herve guelpa

Hervé Guelpa

 

 

 

 

A jamais,


 A jamais dans son cœur,

J’ai trouvé le bonheur.

La lumière, la lueur,

Qui remplie de douceur.

 

A jamais dans la nuit,

J’ai trouvé mon envie.

De la vie qui se vie,

Mon amie me l’a dit.

 

A jamais dans l’amour,

J’ai vécu en ce jour,

Un si tendre séjour,

Un voyage, un labour.

 

A jamais dans mon âme,

J’ai vu cette lame,

Qui me fend, me profane,

Me réduit et s’exclame.

 

Mais demain si tu veux,

Mais demain si il pleut,

Nous vivrons tous les deux,

Des instants merveilleux.

 

 

 

 

Mon amie Dany

 Mon amie Dany m’a dit,

Pose ton trouble sur tes écrits,

Et demain tu verras tes tracas,

Comme autant de sottises, de bla-bla.

 

Mon amie Dany m’écrit,

Toutes les lames qui transpercent sa vie.

L’espérance éternel cultivée,

Devinez où elle peut la puiser ?

 

Mon amie Dany à vie,

Se promène et s’échappe, quelle souris !

Gare à toi si j’attrape ta p’tite queue !

Connais-tu ce diable mystérieux ?

 

Mon amie Dany je jouis,

Quand je couche avec toi, …oh oui !…

Cette angoisse qui gamberge,

Sur une belle feuille vierge.

 

Mon amie Dany t’as lu,

Si gaiement ce p‘tit ver perdu,

Le charmant te ravi et j’adore,

Sur tes lèvres l’émotion vaut de l’or.

 

Mon amie Dany ton art,

Notre amour qui voyage quand tu pars,

A Paris, tu conquiers cet esprit,

Du pèlerin qui gravi, qui grandi.

 

Mon ami Dany t’es ma,

Rimeuse élue et il sort de ta voix,

De si belles mélodies,

Qui ressemblent au paradis.

 

Mon amie Dany dans l’air,

Véhément du cantal tu te terres.

Je trouverai ton fleuve,

Qui rejoint cette belle fleur.

 

Mon amie Dany tu vois ?

Mon amie Dany tu crois ?

Tes amis Dany sont là !

Mon amie Dany, … c’est toi !

 

 

  

A corps

 

La lumière dispose de tes courbes.

Tu joues, tu fuis mais pas de doute,

Tes envies qui affleurent te trahissent,

Je les sens sous mes mains qui caressent.

Le langage de ton corps, quel appât !

Cette envie sans limite, connais pas !

Mon corps d’accord, …

Ton corps encore, …

J’attends, … , tu es une pâture,

Riche et pleine de verdure.

Si grâce qu’elle appelle à l’orgie,

Des démons cachés, d’un temps fini.

Douceur de câlins malins et coquins,

Miam, miam le festin, … quel destin !

Amour de ton corps à cœur,

Plein de couleur et d’odeurs de bonheur.

Au lit, … chaleur, douceur,

Ailleurs, … la peur.

Je veux ton corps que tu m’offres sans pudeur

Je veux ton cœur que tu caches avec ardeur.

Tous les préliminaires de l’amour,

Et, …, l’amour,

 

Ta sueur avec la mienne,

Ta moiteur pleine de sel,

J’exulte.

 

Moi contre toi,

Ma langue dans toi,

Je jubile.

 

Tes lèvres pour rugir,

Célèbrent le plaisir,

J’agonise.

 

Je suis toi, …

Tu es moi, …

Je jouis.

 

Tu te loves dans mes bras,

Je te couvre d’ébats,

Tu pleures…

 

 

 

 Délice

 

Délice, … la forêt de ton charme que tu m’offres sans pudeur.

Je promène mon esprit, mon corps sur ses douceurs.

Les feuilles qui s’écartent dans un souffle,

Me découvrent ta peau si blanche, si souple.

Supplice, … tes désirs incompris, si longtemps refoulés,

Apparaissent en flashs, dans tes rêves cachés.

Les brindilles qui supplient quand je marche,

Me racontent cet envie qui se fâche, qui se cache.

Malice, … le jeu de l’amour, bondi et ri,

Le taquin, … le malin, … tu es prise et tu cris.

Erudit du plaisir, … la brise, …

S’engouffre dans ton lit, et, … surprise !

Factice, … les excès qui résonnent en écho,

Dans le noir, le néant de tes maux.

Tu le cherches, tu le crois, tu le vois,

L’espoir, toujours, est porteur de ta croix.

Cerise, … le goût de tes caresses,

Je sens tes doigts qui circulent et me pressent,

De venir te rejoindre dans le creux de chaleur,

Qui envahi ton corps, je résiste et j’ai peur.

Calice, … tu m’offres, … tu m’abreuves de ton aura, 

Il n’a d’égal ébats que la force du combat.

Tu crois soudain aux sirènes, aux châteaux de l’oubli,

Quand enfin je rejoins tes envies.

Je glisse, … avec toi, dans cette rivière du désir,

Qui engloutie les malheurs, les soucis, les martyrs.

Le grand froid se transforme en chaleur torride,

Qui du soir au matin, nous libère de nos brides.

Caprice, … ou folie, … j’ai rougi dans le feu,

D’une étreinte amoureuse qui nous prend tous les deux.

Tu ruisselles de parfum et tu vibres comme une corde,

Si tendue qu’elle se rompt à la moindre discorde.

Complice, … les instants, … tu dors, … j’adore.

Je parcours tes sentiers dans le calme, … encore.

Tu frémis, … j’accoure, … c’est un piège !

Ta chaire me répond mais ce n’est qu’un mirage.

Dommage …

 

 

 

Dia passion

 

Aujourd’hui est le jour qui réuni en son sein,

Les variations de l’amour qui me donnent en destin

Tant d’espoir de bonheur

 

Aujourd’hui est le jour d’une mélodie curieuse,

Qui résonne en moi des tourmentes mélodieuses

D’une vie de douceur

 

Aujourd’hui est le jour des éclairs silencieux,

Qui inondent la passion des cœurs amoureux

Et rempli de pudeur

 

Aujourd’hui est le jour que l’écho a choisi,

Comme diapason du sonneur averti

Au lendemain du malheur

 

  

 

Dix ans

 En dix ans tu découvres ce monde,

Aussi grand, d’une couleur profonde,

Qui se fond dans la ronde,

Du temps qui passe, qui lasse et vagabonde.

 

Criant tes humeurs, tes joies, tes peines,

J’entends ton cœur qui bat et qui t’emmène,

Où t’inspire ta raison, ta passion,

Tu rejoins ton guide, ta maison.

 

En dix ans tu découvres le temps,

Le bon temps qui te mènera longtemps,

Le temps d’une vie, le temps de vie qui te conduit,

Des sourires aux rires de tes envies.

 

Médisant, éloigne toi de ce pas,

Que je prends pour montrer la voie,

Mon ami de toujours reste sourd,

Ces sirènes ne sont que larmes de l’amour.

 

En disant que l’on t’aime si fort,

Tu ressens en toi tout le réconfort,

Qui t’apaise et te guéri des soucis,

Belle douceur, belle couleur, beau rubis.

 

Demain, main dans la main,

Tes envies se transforment soudain,

En autant d’étoiles dans un ciel lumineux,

Qui scintillent pour toi, c’est merveilleux.

 

 

  

Guerre et toi

 

Guerre et toi, que fais-tu, que sens-tu ?

Tu naquis, tu vécus et revis toute émue,

Tes pleurs, tes peurs, tes douleurs,

Tes sens trompés par ces horreurs.

 

Guère de toi ne peut croire les écrits de ce livre,

Qui ne parviennent à t’offrir ce délivre,

Pour te rendre la naissance,

Et t’épargner les souffrances.

 

Guéris toi si l’envie est plus forte,

Que la vue de cette morte,

Qui t’appelle sans cesse,

Comme l’amour d’une déesse.

 

Toi la guerre du monde,

Efface tes traces immondes,

Tes angoisses ne nourrissent que la haine,

De ne pouvoir un jour briser tes chaînes.

 

Naguère, … tu crois meilleur ?

La nuit passée du monde d’ailleurs !

Tu recueilles les complaintes incessantes,

Qui brisent ton cœur en autant d’étoiles filantes.

 

Gare à toi dans ta voie que tu crois,

Si promise, si exquise mais qui croise,

Les violents qui te volent les moments,

Insouciants de joies, de l’esprit d’un enfant.

 

Paix et moi c’est l’amour qui m’aspire,

Sans râleur, sans détour, sans le pire,

Le fakir du mal se déjoue de ces pièges,

Des bêtises infinies qui chevauche le manège.

 

 

 

  

Joli pipo

 
Joli pipo se promène et tient debout.

Il nous amène loin du cours et des boues,

De la rivière tortueuse et insouciante,

Qui abrite tous ces crocodiles somnolents.

 

Joli pipo aime bien les chevaux,

Qui courent sur le terreau,

De l’arène lumineuse et bien pleine,

Des gens de jeux, des gens de peine.

 

Joli pipo est un oiseau multicolore,

Qui se démarque toujours et encore,

Des choses indues, des bruits infâmes,

Du monde de brutes rempli de flammes.

 

Je l’ai revu, il m’a parlé,

Je l’ai aimé, il m’a consolé.

Il m’a nourri du sang de la vie,

Qui jadis m’était promis.

 

Je l’ai suivi dans les entrailles,

Du monde réel et très banal,

Qui attise toute cette haine,

Odeur de sang et bruit de chaîne.

 

Il m’a conduit auprès du sage,

Qui aime l’amour et le partage,

Des choses simples et agréables,

D’un songe, d’un signe sur une page.

 

 

 

 La si tu de

 
De la à la les notes s’égrènent,

Dans le porte-monnaie des étrennes,

Du musicien insouciant,

Qui joue en mendiant,

Dans la rue noire et sombre,

De l’hiver de ses décombres.

 

De si à si les espoirs s’envolent,

De voir l’image qui rigole,

De l’homme tellement libre,

Que tout le monde vibre,

Sous les lumières bleues,

D’un plateau merveilleux.

 

De tu à tu on le reconnaît,

Cet ami qu’on aimait,

Qui ancrait nos visions,

Dans la pierre, la passion

Du rire et des songes,

D’une vie sans mensonges.

 

De de à de, ton visage grimace,

D’attendre le temps qui passe,

D’être pris dans sa nasse,

Qui t’étouffe et t’enlace,

De regrets et d’oublies,

Que ta vie a ressenti.

 

De las à las, il semble interminable,

Le chemin misérable,

Que tu suis les yeux fermés,

Sans savoir où il va te mener,

Et qui t’embourbe dans le néant,

Quand tu t’arrêtes sur ton séant.

 




La mère veille


Elle est belle cette chaleur intense,

D’une mère qui veille sa descendance.

Calme, sereine, elle est là tous les jours,

Vaillante comme une louve qui couve,

Qui nourrit, rassure et protège,

Des ombres malfaisantes, d’une vie pleine de pièges.

 

Bien heureuse cette merveille,

Qui grandit et s’émerveille,

De ce monde inconnu,

De ces choses jamais vues,

Qui l’inondent d’images,

Sans détours ni mirage.

 

Ton cœur se forge avec le temps,

Des certitudes de ces gens,

Qui te guident, te montrent et te rappellent,

Que tu ne peux pas manquer à l’appelle,

Quand l’heure du destin sera la,

De montrer ton attachement avec fracas.

 

Demain, ce feu qui t’a si souvent réchauffé,

Brûlera ton corps tout entier.

Dans une grande lumière jaune,

Qui réjoui les âmes sombres et pauvres,

Il t’emportera loin de nous,

Sans espoir de retour.

 

 

 

 

La poème infernal des sens insoumis  

 

 

 

 

Sens cibles

 
J’ai lu ce temps,

Ce temps, cet encens.

J’ai vu son rite, son rythme,

Recouvrir d’un voile sa vie.

J’ai vu son triste et terrible engouement,

Du regain d’envie du retour d’un amant.

Comment savoir ce qui nous entoure,

Quand on voit au loin tout cet amour.

 

J’ai bu ce vent,

Qui entend, qui répand,

Avec toi, ce parfum de sa voix.

Quant aller au son qui larmoie,

Recouvrir la vue de cette vie,

Qui soudain ressurgit.

 

Je sens ton profond,

Ton prénom, ton renom,

Envahir ton espace,

Qui demain te repasse,

Lentement dans le cœur,

Les images de douleurs,

Du tant précieux malheur,

Du temps furtif bonheur.

 

J’entends les lueurs,

Briller en couleurs,

Tout au long de ton corps,

Tout au court de ta mort,

Cette danse qui te couvre,

Du linceul de l’amour.

 

Je vois ton écrin,

De douleur, de chagrin

Enfermé dans ta main qui garde le mystère,

D’une vie insouciante et longtemps solitaire.

Pour demain à jamais tu seras,

Celle qui sait, et qui voit de là bas,

Les matins sans satin,

Les aiguilles sans sapin.

 

 

 

 

 

La tour ment

 

Qu’il est beau cet endroit,

Où s’élève dans le ciel,

Les remparts de la foi,

Dans un monde partiel.

 

De sucré à salé,

la dérive de ce cours,

Rend les instants volés,

Au printemps qui s’écoule.

 

La lueur du matin,

Où naquit notre amour,

Me rempli de chagrin,

Et étame la gravure.

 

Quelle vue ? Quelle vie ?

Verra dans ce détour,

Des mots si dégourdit

Qui guérissent de l’amour

 

 

 

 

 

L’art triste

 

Toi l’artiste qui crée et dévoile tes charmes,

N’oublie de parler à ton âme.

L’expression de ton cœur prédomine,

Sur ta vie, ce champ de mines.

 

Peux-tu vivre, transmettre et mourir,

Dans l’art de tout reconstruire ?

Ton tableau si souvent lacéré,

Saigne en rivière qui transporte ces années.

 

Je te pardonne, t’absous de tous les péchés,

Tant ce cri montre ta beauté.

N’ajoute pas de ton sang, de tes pleurs,

Aux ricanements des moqueurs.

 

Ne craint pas la lumière de la vie qui revient,

En dansant autour d’un futur incertain.

Ecoute tes désirs, tes envies de survie,

Qui te tracent un chemin d’érudit.

 

Parle toi, parle moi, parle lui,

Et demain il sera ton ami,

Comme jamais dans tes rêves déjantés,

Tu n’as pu l’imaginer.

 

 

 

 

 

Le dernier mot

  

Les mots absents qui vont et qui viennent,

Blessent le sommeil de ta peine.

Les mots lointains du temps qui s’efface,

Oublient que tu es si lasse.

 

Les longs mots de ton cœur assourdi,

Recouvrent la douceur de ta vie.

Les gros mots de ton corps assouvi,

Dérangent la tiédeur de ton nid.

 

Les mots du cœur de l’ami oublié,

Réveillent les cris éloignés.

Les mots discrets de ton souffle,

Te fatiguent et t’essoufflent.

 

Les mots d’une page,

Que tu lis et partage,

Apaisent la blessure,

De cette terrible salissure.

 

Les premiers mots qui éclairent,

Le foyer ou tu te terre,

Rendent la vie du solitaire,

Si précieuse et solidaire.

 

Le dernier mot qui résonne,

Dans le cours de personne,

Me somnole et m’éperonne,

Il est l’heure que tu sonnes.

 

 

 

  

Le pin blanc

 

La montagne nous attire, nous appelle, nous enlace,

Elle est là, majestueuse, quelle grâce.

Qui gravit ses sentiers et s’éloigne des cités,

Peut rêver entrer dans la douce sérénité.

 

Je connais ce bel arbre qui vit et se cambre,

Sous la neige et la bise, le courage de l’homme tendre.

Le pin blanc de l’hiver nous caresse de son ombre,

Tantôt vert, tantôt blanc comme une belle colombe.

 

Souvent seul, jamais triste, il accueille ses amis,

Qui le prennent pour un père et y construisent leur nid.

Tout alors peut changer en vacarme incessant,

Du bonheur qui grandi comme les cris des enfants.

 

Rayons jaunes, rayons rouges, le soleil nous surprend,

Quand il joue dans les branches, tous les jours je l’entends.

Il m’invite au repos après cette longue marche,

Je partage mon pain blanc que je sors de ma poche.

 

Mon ami j’ai sué, pour te voir, te parler,

Tu es loin mais ta grande sagesse m’a porté.

Tu choisis cet endroit si aride et si froid,

Que nul ne peut croire dans la beauté de ta foi.

 

J’ai tenté mainte fois d’attirer ton amour,

Toi qui donne tant de choses par passion pour toujours.

Aujourd’hui je te crois quand le sommeil m’attire,

Cette leçon me protège de tous ces vampires.

 

 

 

 

L’un variable

 

Tu varies et te charges de l’oubli,

Des saisons qui passent,

Qui butinent et fracassent,

De chagrin tes envies.

 

Tu me mens et maintien fermement,

Qu’il est loin ton bonheur,

Qu’il t’écrit en douceur,

De le rejoindre au firmament.

 

Tu te sauves et disposes,

D’une vie sans amertume,

Pleine de joie et de fortune,

Qui t’attend et te repose.

 

Tu me caches et me lâches,

De tes mains tremblantes,

Vers un destin chancelant,

Qui ressemble au miracle.

 

Tes désirs tant de fois comblés,

Reposent sur la vague,

De celui qui te drague,

sur cette plage sablée.

 

 

 

 Pâleur

 

Pâleur …, la couleur du temps, la couleur du leurre,

La douceur du vent qui emporte tes malheurs.

Menteur …, tu découvres les lentes et lointaines rumeurs,

Qui hier t’enveloppaient de toutes leurs saveurs.

Farceur …, cet élan trompeur du fond du cœur,

Le baigneur de ton être perdu et boudeur.

Joueur …, cet esprit vagabond, plein de couleurs,

Qui t’éprends et t’élève en hauteur.

Pas l’heure …, de redire et maudire tes humeurs,

Dans la sphère de celui qui pleure.

Tourneur de vie, faiseur de mots, tu meurs …,

Si ta vie n’a de sens que celui que tu pleures.

Porteur d’espoir, tisseur de gloire, la peur…,

Ton amie de toujours te soulève l’intérieur.

Ailleurs …, meilleur…, crois-tu ce hâbleur ?…,

Qui invente et t’évente le parfum du moqueur.

Rouleur …, tueur …, le mensonge éponge la douleur,

Du film qui t’enveloppe et fait fie des profondeurs.

Penseur …, peseur de maux, de troubles mineurs,

Tu es l’empereur des songes de tes clameurs.

Meneur où vas-tu sur ton astre porteur?

Qui ne compte que toi et tes visions de mœurs.

Lutteur …, tu te lasses quant tu vois le butineur,

Des mots qui passent, qui bondissent en parleur.

 

Vainqueur du temps, du présent et de l’heure,

Maintenant que tu vois ses lueurs,

Crois aux bienfaits de la lumière du bonheur.

Tu as rêvé, espéré, imaginé son odeur,

Que ton guide t’offre sans pudeur,

Le loueur de ta voie te ravi en ardeur.

 

Planeur

 

 

 

Le dernier ver

 

Englouti dans l’oubli, j’ai erré dans un verre,

Qui raconte ces histoires de bonheur à me plaire.

La couleur de son fond me rappelle tes jupons,

Qui naguère tournoyaient sous la brise de tes monts.

 

Rouge ou blanc, jaune ou vert, l’arc en ciel est battu,

Par autant de beauté qui m’envoûte, … t’es foutu.

Dans ses bulles qui toujours, se relèvent de nul part,

J’ai perdu mes espoirs de gravir tes remparts.

 

Je le crois si riche, si ami et pourtant,

Il m’enivre sans me dire les méfaits de son chant.

Je plane, je ris, j’oublis les soucis de la vie,

J’oublis la vie, simplement, pour partir ravi.

 

Dans un monde parallèle, je te croise sans te voir,

Toi le jour qui transporte, tout l’ouvrage, toute la gloire.

Qu’ai-je été pour toi ? comment peux-tu m’ignorer ?

Moi qui t’ai tant donné, mon esprit, ma santé.

 

Une effluve qui caresse tous mes sens se répand,

Dans mon corps, dans mon âme et soudain je surprends,

Cet être solitaire, vagabond et malade,

Qui ne crois que la guerre les démons, les tornades.

 

Tu te casses de ma vie joli verre sans ennui,

Toute la crasse que tu verses dans la grande nostalgie,

N’a d’égal rapace que ces cris qui gémissent,

Au fin fond de la nasse des malheurs qui périssent.

 

Ton cousin de parole est de grand réconfort,

Il sait lire, il sait rire et me hisse loin du sort,

Que tu cherches à me vendre, la torture sans remords,

Qui t’envahi toujours en marchand de décors.

 

Dernier verre t’es jaloux, je te hais et tu penses,

Que j’écris ton oubli pour guérir de ces transes.

Je t’invite à la fête d’un ami, c’est mon père,

Qui partage le plaisir suave d’un dernier ver.

 

 

 

 

Vingt minutes

  

Vingt minutes pour qui passe,


Vingt minutes pour la rime,

En souvenir de ton mime,

Qui ravi à merveille,

Mes envies de soleil.

 

Vingt minutes pour la frime,

De tes envies taquines,

Qui soudain ressurgissent,

Dans cette nuit de caprices.

 

Vingt minutes pour te lire,

Te mentir, t’engloutir,

Dans le profond lagon,

Des eaux bleues du fin fond.

 

Vingt minutes quand soudain,

Apparaissent au lointain,

Les traces du matin,

D’une nuit sans chagrin.

 

Vingt minutes qui effacent,

Les vingt lignes sur la feuille,

Du recueil de l’écueil.

 

 

 

 

Viol de mots

 

Dans un cri qui gémit de l’oubli,

J’ai envie de te dire le mépris,

Qui inonde le parfum de ma vie.

 

Quelle douleur qui jamais ne s’échappe,

Rend mon cœur aussi lourd qu’une chape,

Que personne n’est venu à la frappe.

 

La tristesse d’une nuit sans étoile,

Me recouvre de cette terrible toile,

Des espoirs envolés dans les voiles.

 

J’ai levé cette armée dans le pré du combat,

Pour vaincre et convaincre ta loi,

De ne plus me prendre pour ta proie.

 

Tu es sourde et ignore mes sanglots,

Mon appel, la souffrance de mes mots,

Qui gémissent et résonnent dans les maux.

 

Toi la vie, toi l’amour,

De maintenant à toujours,

Garde à toi cette mort,

Qui m’entraîne trop fort,

Dans l’errance

De la désespérance.

 

 

 

 

 

Vol de maux

 

La torture infinie de ton être te blasphème,

Le repli de ton âme ne durera qu’un règne,

D’une lenteur certaine.

 

Quel est ce volage qui apparaît en voilage,

Et inspire tant de maux tant de pages,

Viens à moi bel ouvrage.

 

Mon envie de ce sage étourneau,

N’a de cesse de mêler tous ces mots,

Aux confins immoraux.

 

Je l’ai vu, je l’ai lu, je l’ai cru,

Cet oiseau de malheur inconnu,

Qui jamais n’est revenu.

 

Dans un deuil incertain, jamais achevé,

Je ne l’ai que rarement retrouvé,

Et il m’a si souvent enlacé.

 

Mon étoile m’a écrit,

Dans un souffle, dans un cri,

Plus d’une fois tu pourras,

Trouver la voie,

Trouver le pas,

Qui te mène a l’aura.

 

 

 

 

Zen

 

Prends pour toi, bel oiseau, cette vie

Qui te blesse, te ravi de l’envie,

D’une odeur de bonheur infini.

 

Laisse toi, belle déesse, te couvrir

De satin, de douceur du martyre,

Qui exhume une vie de délires.

 

Crois toujours, jolie pousse, au rayon

Qui t’accueil, dans la maison

Des recueils de l’amour en passion.

 

Il est beau le chemin,

Qui te mène au chagrin.

Et nourrit les espoirs,

D’une vie pleine de gloire.

 

Il est haut le ciel bleu,

Qui te rend amoureux,

Des éclairs de la vie,

Des éclats de l’oubli.

 

Toi l’enfants de l’amour, je te donne en partage,

Les plus belles histoires comme unique héritage.

Et demain si tu veux, loin de toi, loin de moi,

Nous irons amoureux, au sommet de mon toi.