SOUAD SOFIA

 

 

 


La Nouvelle Berceuse

Dors, dors, enfant de la guerre ! 
Ne rêves plus, au pouvoir ! 
Il a un effet satanique... 
Il rend fou que tyrannique 

Dors, dors l'enfant innocent ! 
Ne rêves plus ... à l'argent ! 
Il a un effet vicieux tellement, 
Il rend arrogant, que méchant 

Dors, dors l'enfant l'avenir ! 
Si le pouvoir et, l'argent font la paire... 
Ce sera le banditisme, la guerre... 
Chaque jour ce sera un calvaire 

Dormez, dormez les enfants, ce soir ! 
Rêvez à l'amour, à la gloire ! 
Rêvez à un monde nouveau ! 
Rêvez à la paix, à l'espoir... voulez-vous ?


 

 

 

 


Les Brebis Egarées

Fondamentalement, l'homme est bon
Pour riposter, il chevauche ses démons
Notre monde, depuis la nuit des temps,
Est fait du mal et du bien, d'ange et démon

La vie une lutte continue, une lutte sans merci
Énorme cycle vicieux les systèmes corrompus
On est tous, comme sur un fil de fer
Notre monde dérive, que doit-on faire?

Notre monde, sûrement va se perdre
Il est accroché au chaos, au désastre
Nous faut-il, une nouvelle croyance?
A tant de questions, trouver des réponses?

Seigneur! Montrez-nous, la voie du grand salut!
Quel sens prendre, on est déboussolé!
Seigneur! Réveillez les âmes égarées et, leurs consciences!
Seigneur! Donnez à notre monde un sens!

 


 

 

 


Perplexité

Dans le brouillard du présent
En ruine sont mes sentiments

De loin une fine lueur d'horizon !
Y' a-t-il de l'espoir encore ?

Les fleurs de la belle saison,
Peuvent-t-elles de nouveau éclorent ?

La raison, apaisai la raison...
Indécise dans les tourbillons

Dans le doute et la redoute
Peut-on aimer un autre ?


 

 

 


Pour toi

Ton amour me donne des ailes 
Ton amour, à lui m'appelle...
Tu t'avances, tu t'éloignes...
Te voilà, revenu !
Ce qui nous lie est fort...
Il faut que ça continu
J'irai même à l'aventure
A travers champs et rivières
Pour toi !
Nul obstacle... ne m'importe !
Je franchirai mille portes...
J'ai en moi des routes et des bois
Pour aller vers toi !
J'affranchirai coutumes et, traditions
Je franchirai montagnes et ponts !
J'affronterai même les démons...
Je vaincrai, ta peur et, tes tourments
Pour toi !

 

 

 

 

 

 

Le Nu ou Le Dictateur

La toile est là... !
Antipathique, personnage
Au ferme ... visage
Y apparaît... comme portrait
D'un sourire... si lent...
D'un sourire... qui ment
Son regard double vitrage
Ne scille... que de défie, de rage
Homme aux traits si soucieux
L'air rusé... sec et vicieux
Esclave de ses démons...
Que de péchés... sans châtiments
Hanté... par l'âme de Caïn
Ce fauve, à l'allure des humains
Au regard rapace... et lâche
Ses épaules... penchent...
En balance... aux poids de ses péchés
Main droite du diable, âme perdue... 
Au devant... de sa veste bleu nuit
Habit officiel, qui prédit les ennuis
De multiples médailles, et décorations
Y sont suspendues... ! pauvres pendues !!!
Avec ses mains... d'artiste
Ses fines mains... et, nobles mains
Le peintre se voulait... 
Un portrait intimidant...
Vendant son art, pour du pognon
Il a oublié... le dicton...
"L'habit ne fait pas le moine"
Sont là... la vérité, et la réalité !
Malgré l'artiste et son habilité
Le faux est là... bien nu...
Un jour sonnera du regret, de se repentir
Trop tard... pour lui, ce sera l'enfer.

Casablanca le 7/6/1998

 

 

 



La vie et la mort

La vie, est si fragile
Un malheur... peut vite arriver
Que, de simples mortels..
Si, vulnérable, nul n'est à l'abri
Né ..pour mourir un jour
C'est le destin, qui va trancher
Devant, la grandeur de la divine volonté.

Quant-à-moi perd un être aimé
Et, que la mort l'aurait emporté
Tout autour de nous, s'écroule
Déboussolé... tout devient noir
Tout se brouille..
Le cœur gros, brisé pleure
L'âme rebelle, blessée, gémit de douleur. 

Le chagrin... la tristesse..
Notre vie, n'aura plus de goût, ni de sens
Avec le temps... sécheront nos larmes de
souffrances.
Peu à peu... l. 'oubli fera le reste
Et, la vie continue, toute monotone, toute lente
Toujours, une douce pensée..
Pour... l'être disparu... l'être bien aimé
La vie... la mort, c'est ainsi est fait, notre vécu.

Casablanca le 0/05/2004


 

 


Lien de sang

Que tu le veuilles, au NON
On porte, le même sang
On est frère et sœur
Quoique tu m'as brisé le cœur
Pourquoi tu me détestes ... ?
Il suffit, d'un sourire...
D'une larme ... d'un simple geste..
L'oubli... fera le reste
Le pardon, est là... à bas les conflits !
Proches de nouveau ,des choses nous lie
Nos jeux, nos souvenir... un Nom!
Malheureux, seul... ça me manque tant
La famille, les miens, et les proches
Pour moi, c'est sacré... c'est ma souche
Là... quelque part, dans mon cœur
Le passé ..c'est le passé..
Voilà ma main ! faisons la paix !
Sûrement, la haut dans le ciel..
Les parents, ne seraient plus en deuil
Que des larmes de joie..
Comme jadis, comme autrefois..,
Les enfants... enfin ! réunis, amour éternel
Entre famille... A BAS l'orgueil... !!!
Y a,une place pour toi, et toujours
Que tu le veuilles, ou NON
On porte, le même sang
A notre insu, on est utérin.

Casablanca le 09/04/2004 






L'anniversaire

A Bedous, cri dans la vie
Naissance, d'un tout petit taureau des Pyrénées
Fierté... de toute une famille
Sur, l'album de photos
Images reflétant de bons moments vécus
Faits marquants, de toute une vie
Magiques moments, de bons vieux temps.
Masse de souvenirs qui envahisse
Des printemps qui défilent
Des dates qui se faufilent...
Années pairs... années impairs
Toute une vie... quelques parts
A Oloron, ailleurs... ou d'autres
Faite de grèves de bien être
Amour... !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !!!!
10 Mai jour de ta naissance
Une bougie de plus, sur ton gâteau
Un fait nouveau, qui peut-être prendra place
Sur une page de ton album de photos.

Casablanca, 09/05/2004

 

 

 




Solitude

Happy birsthay to me !!!!
Joyeux anniversaire pour moi !
Nœud à la gorge tout ému
Je me fêtait mon anni... vers... sans famille
Dans un silence absolu
Seule l'écho de mon moi...
Me répondait dans la nuit

C'est mon anniversaire
Jour de ma naissance
Rien que le désert ... la sécheresse !
La solitude... la tristesse !
Ni gâteau... ni bougie
Que mélancolie... et de nostalgie.

Absence, de ceux que j'aime
Indifférence, de ceux qui me querelle
Cet anniversaire... est le mien
Le fêter seul, est mon destin
Dans cette société dite civilisée
Des milliers comme moi, ont le cœur brisé
Je dédie ces simples mots... à ces âmes sœurs
De ma part, je leur souhaite : BON ANNIVERSAIRE !

04/05/2002


 

 

Le rêve Africain ou l'hymne à l'Afrique

Je rêve d'une Afrique 
Toute verte... en Eden
Ses enfants rassasiés
Les ventres pleins.

Je rêve d'une Afrique
Tel noir,tel blanc...
Une Afrique métisse
Où le sang se mêla 
Engendrant... le nouveau foetus.

Je rêve,d'une Afrique 
Baignant dans la démocratie
Et,ses droits d'hommes,
Bien respectés...

Je rêve d'une Afrique
Si pure... si robuste
Époussetant... les dernières
Traces... colonialistes.

Je rêve d'une Afrique
Bien Africaine...
Sans ingérence, ni dépendance
Une Afrique républicaine.

Je rève d'une Afrique
unie... de demain...
Où flotte,de Tanger à Prettoria
Un drapeau, un sigle...
 Un hymne commun ! 


             

 

 


Nouveau Ordre Mondial 

 
                Monde... à l'envers
               La nature... en colère
               Des étés... en hiver
               Des délits... honnêteté
               Tristes... réalités.
 
               Monde... en gris
               Plus du noir, que du blanc
               Des malades égoïstes,
               Le mènent... des enfants
               Avec des idées sales
               Des idées... racistes.
 
               Esclaves du mal
               Sous l'emprise... du Satan
               Maîtres de terre,
               Foutraques, de guerres, de batailles,
               Toujours, politiques apartheid.
 
               Arbitres de paix
               D'une paix... mirage
               Gauche, droite... au suffrage.
               Nos intérêt, assassinent, nos sentiments,
               Et, tuent des milliers d'innocents.
 
               Les sommets de simples répétitions
               Impossible, de changer de position
               Rien... que des mots... des mots vides
               les mêmes visages,
               Et, leurs résolutions devenus pleines de rides.
 
               Monde d'hypocrisie...
               Tel sourire, tel grimace
               Seul, compte l'argent...
               La vertu n'a plus de place.
 
               Nord... Sud...
               Engendre famine et pauvreté
               Mondialisation..
               Crime... contre l'humanité.   
 
               Monde... de Lobi, de chantage...
               Obéir, en pion ou dégager la place
               Monde d'espionnage,
               Des cerveaux... au chômage
               Des zombies... des morts vivants.
 
               Monde de sida... de neutron
               De l'industrie... de C.F.C.. de pollution 
               Sécheresse... séisme...
               Cataclysme... simples avertissements.
              
               Monde... des ingérences...
               Avec, de fausses conférences  
               Monde... de nationalistes... nouveaux racistes
               D'idéologies... fatales..
               De sectes... des échecs.
 
               Monde actuel... bombe minée
               Valeurs morales... c'est fini.
               Monde du terrorisme... d'attentas 
               De génocides... de guerres civiles,
               Des ignobles assassinats...
 
               Monde... des embargos
               D'injustes... agressions
               De réfugiés... de supplice...
               De suppression...
               
               Monde égoïste... sans fil
               De technologie... mobile
               Monde... Robot...
               De technologie... mortelle..
               Dictateur, le nouvel ordre mondial.
 
               Immonde et cruel
               Où, seule la loi, de la jungle règne
               C'est le début de la fin...
               Ce sont les signes de l'apocalypse.
 
               Casa  en 1994,  peaufiné en 2002.
 

 

 

 

 

 

un s.d.f


je suis, sans toit
un délinquant, hors la loi
je n'ai pas d'abri, où je demeure
j'habite... en moi
parfois... là... sur ce terrain vague
situé sur la plage, prés de la mer


la nuit mon sommeil est agité,
par le déferlement, des vagues 
parfois..
par la peur, par l'instabilité
les poubelles, sont mes ressources
que je cuisine bien

fils d'un ancien combattant,
combattu par la misère
je suis un incompris, a la vie qui dérive
et, qui ne comprend guère ce que lui arrive
est-ce la main du destin?
ou.. celle d'un humain,
vendant son âme à Satan!

mon bonheur ce sont ces instants de fuite
où je craque avec une drogue
où je m'envole, de mes propres ailes
au delà du rêve, et de la réalité
oubliant tout, et tout devenait vague
même la vie et ses stupidités
 de moi, aurait un jour pitié?

Casablanca le22/04/1998 

 

 

 



le secret ou anniversaire 


parmi, les bribes de ma mémoire
au fond de ce secret tiroir
niche une place,
pour le jour de ta naissance
pour, le remémorer...
je ne sais..
s'il faut rire... ou pleurer.. !!!

Marrakech 17/09/2000

 

 

 

 

 

Mes douces nuits c'est toi

Douce nuit... étoilée
Toute en couleur... de l'arc en ciel
Et, l'éclat de sa lune... veillera sur toi
Douce nuit, où règne doux sommeil
L'instant... où on est face à soi..
Ton tendre visage... surgit maintes fois
Toute étourdie... je ne pense qu'à toi..
Au delà du rêve... du réel..
Je t'aime... tu es ma joie..
Jamais... vécu amour pareil
Jamais vécu pareille joie
Dors.. je te bercerai... Amour virtuel
... tu m'inspires, c'est de toi... et à toi.

27/05/2003

 

 

 

 

Hommage

Il a le sourire... innocent
On dirait... un enfant
... au cœur, si grand
... l'être, le plus bon
... l'omniprésent, même loin
Il est là... quand on a besoin

Une vraie amitié..
C'est important... dans une vie
Qui sait...?
Si mourrant demain..
trouvera-t- on ? cet ami... ce quelqu'un..
Pour nous... pleurer.

20/09/2003

 

 

 

 


Le mendiant
le regard vague... lointain
l'âme solitaire, pesant train - train
des gestes lents, caressants
les cordes de l'instrument,
unique, et archaïque
au son lyrique... si nostalgique
autour de lui, une foule de gens
séduite ,bouche bée... écoutant
sa voix mélodieuse... et douce
qui emplit... jamàa lafna et sa place

au timbre ému et humble
il chante l'histoire d'un peuple
chant africain... plainte silencieuse
la foule aux sens enflammés...
harmonieuse...
ne fait qu'un avec notre artiste...
qui mendie... au hajhouj 
les cœurs battent au même rythme,
... les yeux rouges

la foule et l'artiste éphémère, sont en extase spirituel
misère noire... société d'abondance 
trop riche... trop pauvre
injuste balance...
né dans cette terre, de colère
qui engendre militants et martyres
notre artiste chante et danse...
dans la joie... dans le malheur
en attendant... la délivrance
... un jour meilleur.

Fait à Casablanca


 

 

 

 

Appel de paix

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
on est tous les créatures
de l'unique dieu des cieux
nous faisons que passer
c'est mieux...
on est pas éternel
on va subir le même sort
qui la fin la mort

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
il faut aimer et être ami
l'amour l'amitié..
sont important dans une vie
qui sait. si mourant demain
trouvera-t-on ..quelqu'un
pour nous pleurer

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
c'est triste...
ce que notre monde est devenu
même les humains sont minés
sans âme, on est est à la dérive
le bonheur... dessin de nos rêves
des rêves brisés... des âmes laides
sans dieu... les cœurs vides
sans sa lumière... visages fermes et livides

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
assez de haine... assez de sang
on a ras le bol de vos différends
nous sommes tous des êtres humains
nul n'est maître de son destin
ils sont si courts les instants de bonheur
alors aimons nous..
et soyons heureux..

Souad Sofia,  Casablanca 15/03/03