"Lalou "

 



L'ARBRE



Demain, j'irai planter ton arbre
prés de la source, sur la colline
Il sera encore frêle et fragile
je ferai attention.
Mes mains creuseront la terre brune
défricheront les herbes folles
On est en Août, les matins brûlent
Il fera sans doute chaud
Je mettrai l'arbrisseau en terre
l'arroserai copieusement
m'éloignerait de quelques mètres
"Il est beau comme ça!"
Je partirai , sourire aux lèvres
Le bonheur n'attend pas
Que l'arbre pousse ! Qu'il prospère!
Je ne me retournerai pas.

J'ai planté ton arbre ce matin
prés de la source , sur la colline.
Il sera beau , grand et solide
mon amour, comme toi et moi.
Prés de la source, sur la colline,
c'est ton arbre que j'ai planté
Comme notre amour, je veux qu'il pousse.
On aura des fruits pour l'été.

 

 

 

LES NAUFRAGES

Que valent donc nos âmes
A nous, sombres poètes ?
Naufragés de la vie
Torturés incessants ?
Avant même de naître,
Avons rendu les armes
Et avons pris pour nous
Le parti de nous taire
Et un jour, tout ressort
Les vents se font tempêtes
Tourbillonnent et s'étalent
Dans des mots allongés
Et tendus vers nos frères
Nous relevons la tête
Pour crier haut et fort
Nos pensées enterrées..
Mais les autres sont sourds
Préfèrent nos silences
Et ne voient en nos mots
Que des mots  envolés
Ils oublient que si nos mains
Ecrivent de la sorte,
C'est  pour dire tout ce qu'on
Ne leur dira jamais.

 

Dans cette nuit sans nom, sombre et ténébreuse, 
lourde de ton absence et moite de tes mots, 
je voudrais juste poser ma tête sur ton épaule
et me laisser légère, aller à la douceur
de me savoir la, à l'abri de ton âme
dans sa grande lumière et ton si beau silence
Je retrouverais enfin ce doux état de grâce
que j'avais enfant dans les bras de mon père, 
recouverte d'un amour immense, 
protégée de tous les malheurs de la terre,
sereine et confiante... innocente. 
Et prés de ton odeur si familière
enfin, je pourrais m'endormir...
Elle pourra crier mon âme
plus rien ne m'atteindra, 
parce que j'aurais ta main chaude et rassurante

posée sur mon front endormi contre toi.

 

L’orage

Des confins rouges de mon être
tout la bas,
la dedans !
Au beau milieu de tout ça ,
ces organes
ces artères
ce désordre organisé...
ces abysses pourpres
convulsives et battantes..
la !
l’orage se lève
pompeux et véhément
fougueux et révoltant
m’outrepassant
il se forme
s’enfle
se noue
se tord
Contenu, il s’excède
Violent, il me noie ...
jusqu’a trouver la voie suprême
l’instant propice,
adéquat
s’imposant dans mes racines
jusqu’a y faire sa loi ...
il s’exulte alors
Sauvage !
indompté ! tenace ! barbare!
puissant, vrai, nature !
comme un volcan sulfureux
il s’épanche
au travers de moi... et par mes yeux
Alors naissent les proses,
les vers, les couleurs,
les formes,
en mille éclairs
et tonnerres,
en gouttes d’eau,
cristaux de verre,
et au milieu de ce fracas
règne le calme et la douceur,
la beauté et la candeur
l’arc en ciel de mes pensées
l’essentiel de mon inné.

 
Lorsque la vie sourit..

Parfois,
Souvent
j’arrête le temps
et je les regarde
être
vivre et sourire à la vie
Aucune ombre
rien que leurs yeux
brillants
leurs rires
francs
et leurs mots
d’enfants
Alors,
la terre a raison de tourner
Dieu d’exister
L’amour de prospérer
La laideur s’efface
et les noirceurs des âmes
deviennent colombes
posées sur les branches
de l’univers
Chacune des étoiles
devient espoir et lumière
pour demain
pour après
pour eux.


Ta voie tracée

Tu vas me lire
jusqu’a  ce que l’on trouve
la voie !
Tu vas me lire
jusqu’a me dicter
ta loi!

Tu vas me lire
jusqu’au jour ou
tu trouveras
le moyen
de me rapprocher de toi
tu le dois!

 

  Tant pis pour tes yeux,
Tant pis pour ton sommeil
tu crouleras, sous moi !
sous une avalanche de mots écrits
sous une pluie de poésies
qui vaudront ce que tu voudras
en tout cas, ce sera moi

..

Fallait pas tant donner !
Tant pis pour toi !
Fallait pas toucher l’ange !
Tant pis pour moi ! ...

Bien sur rien ne te forcera
à lire ou a me dire
ce que tu penses
de tout cela !
tant pis pour moi
si ce beau livre
je ne l’aurai pas!
Mais au moins,
j’aurai jeté mes mots
aux 4 vents de ton histoire
Je sais tes femmes
Je sais tes mensonges
Je sais tes conquêtes
Je sais
Trop tard !
Je sais !
Fallait pas si tu veux pas..
non non non, fallait pas!
répandre ton sel sur moi
Caresser ainsi mon âme
et déplacer mes étoiles
 

Fallait pas 

Je les connais
tous tes non dits
et tes erreurs
et tes oublis
Je les connais
Je les accepte
mais prépare toi
à mes roquettes
Mes bombes d’amour
Mes volcans de désir
Mes flèches d’émoi
Jamais tu n’as eu
jamais plus tu n’auras
autant que tout mon moi !
Mon corps , ton esclave
tant te réclamera
que la plus solide
de tes chaînes
sera comme un cheveu sur moi
De mes seins, asservis
tu ne pourras
défaire ta bouche
De mes reins,
domptés par tes mains
jamais  plus tu ne pourras
lâcher prise ...
Je serai ton empreinte,
Maître de mon corps
tu régneras comme un roi
et même tes fouets
ne  me dresseront pas !
et ton odeur sera la mienne
et tu ne boiras plus
qu’à la source qui me coule
tant sous tes doigts..
Ton chemin sera mon sexe
Ta route ma croupe
qui pliera sous les joutes
de tes assauts sur moi ...
et seule ta semence
 
fera taire mes lances
jusqu’au prochain combat. 

Tu voulais la bataille
tu l’auras !

 Tombée

 J'avais écrit des mots
insouciance !
censés être ton image,
censés te ressembler
J'avais écrit des mots
imprudence !
présumant ton rivage,
escomptant tes baisers !

J’avais écrit des mots ...
ignorance !
mais je me suis trompée ;

Ton âme est bien plus grande,
Ta tendresse plus immense,
Tes baisers plus que doux
Tes caresses géantes
Ton cœur lourd de beauté
Tes douceurs ineffables
Ton esprit éminent

et moi, je suis tombée ...


Tu me laisses dans le silence
dans le froid de la steppe
la, tu m’abandonnes
las, des incertitudes

Tu me laisses dans le silence
tu ne me parles plus
la bas, tu vis sans moi
la vie des habitudes

Tu me laisses dans le silence
de mon reflet écrit
là, je n’existe plus
la voix dedans s’est tue

Tu me laisses dans le silence
alors je n’écris plus
l’amour se porte seul
la poésie est nue

Tu me laisses dans le silence
la.....la.....la.....
Tu me laisses.....
là !

  

Je suis l’enfant perdu des rues de Bucarest
J’erre dans le néant de la colle que j’hume
J’ai la faim qui me ronge, je dors sur le bitume
Je suis tout seul au monde et personne ne m’entend ... 

Je suis l’enfant perdu des rues de Bucarest
sans amour, sans plus rien, sans jamais avoir eu
que des tonnes de larmes , de chagrins, de blessures
Je suis tout seul au monde et personne ne m’entend.

Je suis l’enfant des rues, c’est ainsi qu’on me nomme
dans les pays cossus ou vivent les enfants
qui ont paix et amour, chaleur et nourriture
moi, je suis seul au monde et personne ne m’entend. 

La bas, c’est les chiens errants qu’on ramasse
et qu’on emmène ailleurs vivre plus décemment
Espérer un foyer, manger , ne plus se battre
Moi je suis seul au monde et personne ne m’entend. 

Je suis l’enfant perdu des rues de Bucarest
Je suis, je sais, perdu, mais je suis un enfant
Je rêve de jouer, d’être aimer , juste vivre !
Toi qui es dans le monde, s’il te plait, entends !

Poème-espoir, poème - cri, et malheureusement poème vérité. A ce jour, seules certaines associations humanitaires oeuvrent pour aider ces petits oiseaux perdus dans ce monde sans nom, dont une que je soutiens :          

COPII QU'ON FORME
http://membres.lycos.fr/copforme

lalou68@aol.com

                    

Juste un sourire

Juste un sourire
comme le coton
qui défarde mes yeux
doux et feutré,
nettoie mon âme
de ses noirceurs.

Juste une caresse
comme le lait
qui nourrit ma peau
suave et soulageant,
protége mon cœur
de ses chagrins.

Juste un regard
comme le miroir
qui me dévisage,
vrai et sincère,
lave mon être
de ses prudences.

Juste cela,
Rien que cela,
plus de fards,
plus d’apparat,
plus de reflet,
Ce sera moi.


Il veut

Il ne veut pas grand chose
si peu
et tant !
Regarde ton frère
derrière le rideau
Il est si différent
et peut t'apporter tant

Il ne veut pas grand chose
si peu
et tant !
Regarde la vallée
ses arbres et sa faune
Elle est si enchantée
et peut tout te donner
Il ne veut pas grand chose
si peu
et tant !
Regarde les enfants
leurs rires éclatants
Ils sont si innocents
et peuvent tout changer
Il ne veut pas grand chose
si peu
et tant !
Ecoute tes pensées
leurs élans, leurs bontés
Elles sont si enjouées
et peuvent te porter
Il ne veut pas grand chose
si peu
et tant !
Regarde ton amour
son coeur et ses beautés
Il est si pur et blanc
et peut te faire voler
Il ne veut pas grand chose
si peu..
si peu..
et pourtant!


Inspiration Marine

Écume citoyenne
du pays de tes mains,
liquides aériens
de caresses salines,
déposés tout autour
de tes cristaux d'étoiles,
je me fond sur ton sable,
et douce et malléable.

Ton sel change mon eau.
Mes vagues sur tes dunes
et les embruns marins,
et nos courants intimes,
ramènent la marée
de ces instants sublimes
au delà de la mer
maîtresse de la lune...

Nos atomes se lient,
nos matières se croisent,
l'écume se fait sable,
le sable boit l'écume
créant magiquement,
toi et moi, un et une,
une plage dorée,
firmament sous la lune.


Instants matelassés

 Instants matelassés,
capitonnés,
Bataille improvisée,
mouvementée
Au confins de nos êtres
nous reculons
avançons peut être
en tout cas , allons!
par soubresauts,
cahots et cascades,
par convulsions
donations , offrandes..
Plus rien ne parait
tout ne peut qu'être!
que suis je donc devenue?
Qu’as tu fais  de moi ?


les murs 16/07/2001

 

Autour de toi
se dressent
les murs
Les grands murs blancs
de ton passé
innocents
bétonnés
verrouillés
ils sont la
infranchissables cerbères
gardiens de ta raison scellée
Les murs  opaques
sans pitié
filtrent jusqu’à tes pensées
dans leur main, ta destinée
tes ambitions
et tes secrets
Les murs solides
bien ancrés
capitonnés
ils sont la
Plombant ton atmosphère
t’étouffant comme la fumée
Les murs sourds
Les murs aveugles
Les murs lourds
Les murs sans coeur
... mais fêlés
ventilés
par un vent de beauté
soufflant la poussière grise
et te soulevant vers l’éternité.


La chatte 

Élégante princesse
au royaume des songes
A quoi rêves tu ?
Enroulée dans ta robe
la sauvage s’abandonne
aux rêves , repue
Les yeux de verre clos
tu te moques des mots
et des bruits alentour
Seule ta paresse,
nonchalante Altesse
inonde le jour
De ta patte  agile
parfois tu caresses
doucement tes paupières
évanouie dans l’exil
qui te porte sur l’île,
disparue de tes pères.

 

Tourner rond
17 Juillet 2001

 Peut être que
ma terre ne tourne pas si rond
Lorsque je sais mon âme
attachée au plafond
lorsque l'araignée court
au fond de ma caboche
et que mon cœur lourd
me fait des anicroches
brûlant tous les soleils
et toutes les étoiles
planant à mille lieux
au travers de mes toiles
Lorsque mes yeux ouverts
je contemple le monde
et me dis tout bas que
tout cela est immonde
que seul l'amour ressort
au dessus du fumier
que la fin nous attend
au bout de ce sentier
que l'on a rien compris
que l'on a tout gâché
que ce paradis la
nous ne l'avons mérité
Peut être que
ma terre ne tourne pas si rond
qu'il faut hurler colère
et bien continuer
que la beauté se sème
qu'on aime la beauté
et qu'il suffit d'un rien
pour tout bouleverser
remettre les choses en place
replanter, reboiser
faire renaître l'humain
et tout recommencer.


Le bateau de mes nuits

tangue
tangue 

chaloupe sous la houle
des songes avachis
tangue
tangue 

a donner le tournis,
absinthe des naufrages
égarés de l’ennui
tangue 
tangue 

brise évanouie
inaccessible rivage
dessinant ton visage
je sombre dans la nuit 

tangue 
tangue

 A en crever les planches
Songes inassouvis
espoir de délivrance
indicible folie


A David

Trop vite, Trop vite,
Saccagé ton visage
Brisés tes os
et ton cœur, piétiné
Broyé sous la carcasse hideuse
du bolide maudit
que tu as tant aimé ...
Perdus les rêves,
ton avenir, effacé
Rayé ton nom de toutes les cartes
au bout de ce virage, a jamais !
Finis les soirées et les jeux de carte,
Les regards doux
vers celle que tu chérissais
Effacé ton sourire
Imprimé dans l’asphalte
noircissant tous les cœurs
de ceux qui t’ont aimé
Cassé !
Tout cassé !
Plus rien ...
Trop vite, trop vite
Plus rien qu’une ombre
derrière toutes nos larmes
celle de ton nom, David ,
à jamais !

23 Juillet 2001


Pensées

Sur le sable de ma plage
avec mes doigts
et un bâton trouvé la
j’ai écris ton nom
Je l’ai entouré de cailloux
morceaux de verre poli
cheveux d’algues et mousse
pour le protéger des vagues
de’ l’impatience et de l’oubli
Je me suis assise la
prés de ton nom ainsi tracé
espérant presque un miracle
de la mer au sable mêlée
De cet écrit la, tu naîtrais
de mes lignes, de mes tracés
m’offrant enfin ton visage
ta main et ton sourire
me couvrant de tes baisers
salés comme l’océan de ton âme..
Mais lorsque j’ouvrais les yeux
la mer avait tout emporté
tout délavé sur son passage
plus rien, il ne restait
que les sillons de mes doigts sages
sur la grève de cette plage
et toi immense dans mes pensées.


 Spleen 

Le jour où la couleur ne naîtra plus de moi
Le jour ou je ne t’écrirai plus aucun mot dans l’ émoi
Le jour où mes yeux ne verront en demain
que la source immuable d’un sinistre destin
Le jour ou ta présence, n’aura plus d’importance
Que ton regard sur moi ne comptera pas plus que ça
Le jour où tout sera vide, plus rien n’aura de sens
et encore moins l’utile  des classiques combats
Je m’en irai dormir sur la plage éphémère
des océans sans fond qui contemplent le ciel
J’irais m’échouer la comme le fait la baleine
perdue et indomptée mais lasse à force d’être
libre comme le vent, la brise et les nuages
mais prise dans l’étau d’une mer limitée, 
un regard trop présent pour suivre l’avenir
un élan trop puissant qu’il vaut mieux en finir
Je fermerai mes yeux , la tête dans le sable
lourde de tout ce poids que j’ai longtemps porté
et je m’éteindrais la comme une douce flamme
le ciel comme plafond et les vagues à mes pieds. 

Prendere il largo

Prendre le large un matin calme

Mettre la grand voile, le cap sur nulle part
Larguer les amarres, lever l’encre infernale
S’en aller sans se retourner 

Et comme le vent, souffler son essence
sur tout ce qui nous entoure, 
balayer les poussières, les noirceurs, 
les colères, effacer tout
tout ce qui nous retient et ce qui nous attache
au bastingage et au garde fou 

Prendre la mer, le coeur téméraire
Quitter les ports d’attache
Libre comme l’air, s’envoler , quitter  terre
Partir n’importe où 

Hisser ton drapeau au mat tout en haut
et partir fièrement, comme un conquérant
découvrir mes Amériques, 
tes Indes lointaines, nos iles incertaines
et enfin  être Nous.


A force de soupirs

A force de soupirs, mes feuilles se soulèvent
transportant tous les mots que je t’avais écrit
vers un ailleurs futile, insouciant et fragile
ou ils paraissent fades et fous, sans intérêt ...
un peu comme les feuilles qui tombent à l’automne, 
annonçant que l’été la bas s’en est allé, 
se posant sur le sol mouillé par la rosée
du matin de l’amour que je n’ai su garder.
Elles iront recouvrir la douce terre aride
de mon cœur trop facile, tût à tout jamais
éteins d’avoir sans doute cru à l’impossible
à l’immense soleil que pour moi tu étais.


Les galets 

Visages connus
de mes amours trop sages, 
sourires perdus
papillons volages ... 

roulent , roulent les galets
sur mes plages inachevées
écumées de regrets
et d’espoirs défunts 

Angoisses égorgées
Tourbillons des corps
emmêlés , sauvages
innommables. 

roulent, roulent les galets
sur mes plages inachevées
écumées de regrets
et d’espoirs défunts.

 Factice illusion
cerclée d’abandon
blessures rouge sang
d’une femme enfant. 

Roulent, roulent les galets
sur mes plages inachevées
inachevées,
inachevées,


L'Arabesque

Je me sens vigne vierge
Lierre ou chèvrefeuille
Enroulée sur tes bras
Agrippée à ton cou
Grimpant autour de toi
S'accrochant à tes branches, 
Je me sens vigne vierge
prés de toi, mon amour

Je me sens coquillage
De la mer accroché, 
Puisant dans tes embruns, 
La force d'avancer,
Arrimée au rocher
sauvage de tes plages
je me sens coquillage
à ton cœur cramponné.

Je me sens arabesque
dans tes toiles bleutées
reliée à ton âme
à tes pensées, nacrée,
lovée dans tes chaleurs
et tes caresses sages
je me sens arabesque
contre toi , enroulée.

Les liens naissent et se forgent
de l'amour de deux âmes
et s'ancrent dans les corps
pour ne plus les quitter.

  Ecrire à l'auteure : lalou68@aol.com

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