TANITA LAMBERI

 

 

 

 

 

 

 

Rêve épouse-moi 

La pénombre s’étire aux cloisons de la chambre. 
En prend possession, noircit l’angle et s’endort. 
Des sanguines de l’âtre il ne reste que l’ambre. 
Les yeux clos je sommeille et fantasme ton corps. 

Ho rêve épouse-moi et glisse avec lenteur 
Sur la chair assoiffée de mon corps alangui. 
Serpente, enroule-moi de parfums enjôleurs 
Souffle la déraison, aussi maintes folies 

Un voile se déchire en volutes célestes. 
Révèle ton visage, un regard qui dévêt. 
Je te vois approcher, je reste sans un geste, 
Le cœur mauve et tremblant j’espère ton baiser. 

En vagues et remous le silence morcelle 
La marée des soupirs, des murmures de soie. 
Bouscule les coussins et froisse les dentelles 
De princesse rebelle ayant trouvé son roi 

Lorsque l’aube viendra tatouer les rideaux. 
Effacer la chimère, éclairer le décor, 
De mon rêve envolé, face au matin nouveau 
Ne reste que l’espoir de m’assoupir encore. 


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Le lys rouge d’Eros 

Cette fleur lumineuse aux pistils de tendresse. 
A la chaude couleur qui en fait sa richesse. 
Pousse en sable d’émois, mémoire de rocher 
Elle est essentielle où règne l’intérêt. 

Le vent de la passion entrouvre un peu ses lèvres, 
Soulève ce jupon qui peut donner la fièvre. 
Exquise et éphémère cette fleur est la vie 
Son aura, sa vigueur font fi du triste oubli 

Un pétale se fait mauve au déclin de la nuit 
Y perle une émotion de rosée éblouie. 
La tige s’est ployée honorant le soleil ; 
Et la corolle efface un pli de son sommeil 

La plante se dessèche en une terre aride 
Mais carmin est le lys à l’aurore timide ; 
L’alizé enjôleur frôle ses étamines 
Redonne sa splendeur, le rouge s’illumine. 

Sur cette fleur Eros a bien écrit cent pages 
Il aime bien souvent la mettre à un corsage. 
Les pétales des mots dansent sur chaque ligne 
De la teinte de sang du pampre de la vigne. 
Puisque l’amour commande 


Prendre la main 
de l’aventure 
Et voir demain 
avec tes yeux 
Puis s’enrouler 
dans la voilure 
Du fin voilier 
des rêves bleus 

Puisque l’amour commande 
Pourquoi lui résister 

De tes caresses 
je suis captive 
A ma tendresse 
je te soumets 
J’ouvre pour toi 
la fleur lascive 
où ton émoi 
vient butiner 

Puisque l’amour commande 
Pourquoi lui résister 


Sous l’arc en ciel 
je deviens vague 
De ton soleil 
darde la dague 
a ma blessure 
Si palpitante 
faite à ma chaire 
Pour toi ardente 

Puisque l’amour commande 
Pourquoi lui résister 

30.01 2006 





Pantoum du crépuscule 

La plage s’endort et soudain se fige 
La montagne ébrèche un bout de ciel noir 
Tout en frôlant la mer l’oiseau voltige 
D’un voile indigo se couvre le soir 

La montagne ébrèche un bout de ciel noir 
Le jonc laisse le vent ployer sa tige 
D’un voile indigo se couvre le soir 
Le soleil aux flots donne son prestige 

Le jonc laisse le vent ployer sa tige 
Se penche une barque sur son histoire 
Le soleil aux flots donne son prestige 
Perdu le rocher est verni de noir 

Se penche une barque sur son histoire 
La vague apporte au sable ses vestiges 
Perdu le rocher est verni de noir 
La plage s’endort et soudain se fige 






De soleil et de mer 

De soleil et de mer ma peau est caressée 
Au sable tiède et doux, pieds nus j’aime flâner 
Je contemple une mouette 
Dont l’ombre se projette 
Sur le rocher perdu où la vague se meurt 

D’immensité trop bleue mon regard est noyé 
D’embruns, de souvenirs mes larmes sont salées 
Les ajoncs se soumettent 
Au vent qui les maltraite 
Sur le dos de la dune il reste encor des fleurs 

Je vais le nez dans le vent ivre de liberté 
Des algues sur ma jupe et mes cheveux mêlés 
L’ombre devient violette 
Le chant d’une alouette 
Parle de cet amour qui fait battre mon cœur 








Les chevaux de mes rêves 

Ils chevauchent à travers mes rêves, 
Les chevaux qui hantent mes nuits 
Leurs galops rejoignent la grève 
Où la vague borde mon lit 

Ils traversent la plaine liquide 
Aux sillons des flots indigo 
Ils sont libres, sans selle sans guides 
De l’écume moussant aux sabots 

Leur échine accroche la lune. 
La crinière arbore l’étoile 
Qui les guide à travers les dunes 
Dans le sable aux éclats d’opale 

Le matin les voit dans la plaine 
De la course encore écumant 
Ils reposent, songent à la prochaine
Chevauchée dans le vent






A vous 

Vous dont les nuits sont livides 
d'avoir logés tant d'insomnies. 
Vous dont les journées sont vides 
d'errer en quête d'un ami. 

Vous vivez dans le silence 
des quatre murs d'une prison 
sans l'ombre de la présence, 
d'épaule pour poser le front. 

J' aimerais envoyer l'ange 
qui d'un coup d'aile, porte l'amour. 
La fée de lumière qui change 
les oripeaux en beaux atours. 

Je voudrais semer d'étoiles 
votre regard qui s'est éteint, 
faire de rubis, d'opales 
les pierres de votre chemin. 

Vous les êtres en détresse 
sachez bien que je vous aime. 
N'étant pas fée, ni princesse 
pour vous je n'ai que ce poème. 







Je veux poser mon cœur... 

Je veux poser mon cœur au vol du goéland 
Pour afin qu'il s'endorme au doux nid de l'amour. 
Et déposer ma lèvre aux arpèges d'un chant 
Aux les notes s'élevant du serein jusqu'au jour. 


Je veux poser ma tête au coussin ténébreux 
De la nuit étoilée qu'elle veille sur mes rêves. 
Et poser mon regard sur un nuage bleu 
Pour qu'il fasse tomber la rosée sur mes lèvres. 


Déposer mon parfum sur le souffle du vent 
Pour qu'il aille se fondre aux corolles des roses. 
Je veux plonger mes doigts dans le ruisseau chantant 
Et qu'il frôle et câline un galet trop morose. .. 







Donne moi ton regard

Donne moi ton regard que j'y plonge mon âme. 
Et donne moi ta bouche, assoiffées sont mes lèvres. 
Donne moi ton soupir aux braises de la fièvre 
Qui torture mon corps, sous tes doigts qu’il enflamme. 

Donne moi ta chaleur, quand ma vie tourne au Nord 
A tes paumes ouvertes je dépose mon cœur 
Donne moi le pistil qui fait ouvrir la fleur … 
Donne moi la tendresse pour que j'y croie encore. 

Donne moi ta semence, et j'enfante l'amour, 
Pour mon ange d’argent j’aurais des cheveux d’or 
Donne moi ton destin et j’évince la mort 
Et donne moi tes bras pour m’y blottir toujours 

Je te donne mon corps pour en faire un jardin. 
Ou tu peut butiner chaque fleur, chaque fruit. 
Te pencher à ma source, ou s’irrigue le puits 
Tu boiras confondus ton plaisir et le mien. 







Nos rendez-vous

Nos rendez-vous devant la toile 
Sont a présent dans les étoiles. 
Dans le velours des galaxies 
Sont connectées nos longues nuits. 

Nos rendez-vous au lit des pages 
Sont a jamais dans les nuages. 
S’accrochent aux flèches du soleil. 
Se tressent aux pampres de la treille.. 

Nos rendez-vous sont dans nos mots 
Quand un violon joue l’adagio. 
Je te retrouve chaque fois 
Qu’un oiseau chante dans le bois. 

Aux vagues sont nos rendez-vous. 
Ils dansent au gré de bleus remous. 
Nos duos voguent sur la mer 
Puisque tu as quitté la terre. 








L'aventurier 

En joignant sa guitare à l’orchestre du vent, 
Il va de mont en plaine, aux néons d'une ville. 
Illumine son rêve où son coeur prend asile 
Enlacé à sa ronde et tressé à son chant. 

Enfant de l’aventure, au lit des fleurs l’amant, 
Il butine en chemin la corolle fragile. 
Illumine sa nuit, au matin se faufile, 
Envoûté des parfums apportés par l’autan.. 

Illusionniste allant comme le flot sur l’île. 
Il s’en va et revient, de passion en idylle. 
Enjolive l’ailleurs sans goûter le présent. 

Illusoire utopiste en sa quête fébrile, 
Entre espoir et désir d’un éternel printemps, 
Il verra son hiver sonner au campanile.






 



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