Nicole Castillo

 

 

       
  Angelo

Coiffé comme un apache,
Tout en muscles,
Jamais lâche,
Voilà notre Angelo.

Être le roi du ciel,
Baigner
Dans la luminosité
Du soleil
En compagnie d’aigles,
Voilà son rêve.

Il s’est entraîné
Pendant des mois
Tiré par un U.L.M
Parapentiste expérimenté,
Il planait sans peine.
Il voulait survoler l’Everest
Et lâcher du lest
Avec sa vie
En Italie.
Alors il s’est procuré
Dans un zoo
Des rapaces,
Pour leur faire goûter
L’infini, l’espace,
La liberté.
Avec beaucoup de patience
Il les a dressé
Mais les oiseaux sont tombés malades
Il n’avait vraiment pas de chance.
Le mâle est décédé
Et la femelle était trop épuisée
Pour pouvoir voler.
Alors il est parti, seul
Au-dessus du toit du monde à 8848 m.
Il s’est battu
Et a vaincu
Par sa seule volonté,
Les éléments
Et les vents violents.
Puis, à cette altitude
Une ombre l’a accompagné
Vers le Sud.
Était-ce un aigle sauvage
Ou son aigle défunt,
Matérialisé,
Venu , une dernière fois le saluer.
Il n’en saurait jamais rien
Mais ces images
Resteraient, en lui
A jamais, gravées !

 

 

 

 






Nicole Castillo



Un ange aperçu dans un ciel de nuit

 
  Bref passage

Tous les enfants perdus
Le cœur mis à nu
Humiliés Piétinés
Et rejetés
Par les hargneux
Les grincheux
Tant d'égocentriques
A l’ esprit satanique
Qui se croient
A chaque pas
«Les maîtres du monde».

Mais le temps
File si vite
Pour les innocents
Sortons de l’ infernale ronde
Par le chant
Sans panique,
Car chaque mot
Est une bombe.

Nous ne sommes que de Passage
Que déjà est tournée la page
Alors pourquoi ne pas nous aimer
Sans juger
Avec Humilité,
Bonté
Pourquoi ne pas montrer
Le meilleur de nous-même
Au lieu de toujours dévoiler
La boue ... et la Haine.

 

 

 

 


   
  Communiquer

On cherche à communiquer
Avec de lointaines galaxies
Et on ignore son voisin de palier.
On est prêt à dialoguer
Avec tous les pays
Grâce aux ordinateurs
Mais on est incapable d’observer
Un être à nos côtés
Et d’offrir un peu de son cœur.
La religion nous a mit
Sur un piédestal
Et les scientifiques
Vantent la grosseur de notre cerveau,
Alors nous sommes devenus tyranniques
Avec les animaux,
Ignorants les limites.
Ces bêtes sont dites inférieures
Puisque incapables de prononcer
Le moindre mot.
Nous ne nous apercevons pas de nos erreurs,
N’utilisant que 10 % de notre Q.I.
L’intelligence a de multiples visages,
Ainsi que les pays
Ont divers langages.
Le monde animal
Utilise la télépathie,
L’intuition et l’image.
Le gorille Coco
Se sert de milliers de mots,
Du code secret
Des sourds-muets.
Elle nous a apprit
Que les émotions
Font aussi partie
De sa vie.

On cherche à communiquer
Avec de lointaines galaxies
Et on ignore son voisin de palier.
On est prêt à dialoguer
Avec tous les pays
Mais on bloque son esprit
Avec des partis pris.
Allons-nous avancer
Avec des idées arriérées, stéréotypées ?
Cessons d’avoir peur
Et ouvrons nos cœurs
Aux insectes, aux oiseaux
A tous les animaux.
Chaque jour est une leçon,
Apprenons
Et grandissons !

 

 

 

 




Le Messager
Musée de la Poste

 
  Gaïa

Nulle entité
Ne t’égale
En beauté!
De tout notre univers
La plus jolie
C’est la Terre.
Elle nous abrite et nous nourrit
De ses subtiles énergies;
Par ces paysages irréels
Où le fantastique se mêle au rêve
Et où l’homme semble si frêle.
Cascade de lumière
Pureté de l’air,
Dos argentés
Des dauphins
Ou des cétacés
Qui dansent l’un des plus émouvant ballet
D’amour et de paix.
Dans l’ignorance
De notre chance
Nous marchons aveugles et sourds
A tous ces chants d’amour.

Nulle entité 
Ne t’égale
En beauté!
Sur les ailes multicolores
Des papillons ou des fées
Je voudrai encore
Déposer un baiser.
Mon cœur s’ouvre,
S’ouvre,
A l’infini
Alors je découvre
L’explosion de la vie,
Avec l’émerveillement
Et la joie d’un enfant
Pour le vol transparent
Des libellules
Ou pour un élégant
Renard blanc.
Non, je n’ai pas peur du ridicule
Et je chante,
Je chante,
Avec toute ma dévotion
Sous l’emprise de ta séduction
Car j’ai compris
Que mon amour
Pour toi, ma planète
Me grandit
Que chaque jour est béni
Et que chaque seconde doit être
Une fête !

 

 

 

 









 
  Graines de lumières

Je suis partout sur la Terre
Où jaillit une étincelle d’amour
Et de lumière
Dans les yeux
Des gens heureux
Dans ce regard qui pétille
Et les jupes qui vrillent
Dans ces âmes qui s’émerveillent
Et qui à la beauté s’éveillent
Dans la joie d’un enfant
Qui fait des bulles

Je suis partout sur la Terre
Où jaillit une étincelle d’amour
Et de lumière
Dans le galop
Des chevaux
Ou le ballet des otaries
Dans chaque souffle de vie
Dans le vol des oiseaux
Et l’ivresse de l’infini

Fuis donc toutes les ombres
De ton monde
Et viens me retrouver
Comme un illuminé
Bois comme un assoiffé
A la beauté
Vois toutes les graines de lumière
Que j’ai semé
Sur la Terre.

 

 

 

 


 

 
  La Prière du chat (vestale)

Je lis en toi
Bien plus que tu ne le crois
Et au-delà de ton apparence
J’entend ces mots couteaux,
Je vois ces bras
Qui se transforment en lances.
Je suis là
Pour qu’en toi
Ne meure pas le feu
De ton cœur,
Pour que les bougies dans tes yeux
S’allument aussi pour tes frères et sœurs.
Je suis une des Vestales
Du monde animal.
Vous couvrez de tendresse
Vos chiens et vos chats
Et ils adorent cela
Mais toutes vos maladresses,
Vos mesquineries,
Vos médisances et jalousie
Engendrent bien des détresses.
Trop d’Inquisition 
Et de suspicions
Maladives
Créent des situations
Explosives.
Vos cœurs
Alors s’habillent de gris
Et tout en vous se terni.
Alors on s’use et on vieillit
Où on est la proie de la maladie.

Toutes ces forces négatives
Que vous croyez envoyer aux autres
Vous reviendront tel un Boomerang.
Seules les pensées positives
Peuvent vous sauver
Vous qui pensez être si parfaits
Et qui avez en faîte
L’âme si peu en paix,
Si peu en harmonie
Avec tout ce qui vit.
Je suis chat
Et je vois tout cela.
Je vois ces cœurs
Qui se ferment
Aux humains, aux arbres, aux fleurs,
Aux graines d’amour qui germent…
Pourtant si vous vivez dans la Foi
Alors, multiplié par trois
Le Feu vous élèvera
Et vous grandirez,
Vous vous rapprocherez
Enfin…vraiment de moi !

 

 

 


 
  La rivière d'amour

Donner de l’amour
A chaque regard
Et sans aucun fard
Oublier son cœur lourd.

Vivre chaque instant
Comme si c’était la première fois,
Avec la curiosité d’un enfant.
Ignorer les vieilles lois,
Les vieilles habitudes
Qui deviennent des servitudes
Qui nous rendent aveugles et sourds.

Envoyer de l’amour
A cet arbre qui tend ses bras.
S’unir à cette antenne céleste
Et il vous renverra
Votre énergie multiplié par trois !
En faire autant
Avec un chat
Une jument ou un goéland
Et tel un adolescent
Recevoir une joie
Extra-terrestre
Qui vous fera pleurer
Et bégayer .
Pas besoin de se droguer
Pour être illuminé !
Hors des sentiers pédestres
Qui sont usés par trop de pieds
Se cachent d’autres réalités,
D’autres vérités…
Essayer
Expérimenter,
Aller de découvertes
En découvertes.
S’offrir 
C’est guérir,
Grandir.
S’unir à la terre
Et rester ébahis
Devant la puissance
De son énergie.
Comprendre enfin l’Univers
L’inanimé et l’invisible
Sont aussi vivant
Que le monde visible.
Alors essayons,
Expérimentons,
De chaque jour,
Vivons pour la rivière d’amour !

 

 

 

 


 

 
  Le grain de beauté

Quel regain d’activité!
Elle lavait, repassait
Et oubliait
Cet étrange grain de beauté
Que ce matin, elle avait remarqué.
Il y a tant de choses à faire dans une maisonnée
Et tant de choses à astiquer!
Mais qu’avait donc cette chienne
Qui ne cessait de la suivre
Comme une hyène!
Un petit grain de beauté
Là, sur sa cuisse
Semblait l’intriguer.
Mais qu’avait-elle donc à tant insister
Et sans cesse y poser son nez ?
La bête ne la quittait pas d’un pas
Et soudain mordit plusieurs fois
L’endroit
Que sa maîtresse
Voulait ignorer.
Chaque jour 
Son manège recommença
Jusqu’à ce que l’être aimé
S’arrête de travailler,
Surprise, étonnée, déconcertée.
Croisant par hasard
Son regard,
La femme ressentit
Ce débordements de sentiments
Un flot d’énergie
Sans économie
Plongeant
Les yeux
Dans ses yeux,
Elle lui souffla :
J’ai enfin compris
Ce que tu me dis.
Dès le lendemain
Elle consulta
Un médecin
Qui lui affirma :
Il faut absolument enlever
Ce grain de beauté !

 

 

 

 


 
  Le téléphone

Mondes invisibles
Paraissant si lointains
Et pourtant si proches.
Énergies subtiles
A portée de main
Comme une broche
Accrochée à ta veste.
Préconitions, prémonitions,
Ne jouent pas avec ta raison.
Une planète bleue et verte
Où tant d’esprits fermés
Ne savent plus rêver
Et expérimenter chaque jour leur vie
Avec ou sans télépathie.
Un geste en suspens
Au-dessus d’un téléphone
Et tu apprends, 
Tu apprends comme un enfant
A te défier des hommes.
Des hérissements le long de ton dos
T’avertissent de ces ondes négatives
Qui s’amassent telle une foule dans le métro.
Tu as bien reçue la missive
Et tu te méfies
De celui
Qui t’attend 
Impatiemment
Au bout du fil
Car tu sais à présent
Tant de choses
Sur ces mondes subtils
Paraissant si lointains
Et pourtant si proches,
Si…accessibles !

 

 

 

 


 
  Le tigre

Il paraît que les hommes
Peuvent mourir d’effroi
Quand ils me voient.
Il est vrai qu’à cette pensée
Je suis content de moi.
Mais cette espèce
Est la pire des espèces,
Car elle ne tue pas pour seulement manger
Mais aussi pour s’approprier
Des pays entiers
Sur la terre,
Grâce aux guerres.
Nous les tigres,
Nous sommes traqués
Pour notre peau.
Nous sommes soi-disant, protégés
Mais notre vie n’est qu’un long calvaire.
De fuites 
En fuites
De balles en plombs,
Ici bas, c’est l’enfer
Alors que là-haut
Il n’y a que le pardon.
J’ai dévoré des humains
Qui m’ont fait mener une vie de chien.
Leurs cœurs n’étaient habités par rien
D’autre que l’envie
Mais la richesse de l’âme est immatérielle.
C’est la seule richesse 
Que je connaisse…
Je sais que sous le ciel
Le peuple animal
Donne plus d’amour
En un seul jour
Que cette bête peut banale
Qui ne se complait que dans le mal.
Cette bête pourrait vraiment
Mourir d’effroi
Si elle voyait toute la noirceur
Dont elle nourrit son cœur ! 

 

 

 

 


 
  Les mains de lumière

Il a posé ses mains de lumière
Sur ton corps éthérique
Toi qui vivais l’enfer
Tu as entendu les plus jolies musiques.

Il a posé sur toi, ses mains de lumière
Et le mal s’est envolé
Avec les elfes et les fées
Vers l’immensité de l’univers.

Qui est-il chaman ou magicien
Tu n’en sauras jamais rien.
Il parlait à des entités invisibles
Comme à un être humain
Dans ce monde visible.

Jamais tu n’oublieras
L’intensité de ce regard là,
L’infinie douceur de ces mains de lumière
Chassant la douleur et le cancer.

Tu voyais déjà la mort
Mais ses mains se paraient d’or
Et les anges dansaient autour de lui
Sur de sublimes symphonies.

Des lasers multicolores
Émergeaient de ses mains, encore
Pour laver, purifier ton corps
Et le rendre tellement plus fort.

Il murmurait à ton oreille :
« La vie est pleine de merveilles,
Ne te complais plus dans le Négatif
Et vis par le Positif ».

Chaman ou magicien,
Tu n’en sauras jamais rien
Mais sous ses mains la guérison
N’est plus une illusion.

Par ces subtiles énergies,
Tu te retrouves aujourd’hui, grandi
Par le Pouvoir de ces mains
Qui ont changé ton destin.

 

 

 

 


 
  Tous frères

Tu aurais pu naître
Dans la peau
D’un Indien ou d’un noir.
Tu aurais pu être
Un poisson dans l’eau,
Un loup ou un loir.

Alors pourquoi tant de haine
Pour tout ce qui bouge,
Tout ce qui vit.
Pourquoi faire de la peine
A ceux qui voudraient
Vivre dans l’harmonie
Et la Paix.
Pourquoi ces mots,
Comme des couteaux,
Cette agressivité
Envers la Nature,
La Beauté,
Cette envie de tout dominer.

Tu aurais pu naître
Dans la peau
D’un Indien ou d’un noir
Ou encore être
Une aiguille dans l’eau
Un aigle, un loir.
Nous sommes tous Frères
Sur la Terre !

 

 


 
   Nicole CASTILLO
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