île de bonheur  

Nous nous sommes échoués comme la vague mourante  
Sur cette plage d’amour épuisés et heureux  
Le ciel qui rougissait à cette nuit naissante  
Donnait à cet automne ses tons couleur de feu

 

 

 

 

 

 

Ciel en reflet de lune

Ciel en reflet de lune fardé de poudre d'étoiles
Mon regard vient se perdre sur cette immense toile
Comme des cheveux d'anges quelques légers nuages
Glissent allègrement avant de faire naufrage
Ils sont semblables aux âmes égarées dans la nuit
Qui à la moindre alerte s'affolent et s'enfuient
Je reste pendant des heures sans jamais me lasser
A regarder ta voûte où s'égare mes pensées
Une émotion intense fait déborder mon cœur
Remplissant tout mon être d'une onde de chaleur
Mon amant qui se réveille me cherche dans le lit
Puis vient vite me rejoindre contre moi se blottit
Nous sommes si émus par ton immensité
Que le plus beau cadeau alors à te donner
C'est que tu sois le témoin de notre nuit d'amour
Nous laissons donc ouverts les rideaux de velours
Afin que ton regard nous couvre de caresses
Dans cette chambre berceau de notre nuit d'ivresse

09/02/2006

 







Tu es poussière d’étoile

Tu es poussière d’étoile dans ce monde infini  
Face à la grande toile que l’on appelle la vie  
Ici dans ce désert toi la douce oasis  
Avec tes beaux yeux verts tes lèvres couleur cassis  
Tu attends patiemment sans te voiler la face  
Qu’arrive le moment de regarder la glace  
Traverser le miroir pour enfin pénétrer  
Dans un lieu où le noir est banni à jamais  
Et tu souris aux anges aussi douce que la soie  
Aimant le mot étrange qui te donne des émois  
Tu avances prudemment sur la pointe de pieds  
Toujours en évitant tous les fils barbelés  
Qui accrochent au passage juste pour te retarder  
Le délicat voilage dont tu t’es enveloppée  
Et le cœur débordant d’un infini amour  
Tu t’en vas droit devant là où pointe le jour    

   

 

 

 

Contrastes

Vous êtes le froid j’incarne le chaud
Moi le soleil vous nuit sans lune
Dans vos yeux verts le monde est beau
Vos caresses sont comme des plumes

Je suis de glace vous devenez feu
Flocon de neige brasier ardent
Qui me tempère et calme le jeu
De nos ébats tellement puissants

Vous êtes la mer moi votre plage
Algue mouillée sur sable doré
Lorsque vous n’êtes pas très sage
Je vous calme d’un très long baiser

Je suis la vie vous êtes ma mort
La distance qui nous sépare
Renforce notre désir encore
D’une rencontre ou d’un départ

Tous ces contrastes nous attirent
Moi en automne vous en été
Car nous partageons nos délires
C’est cela qui nous a rapprochés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu rêves de voyages…

Tu rêves de voyages pour enfin t’évader  
D’un lieu où tu n’as pas trouvé le mot aimer  
Tu te sens amputé de l’amour de ton père  
Qui t’a beaucoup manqué toi la chair de sa chair  
Et tu pars maintenant dans une grande croisade  
Celle des sentiments qui te rend presque malade  
Tu imagines donc de vastes étendues  
Où tu rencontrerais ta belle inconnue  
Celle pour qui tu serais l’homme le seul le vrai  
Qui dans les moments durs saurait te rassurer  
Elle deviendrait un ange qui de ses grandes ailes  
Toujours te protégerait par des gestes maternels  
Aussi  très sensuelle elle serait un refuge  
Pour t’abriter et fuir  le pire de tes déluges  
Dans ce monde cruel où tu ne trouves pas ta place  
Toi qui aimerait tellement te regarder en face  
Afin de retrouver juste ton identité  
Auprès de cette femme que tu voudrais aimer  
Tous deux main dans la main devant un océan  
Le cœur à l’unisson vous oublieriez le temps  
En faisant des projets de parcourir le monde  
Et vivre tous les deux sur une terre féconde

 

 


 

 

 

Le saut de l’ange

 Le ciel était si noir qu’on aurait dit qu’il touchait la terre  
Les nuages gonflés d’ondes négatives et amères  
S’entrechoquaient dans un curieux combat  

Dressé sur la bord de la falaise les cheveux offerts au vent  
Ton allure de rebelle défiait les caprices du temps  
Ton regard dur s’égarait tout là-bas  

Bras en croix la chemise plaqué contre ta peau  
Par la pluie qui commençait à tomber à grands seaux  
Tu regardais le vide avec cet air que tu avais tellement d’étrange

Un sourire étira tes lèvres mais ce sourire était glacial  
Car dans ta poitrine tu sentais battre ce cœur qui te faisait si mal  
Alors fermant les yeux tu te décidas enfin de faire le saut de l’ange  

Tu volais dans les airs léger libre comme un oiseau  
Jamais dans toute ta vie tu n’avais été aussi beau  
Longtemps ton corps flottât puis peu à peu s’enfonçât dans la mer  

Le soleil déchira l’immense toile sombre d’une gerbe de flammes dorées  
On aperçût une ombre s’élevant dans les airs telle une âme libérée  
Le ciel était si bleu qu’on aurait dit qu’il colorait la terre  
 
C’était juste le reflet des tes yeux…

   

 

   

 

 Le bourgeon et l’arbre

Toi tu es ce bourgeon sur l’arbre de ma vie  
Qui doucement prend forme sur une branche d’amour  
J’aime cette façon lorsque tu me souris  
Et déposes sur mes lèvres tes baisers de velours  
 
Tu es si délicat que j’en ai le cœur qui fond  
Lorsque ta voix m’effleure comme le souffle du vent  
Et fait bruisser les feuilles qui recouvrent mon tronc  
Sur lequel des frissons voyagent allègrement  

Dans nos tendres ébats tellement sensuels
 
Recouverte du feuillage de tes nombreux rameaux  
Profitant pleinement de ces moments charnels  
Je reçois cette sève que tu m’offres en cadeau

 

 

 

 

 

Couleur d’encre

 J’écris à l’encre rouge sur chaque flocon de neige 
Un récit de ma vie qui tourne comme un manège  
Ce manteau tacheté dont je me couvre alors  
Loin de me réchauffer frigorifie mon corps  
Pour calmer cette fièvre qui végète en moi  
Dans ce moment crucial d’avoir à faire un choix  

J’écris à l’encre noire sur chaque pétale de lys  
Un récit de tristesse qui vient qui part et glisse  
Ces morceaux délicats que j’effleure de mes mains  
Les jette dans le vent où se trouve mon destin  
Pour les voir s’envoler comme des papillons fous  
Disparaître à jamais happés dans les remous  

J’écris à l’encre bleue sur chaque page de ma vie  
Une ébauche de bonheur qui est là qui mûrit  
Ces feuillets restés vierges attendant patiemment  
Que s’inscrivent ces phrases dédiées à un amant  
Pour remplir de bonheur le vide de mon cœur  
Et goûter à nouveau la vie avec ardeur  

   

 

 

 

 

Voyage dans tes rêves

 Comme un souffle d’amour qui caresse ta peau  
Je viendrais dans tes rêves pour les rendre plus beaux  
Ton sourire sera comme une invitation  
Pour satisfaire alors le feu de ta passion  
Vers moi avidement s’ouvriront grand tes bras  
Sur tes lèvres gourmandes ma bouche se posera  
Tu seras mon amant le plaisir de la chair  
Mais t’attachant à moi tu perdras tes repères  
Alors je quitterai tes rêves tout doucement  
En laissant sur ton corps mon parfum enivrant

   

 

 

 

 

 

Et ce jusqu'à la lie...

Entre vite mon cour approche viens me voir
Avance je t'en prie montres-toi sors du noir
Mets-toi dans la lumière n'aies aucune crainte de moi
Je ne suis pas une mégère mais douce comme la soie
Viens te baigner bébé dans l'eau de mes yeux verts
Pénètre franchement mon petit univers
Laisse tes lèvres quitter mes lèvres et s'égarer
Sur mon corps en attente des tes brûlants baisers

Parle-moi de tes rêves quelles sont tes envies
Ne pose pas de questions sur ta future vie
Vivons l'instant présent comme s'il était unique
Jetons très loin de nous cette enveloppe pudique
Pour goûter pleinement même les fruits défendus
Je t'ouvre mon éden tu es le bienvenu

De mon jardin secret je te donne la clé
Et nul autre que toi ne pourra y entrer
Nous vaincrons les démons qui habitent notre vie
Consommant notre amour et ce. jusqu'à la lie...








 

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