JULIEN SAOLINC-LEITUD

 

 

 


Accident

Tout d'abord, il me faut raconter l'ascension
En un acrostiche pour dire la passion
D'escalader les montagnes, dans les parois
Grimpant sans hésitation, pas de désarroi.  

 

A

Accroché à mes deux piolets

C

Crampons bien figés dans la glace

C

Corde qui suit & se délasse

I

Impatience à bientôt fouler

D

Délicatement le sommet

E

En récompense des efforts

N

Ne plus songer qu'au réconfort

T

Tout près, très proche désormais.

 

 Pourtant, il ne faut jamais se laisser aller
A voir & croire la victoire étinceler
Le danger n'est pas écarté, tout peut encore
Arriver, le risque guette encore le corps.  

 

A

Accroché en pleine déroute

C

Cramponné à cette invisible

C

Corde vitale, tuyau flexible

I

Insufflant le lent goutte-à-goutte

D

De cette vie en perfusion

E

Electrochoc d'amnésie

N

Ne plus être que corps transi

T

Totale immobilisation.

 




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Il a neigé,
Les routes ne sont pas dégagées.
Il a neigé,
des gens sont naufragés.
Il a neigé,
Sur des autoroutes submergées.
Il a neigé
Des véhicules endommagés.
Il a neigé
Sur des aéroports en danger.
Il a neigé
Au détriments des usagers.
Il a neigé
& les gens deviennent enragés ...

 

 

 

Ailes
(Sonnet en octosyllabes)

Il faut que je vous parle d'elle
Silhouette simple & naturelle
Dont le charme est intemporel
Avec ses formes de modèle.

En fait, elle est simplement belle
Dans le soleil, on voit ses ailes
C'est un ange, la demoiselle
Ébouriffée, mèches rebelles.

Ses douces courbes m'ensorcellent
Comme un joyau qui étincelle
Mon cœur s'effrite & se morcelle.

Elle a l'harmonie qui ruisselle
En des arrondis sensuels
Dont le galbe est spirituel.


 

 

 

 

 

Quelques fois,

La voix morne & triste

De l’existence

HURLE

Avec violence

& passion.

 

 

 

Rimes en vie.

Insipide saveur de la vie
Qui sans cesse m'a poursuivi
Estompant toutes mes envies
Qui restent alors inassouvies
& je me retrouve asservi
Sans avoir aucun préavis
Insidieux parfum d'eau de vie
Qui devrait me rendre ravi
Cette existence qui me convie
Je n'ose franchir le pont-levis
& reste alors sur le parvis
Sans désir & je survis.

 

 

 

Toujours seul.

Toujours seul avec sa souffrance
Que l'on porte dans nos errances
A fuir tous les regards
Solitude qui nous égare
Méandres de la dépression
Peu importe la compassion
Les paroles réconfortantes
Dans cette vie où plus rien ne tente
L'existence semble être un leurre
Toujours seul avec sa douleur.

 

 

 

Mélancolie.

Une espèce de douce folie
Qui rallie
Dans une espèce d'indifférence
& sans raison apparente
Avec une certaine délicatesse
Peur & tristesse
Comme compagnons ordinaires
Comme deux partenaires.

 

 

 

Emanations.
 
Il émane d'elle
Une douceur énergique
Idyllique
Le feulement d'ailes
D'ange
A heurté mon âme
Qui s'enflamme
A chanter ses louanges
& son regard
A laissé mon esprit
Épris
A son égard..

 

 

 

Vénus à la fourrure

 

V         Vénus, habillée de son manteau de fourrure

E         Et à la main, son long fouet comme parure

N         Nue dessous, bottée, symbole d'autorité

U         Utopie de charme faite de volupté

S         Séverin attend, prosterné, impatiemment

 

A         A genoux, Votre venue, celle des tourments

 

L          Lanière cinglante propice à son délice

A         Arrache gémissements durant son supplice

 

F         Faîtes-moi souffrir, Maîtresse, demande-t-il

O         Offrant son corps à la morsure versatile

U         Urticaire de cravache pourtant souhaitée

R         Rêve de douce torture à être fouetté

R         Roué de coups par cette Femme si cruelle

U         Universelle de beauté et sensuelle

R         Réduit à néant par Vénus dominatrice

E         Etrillé, cuir cruel, fourrure tentatrice.

 

 

 

Piédestal de mon âme.

Sur le piédestal de mon âme
La place était vacante
& tu t'y es installée
Avec ta beauté éloquente
Tes talons aiguilles
Scintillent
& transpercent mon cœur
De sillons de bonheur ...

 

 

 

Haïk-nue

Narquoise ingénue
Uppercut sans retenue
Elle est toute nue

Noyade ténue
Utopie qui m'exténue
Et qui s'atténue

Nu a sa venue
Unique bien qu'inconnue
Egérie menue

Ni déconvenue
Us & coutumes obtenus
Elle s'insinue

Nœuds, bien maintenue
Ultime circonvenue
Emue détenue ...

 

 

 

Être une fille

J'aimerais tant être une fille
Que cette idée est affolante
Porter des tenues affriolantes
Juchée sur des talons aiguilles ...

J'aimerais tant être une fille
Que cette idée est saugrenue
Et me promener toute nue
Voir le désir dans les pupilles ...

J'aimerais tant être une femme
Ô que cette idée est rebelle
J'aimerais pourtant être belle ...

J'aimerais tant être une femme
Cette idée est contre-nature
Cette envie portant me torture ...

 

 

 

Cambrure

J'adore épier
La cambrure de ses pieds
& me prend à rêver
D'être entravé
Devant ses doux orteils
Qui m'émerveillent.

 

 

 

Le soleil fond

Le soleil fond
Dégradé rose & orange
& la nuit s'arrange
En toile de fond
Sur une moitié de ciel
Qui s'agrandit
& s'arrondit
Quartier résidentiel
Des sommets qui s'éclairent
Doucement déteignent
Puis s'éteignent
Dans la nuit claire.

 

 

 

Ses hauts, ses bas.

Avec ses hauts et ses bas
Qui rythment mon célibat
Cliquetis de pacotille
De ses talons aiguilles
La vie m'ennuie
Trop longue nuit
& la mort nue
Est venue
Ses charmes offerts
Quitter l'enfer.

 

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