MICHELE ROELLINGER


 

 


La rose noire

Pour un soir, elle veut paraître belle
Peut-être plus, pour revivre même irréelle
Son cour est ivre de joie, sans crécelle
Tout en lui, les idées sont pêle-mêle.

Ce soir, elle se sent si vivante et légère
Elle chasse les idées noires trop amères
Ce sont ses pétales noirs qui se desserrent
Elle entend un chant du bout de sa terre.

Elle quitte les quatre murs de sa maison
En se montrant joyeuse, avec ostentation
Elle se veut lumineuse, c'est sa motivation
La pleine lune son amie, se pointe à l'horizon.

Ses feuilles sous les doigts d'un magicien
Se tissent en un bel habit qui lui sied bien
Elle s'avance libre en tendant ses deux mains
Vers un moment qui se finira avant demain.

C'est son bal, le vent silencieux sera son cavalier
Il lui donnera son bras, devenant son pilier
Sa beauté éphémère la fera sans doute plier
Elle finira sa nuit sur une note d'amitié.

18/10/2003



Eclaire-moi

 

Il fait si froid dans mon petit cœur ce soir

J’avance, mais où donc est ma part d’espoir ?

Celle qui souvent chasse mon gros cafard

Vais-je simplement seule, me laisser choir?

 

Il fait si noir que je cherche un peu de lumière

Je voudrais m’y jeter, comme dans un repère

Pour moi la vie équivaut à un grand mystère

Ce soir, à genoux je tente de prier un Notre Père.

 

Il fait si lourd de porter ma croix que je pleure

J’avoue humblement que ce n’est pas un leurre

J’aurai aimé une part de joie ou juste de bonheur

Mais je sens en moi, un immense torrent de pleurs.

 

Il fait si chaud dans l’enfer de mon pauvre corps

Que je ne peux pas l’imaginer tel un doux trésor

Qui donc s’en occupera jusqu’au dernier port!

Je suis fatiguée, vidée dans ce même et vieux décor.

 

Il fait, oui un point de clarté qui certes, se dessine

C’est l’amour réel qui renaît et que je peaufine

Ce ne sont plus les douleurs aiguës qui me laminent

Mais l’Espérance en la vie et en Dieu qui me ranime.

 

Pâques  20/04/2003

 

 


La solitude

La solitude est cette amie recherchée
Celle qu’un matin, je voudrais retrouver
Assise à mes côtés à tenter de m’apaiser
Pour que je puisse juste vouloir l’apprivoiser!

Je ne peux certes pas la palper, je l’attends
Je sais qu’elle est inscrite libre, dans le temps
Qu’au détour du chemin, elle est mon présent
Aussi éclatante que le plus joli des diamants.

Pour certains hommes, elle pèse très lourd
Jusqu’à devenir semblable à un bruit sourd
En fait, c’est vers elle seule, que ce soir je coure
Que je m’y enveloppe comme dans un velours!

A mes yeux, elle fait partie d’un doux silence
Qui n’a rien à voir avec une pauvre sentence!
Je l’imagine, lumineuse telle une délivrance
Pour moi, elle se transforme en grande chance.

Mon cœur bat au rythme de la vie au doux refrain
Je veux l’installer près de moi dans mon destin
Qu’elle y règne même déjà à partir de demain!
J’ai besoin de moi et de me reprendre en main.

26/05/2003


Ma force


Toi ma raison d’être et de vivre, je te remercie
Pour ces mots dits, qui en toi prennent vie
Je ne suis plus en état constant de survie
Grâce à toi, à nouveau au monde, je sourie.


Toi ma raison d’être et de vivre, déjà je rêve
Entre nous s’est installé une douce trêve
Je n’ai plus le cœur usé, laminé et en grève
J’attends de toi, juste des nouvelles brèves. 

Toi ma raison d’être et de vivre, je t’aime
Je t’imagine, je te dédie ce simple poème
Je sais qu'en ce jour, réellement tu m’aimes
Qu’à tout vent, c’est l’amour que tu sèmes. 

Toi ma raison d’être et de vivre, je te berce
De tous ces mots qui ont arrêté les averses
Nos cœurs ne sont plus griffés par des herses
C’est enfin la délivrance qui nous transperce. 

Toi ma raison d’être et de vivre, je t’attends
Je t’ouvre les bras, certes délicatement
Pour te recevoir et parler de nos sentiments
Je te l’avoue, je t’aime toujours autant. 

09/01/03 



Demain


Quel mot simple et pourtant c’est vrai, il existe
Comparable à un arrêt dans un jeu de piste
Il pourrait faire partie d’une très longue liste
Bien souvent il est le lien de nombreux artistes. 

Est-ce dur de croire qu’il sonne dans le vide?
Pourtant il y a des moments, il devient si rapide
Avec une once noire qui rend l’homme si avide
Que le passage en ce monde, le marque de rides. 

Qui peut dessiner à mes yeux un lendemain meilleur?
Où je n’entendrais plus ces interminables pleurs!
Des gens qui vivent dans le malheur ou la douleur
Qui détient en fait, ce tout petit germe de bonheur? 

Par qu’elles explication peut-on simplement espérer!
Que les heures qui viendront après la nuit seront éclairer!
D’une particule infime permettant juste d’un peu rêver
Mieux encore, d’apprendre à conjuguer le verbe aimer. 

En faisant la synthèse de mes mots, je découvre avec joie
Que je suis impliquée bien plus qu’un pauvre choix
Une odeur de bois, me rappelle cruellement une croix
Celle de Celui, qui aurait pu être un heureux Roi. 

En acceptant sa vie, il a donné une ligne de conduite
C’est pour cela que devant la vie, il n’y a pas de fuite
L'unique ennemi, c’est soi même, d’où cette poursuite
C’est l’Amour par le lendemain qui m’invite à sa suite. 

25/12/2002



Je ne te demande rien


Il suffit de peu de chose pour me faire rire
Regarde-moi, j’ai tant envie de te sourire
J’ai oublié ce temps qui rimait avec mourir
Je ne savais pas qu’il y aurait des jours pires. 

J’ai tant d’amour à donner, veux-tu le recevoir?
Tends-moi ta main, que je te redonne l’espoir
Afin que s’éloignent les interminables soirs!
Qui sont à l’origine de nombreux cafards! 

Mes mots sont simples, pour toi je les écris
Si tu les écoutais, tu en découvrirais le cri
Qui au début même de toute part de cette vie!
Je voudrais effacer en peu de temps, les jours gris. 

Pour toi, j’ai fait le tri et j’ai trouvé du temps
Que ce soit en hiver ou bien juste au printemps!
Je t’ouvre les bras, viens vers moi tendrement
Mon attente est bien plus légère que le vent. 

En ce soir de silence, tu peuples mes rêves
Pour toi, j’ai ouvert une brèche pour une trêve
Viens, je t’invite même si ton cœur est en grève
Il est temps pour toi de croire et qu’enfin tu te lèves.


24/12/2002 



La solitaire 

Sur la plage de ma vie, je suis solitaire
De très loin, je vois les rives de la terre
De ce paradis, je ne veux pas m’extraire
Pour moi, c’est le plus beau des univers.


Nul être vivant ne vit en ce doux endroit
Il n’y a que moi et cela par mon choix
J ‘égrène le sable semblable à de la soie
Je suis seule en fait à faire régner ma loi. 

La nuit me tient si souvent compagnie
Alors pour moi, je m’invente un abri
Je redessine simplement ma part de vie
Un croissant de lune soudain me sourie. 

Le jour est présent, la lumière l’habite
Ce sont tous les gens en fait que j’évite
Dans ce pays, il n’existe pas de critique 
Il y a juste le soleil qui me rend visite. 

Sur la plage de ma vie, je peux sourire
Personne ne m’atteint et me fait souffrir
Comme compagnie, il reste les souvenirs
C’est là, qu’un jour, je voudrais mourir.

02/01/2003



Mon langage à moi


Mes mots simples jaillissent de mon cœur
Je ne connais pas la formule du bonheur
Je voudrais qu’ils ne soient que douceur
En peu de temps, ils deviennent douleurs. 

Le choix de mes mots est-il tellement faux?
En les disant, je suis exclue sur un radeau
Qui me fait dériver sur une étendue d’eau!
Je me sens alors devenir un petit ruisseau. 

Que faire dans une situation ou à l’ avenir?
Apprendre à me taire et mes mots, les retenir
En attendant qu’ils soient de vieux souvenirs!
Que je regarderais en poussant un long soupir! 

Mes yeux ne suffisent pas pour donner la paix
Où donc est cet amour qui chaque jour renaît?
Et de mes mots si simplement, tu t’en souvenais?
Tu saurais réellement que je t’aime à jamais. 

Donne-moi ta main que je retrouve l’énergie
Pour continuer de combattre dans cette vie
Le passage en ce monde est source de soucis
Tourne-toi vers moi et ne sois pas surpris. 

01/01/2003



Redis-le-moi


En ce soir d’hiver où le soleil certes a tant brillé
Je voudrais t’entendre me dire que je t’ai manquée
Cela tout au long de cette journée déjà écoulée
Tes mots viendraient tout simplement m’illuminer.. 

J’ai besoin de ces phrases qui jaillissent de ton cœur
Mais qui me remplissent d’un immense bonheur
Dont moi seule, je t’assure, j’en connais la valeur
En parlant ainsi, tu effaces mes instants de malheur. 

Souvent au travers des gestes, je redécouvre ton amour
Mais tes mots pour moi sont aussi doux que le velours
Même quand tes doigts sur ma joue mouillée coure
Tu arrêtes le bruissement de mon cœur qui est sourd. 

Tournoie autour de moi, refais la cour comme autrefois
Dépose dans mes yeux quelques particules de joie
Dis-moi avec tendresse ,que tu as aussi besoin de moi
Je saurais balayer mes questions et mes pourquoi. 

Redemande-moi ma main, en oubliant celle que je suis
Avec tout le chemin parcouru ensemble, lors de notre vie
Invite-moi à danser, c’est déjà le temps qui s’enfuit
Avec toute mon ivresse, je te redirais tendrement OUI. 

27/12/2002 



800 ème poème
dédié à mon époux.


Certains mots


Il y a des mots que l’on ne peut dire
Pas encore nés, ils doivent déjà mourir
Ils risqueraient certes, de faire pâlir
Ceux qui ne sauraient pas se contenir. 

Il y a des mots que l’on ne peut dire
Sans hélas, faire des dégâts et souffrir
L’amour peut donner de vouloir courir
Vers l’aimé(e) en espérant ne plus partir. 

Il y a des mots que l’on ne peut dire
Jamais ils ne feront partie de l’avenir
Sans possibilité nouvelle d’acquérir
D’un geste attendu ou d’un sourire. 

Il y a des mots que l’on ne peut dire
Sans pour autant hélas devoir pâtir
Qu’il serait sage de juste s’endormir!
En poussant en silence un soupir. 

Il y a des mots que l’on ne peut dire
Car l’attente vaine serait bien pire
Et les mots tendres seraient à bannir
Tombant en poussières et en souvenirs.

10/01/2003 



Femme


Est-ce donc toi, ma fille devenue femme?
Je t’écris ces quelques mots sans drame
En fait, je sais que l’amour te désarme
Qu’il t’habite jusqu’au fond de ton âme! 

Je voudrais te voir déambuler devant moi
Pour t’ouvrir à jamais mes grands bras
Imagine un instant, ce serait une joie
Mais je rêve un peu et tu ne viendras pas. 

Mes yeux se ferment pour te retrouver
Ne crois pas que par toi, je sois hantée
Je ne recherche pas celle que j’ai enfantée
Tu me manques depuis tant d’années. 

Ma main part dans le vide de cette vie
Quand tu es heureuse, je suis certes, ravie
Pourtant, je l’avoue, je me fais du souci
Toi qui es couchée dans mon cœur, ma fille. 

As-tu grandi trop vite?la vie est dure
Mais mes sentiments réels se perdurent
Tu vis la plus belle de toutes les aventures
Et nous avons enfin déposé nos armures.

A bientôt.

08/01/03



J’écoute ton silence


Dans l’ambiance de ce jour qui s’achève
Je n’attends rien, pas une ligne même brève
Mon cœur serein pourtant n’est pas en grève
Je ne veux pas penser à demain qui se lève. 

Les mots ne sont pas nécessaires en ce soir
En fait, en moi il y a une source d’espoir
Dans laquelle je puiserais en cas de cafard!
Ton silence n’est pas pour des gens bavards. 

Nulle musique ne peuple le temps qui s’écoule
Je me retire volontiers de cette immense foule
Je t’accueille déjà, sans tapis que je déroule
De ton invisible présence, c’est la joie qui coule. 

La solitude ne m’effraie pas, j’en ai tant besoin
Elle est mon havre de paix, ma belle maison
Je peux la trouver en scrutant l’horizon
Elle me ramène à ce silence sans oraison. 

A mes yeux tu es et tu habites dans ce silence
Je ne peux pas t’approcher, sans insouciance
Je n’entends pas un murmure, je le pense
Tu es ce cadeau reçu de toute évidence.

28/12/2002



La tendresse


Avec volupté, je veux me noyer dans ta tendresse
J’ai si soif d’elle, que j’en souhaite juste l’ivresse
J’ai le cœur hélas troué, usé, à l’emporte pièce
De cette vie imposée, qui me hante sans nul cesse. 

J’ai beau vouloir m’élever toujours plus haut
Et pourtant, je navigue solitaire sur un radeau
J’ai quelques fois peur d’être entourée de flots
Et je cherche à me cacher dans des oripeaux. 

Le passé me poursuit, mais je veux enfin respirer
J’ai faim, ma bouche tente vainement de croquer
Cette protection, comme un manteau à peine tissé
Aucune main n’est présente, pour me le donner. 

L’instant que je vis n’est qu’une suite logique
En me dévisageant, je n’émets pas de critique
Je laisse bercer mon cœur, par de la musique
Je savoure le moment qui devient déjà magique. 

Je suis à l’apogée de ma vie, me découvrant enfin
Riche de cette quête qui n’a pour moi, plus de fin
J’ai apaisé grâce à mon combat, ma grande faim
Et j’accepte, épanouie de me perdre dans ta main. 

07/01/03



Le temps 

Je voudrais définir ce mot, en toute simplicité
Dès l’instant où dans ce monde nous sommes plongés
Sur la grande horloge invisible, il nous est compté
Les différentes saisons, les années ne font que défiler. 

Hier encore, l’enfant insouciant tout seul jouait
Espérant en une compagnie de son âge qui viendrait
Que de fois a-t-il entendu son prénom que l’on criait!
Parfois de cet instant magique, avec espoir il rêvait. 

L’enfant disparu, ce fut la place à un plus grand
Celui qui voulait tout changer, malgré ses printemps
En posant un regard un peu trop dur sur ses parents
Il attendait patiemment de gagner enfin de l’argent. 

Puis sans le vouloir, vint le temps du grand Cupidon
Celui qui frappe les cœurs sous tous les horizons
Faisant aimer au-delà de toutes les réalisations
Pour construire en gens heureux, une belle maison. 

A la fin du jour, est venue se prélasser la vieillesse
Celle qui permet de se souvenir d’une part de tendresse
C’est maintenant le moment de parler avec délicatesse
De celle ou celui, qui n’est plus présent dans la pièce. 

Aussi, vous dirais-je, nul ne peut arrêter la roue
Celle qui permet d’aimer comme un jeune loup
Qui donne à la femme si belle, de tenir debout
A la fin de la vie, il ne reste qu’à plier ses genoux. 

J’ai posé mon regard partout en cherchant ce géant
Il est apparu devant moi, tel un fantôme tout blanc
Déclenchant ainsi quelque chose de très enivrant
Puis en un éclair d’or, tout devint le parfait néant.

05/01/03



Toi mon vieux phare 

Tel un vieux bateau, je m’échoue tout près de toi
J’ai tant besoin de ta lumière dans mon effroi
Tu comprends vite quand dans la vie, je me noie
C’est ta clarté, qui veut que simplement je te voie.


Tel un vieux bateau, j’attends que la mer me berce
C’est une image, car des mots de tendresse tu déverses
Souvent c’est le brouillard de mon cœur que tu perces
Tu as le pouvoir d’arrêter dans mes yeux, les averses. 

Tel un vieux bateau, j’attends que tu m’embellisses
Parfois en un geste précis, c’est une voile que tu hisses
Tu me dérides avec sincérité, c’est ma peau que tu lisses
Tu ne veux pas que des paroles dures me hérissent. 

Tel un vieux bateau, je vais hélas, au gré du vent
J’avoue par moments que cela peut être charmant
Mais ballottée ainsi, j’avoue n’a rien d’extravagant
Je pousserais même à dire que c’est très vite, lassant. 

Tel un vieux bateau, au dernier port je suis arrivée
Par ta présence, ta chaleur ma vie, tu as enjolivé
T’ai- je dit ces derniers temps ou après ces années
Que toi, mon vieux phare, je t’ai toujours aimé.

14/12/2002



Dame Écriture


Cachée au printemps, derrière une tenture
Elle est apparue, sur la pointe des chaussures
Avec des lacets d’or fermés, sans nulle censure
Enveloppée avec grâce dans une belle texture.


Qu‘elle fut ma surprise, puis se fut l’aventure
Sans doute avait-elle lu que j’étais un cœur pur
Retenue prisonnière dans une lourde armure
De cette vie, que jour après jours certes, j’apure. 

J’ai appris à construire un refuge sans murs
En rajoutant des sourires comme devanture
J’ai manié les mots comme des épluchures
Mais ils m’ont transpercés tels des déchirures. 

Grâce à elle, mon esprit sans révolte est pur
Mais Dieu, mon témoin sait que la vie est dure
C’est ainsi que j’ai compris l’immense soudure
Des phrases composées qui seules, se perdurent. 

Elle est devenue un doux miroir sans fêlure
Je me suis reconnue devant, sans éclaboussure
J’ai enjolivé ma simple vie avec Dame Écriture
En ce soir d’hiver je la remercie, je vous l’assure.

06/01/2003



Je m’écris une lettre


Ne riez pas de moi, puisque je m’écris
Je fais simplement le bilan de ma vie
De tout ce temps qui hélas, s’enfuit
Dans mes yeux il y a trop de pluie. 

Je voudrais juste me parler de demain
J’ai si peur, j’aurais besoin de mes mains
Pour me forger un nouveau lendemain
Je cherche à conjurer mon pauvre destin.


Je voudrais m’ouvrir les yeux au bonheur
Ce soir, je ne suis qu’interminable douleur
Au fond de mon être se cache mon cœur
Qui se tord sans nul bruit, en ma défaveur. 

Je voudrais me faire naître des mots d’amour
Mais je suis prisonnière dans une grande tour
Mais je n’entends en moi qu’un bruit sourd
Je ne trouve pas la force, le temps est si court. 

Je voudrais m’obliger à entendre avec ivresse
La musique qui m’apaiserait avec délicatesse
Mais mon corps tant usé est en mille pièces
Je me suis écris ces mots, je vois que rien ne cesse. 

Et pourtant je m’aime….

29/12/2002



Là où se couche le soleil 

Je ferme les yeux et je rêve simplement
Je dessine un visage aimé, délicatement
En pensées je l’effleure certes, tendrement
Je voudrais voyager avec mon ami le vent.


Je voudrais juste la rejoindre et être légère
En échappant ainsi au temps qui m’enserre
Je lui ferais un doux sourire pour lui plaire
A nouveau, le tic-tac de l’horloge m’exaspère. 

Je laisse parler mon cœur avec tant d’amour
Je couche les mots uniques dans le velours
J’attends telle une enfant, je compte les jours
Je regarde devant moi, je le veux sans détour. 

Mon esprit n’est plus torturé par l’absence
Je renais depuis ma longue délivrance
J’ai arrêté ces mois si pénibles d ‘errance
Je saisis à deux mains, cette autre chance. 

J’ouvre les yeux, je retrouve une part d’espoir
Qui me donne la force de voir arriver le soir!
D’ici quelques jours, je pourrais enfin choir
Dans l’amour, là où se couche le soleil le soir. 

11/01/2003



Le bonheur 


Telle une maison, le bonheur se construit
Jour après jour et déjà le temps s’enfuit
L’amour s’échappe du cœur dans un cri
Vers l’autre cœur auquel il est depuis uni. 

Au delà des joies ou de simples malentendus
Il existe ce sentiment d’être mis trop vite à nu
D’où la naissance évidente de pauvres refus
Expliqué par des mots si durs et non crus. 

Le regard nouveau, posé sans être un jugement
Peut devenir source intarissable de tourments
Mais si l’amour à peine né est réellement présent
Ce bonheur se transforme en gestes forts constant. 

La main tendue qui enlace certes avec tendresse
Renforce la base de la vie avec tant de hardiesse
Que l’instant magique coule telle une ivresse!
Quand la main de l’aimé se joint avec délicatesse! 

La présence est alors recherchée de cet immense trésor
Si important qu’il se grave tout seul dans le corps
Ce bonheur, apogée indestructible de ce doux décor
Surmontera les problèmes et vivra jusqu’à la mort.

25/12/2002




L’ombre de mon âme 


Mon âme, je te sens tapie au fond de moi
Pourtant quelque chose plane avec effroi
Mon corps par moment a tellement froid
Sous la douleur sourde, hélas je ploie. 

Où est ce soleil qui effacera vite l’ombre!
Mes yeux tristes, vivent dans la pénombre
J’ai si peur, du temps qui se dénombre
Je voudrais arrêter tes heures trop sombres. 

Je te cherche, je ne pourrais pas te palper
Donne-moi cette Paix que tu sais distiller
J’ai besoin de toi, pour continuer d’avancer
Sans toi, j’en suis certaine, je ne saurais exister. 

Tu es ce lien invisible qui m’unit au Créateur
En toi s’inscrivent mes joies et mes douleurs
C’est toi qui traîne pour moi, les lourdeurs
D’où ce cri effarant qui prend trop d’ampleur. 

Il n’y aura de face à face avec toi mon âme
Tu es couchée en moi, qui suis une femme
J’aimerais que par moments tu me réclames
Mais toi, bien que moi, tu es sans état d’âme.

26/12/2002



Quelques couleurs 


Dans le noir de ma vie, j’ai rajouté des couleurs
Afin que ma vie se remplisse de plus de bonheur!
Depuis par bribes, je me délecte de ses saveurs
Je plonge juste dans l’instant sans plus nul pleur. 

Y a-t-il eu dans mon passé vraiment trop de noir?
Qu’enfin je redécouvre de jolies touches d‘espoir!
Celles qui avaient disparu dans un monde à part
Que je retrouvais quand enfin venait le soir! 

De mon cœur meurtri jaillit un doux requiem
Des mots naissent, se transformant en poème
Dans les moments noirs, j’ai dit des : je t’aime
Et je les redis encore sans le moindre problème. 

Combien de fois ai-je du faire d’ immenses efforts? 
Pour faire avancer ce que j’appelle mon corps
Depuis j’enjolive ma vie, pour en faire un décor
Et cela, certes jusqu’au jour de ma lointaine mort. 

J’avoue quelques rides apparues sur mon visage
Je me regarde en le comparant à une belle plage
Un oiseau venu de je ne sais où tourne la page
De cette vie vécue et dans elle, je m’engage. 

Les couleurs sont là, le fond noir a bien changé
J’ai encore tant à faire, à Dieu je vais quémander
Des jours meilleurs évoqués dans un message trouvé
Dans ma boîte, qui me disait qu’il faut savoir espérer.

04/01/2003





Accompagne-moi ce soir 

Tout est calme, je suis enveloppée de douceur
Dans la nuit de Noël, je découvre des couleurs
Une main invisible d’amour a effacé mes pleurs
Je sens au fond de moi battre mon petit cœur.


Installe-toi tout près de moi, parle-moi de toi
Il fait sombre, je devine en toi, l’immense froid
Parle ou ne dis rien, en la vie par amour, j’ai foi
Je t’aiderais sans pour autant guider ton choix. 

Regarde-moi, je t’offre l’amour que j’ai découvert
Ne crois pas que le monde tourne juste à l’envers
Viens près de moi, accepte les liens qui se resserrent
Même si tes mots n’ont rien à voir avec ceux de Prévert. 

Écoute-moi te parler dans le plus grand des silences
J’ai appris une chose, que vivre n’est pas une évidence
Aide-moi à comprendre qu’elle n’a rien d’une sentence
Et que mes sentiments je ne les jette certes pas en pitance. 

Tu n’es pas là réellement, mais je te tends ma main
Si tu le veux, ce soir faisons ensemble le plus beau festin
Pour toi, je redécouvre un instant dans la cuisine le sapin
Je ne suis pas seule, toi non et en fait tu le sais très bien. 

24/12/2002

 

 

m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
http://www.ifrance.com/_forum/?ForumName=mg01
http://www.ifrance.com/mg01/
mon club:
http://iquebec.ifrance.com/LeRecueil/
Copyright © 2001 Michèle R.
Le cœur a ses raisons que la raison n'a pas.

 

 

Retour au Portail