Salle Grande- Ourse


Essai



Un Dimanche sous le signe de Mercure

Le soleil écrasait son insolent mercure
Les tentures de plomb nous préservaient de l'ombre
Paris était vide, bien à l'abri des voitures
Avions-nous oublié la perfidie des nombres ?

Un dimanche glacial nous invitait cependant
A nous écarter de nos préoccupations
Jamais la Mort n'aura pardonné aux vivants !

Va, petite, quitte nous pour d'autres aventures
Car rien, avec toi, n'a jamais été sombre
Tu as toujours rêvé de choses belles et pures
Nous serons toujours accrochés à ton ombre

Que dire de plus, sinon que nous aurions aimé
T'apporter la chaleur que le temps imposait
Laissons-le nous permettre encore de t'embrasser

Christophe Le Gall

 

 

 

 

La voûte

Tout doucement, la plume
Aux couleurs triste de la brume
Laisse dans le recoin de la voûte
S'écouler sur les pierres, des gouttes

Ce sont des gouttes indélébiles
Tout comme les jolis fossiles
Ce sont des mots incompréhensibles
Mais à certains yeux, la lecture est possible

Elles vivent dans les entrailles de la pierre
Comme elles fusionnent sous la lumière
Ce sont quelques gouttes incrustées
Sous des regards bleu azurés

Elles s'éternisent au fil du temps
Comme elles dansent au gré du vent
Ce sont de fines gouttes bleutées
En partance vers l'éternité

Elles ne peuvent disparaître de la terre
Comme elles ne peuvent renaître de l'enfer
Ce sont des mots écrits avec quelques gouttes
D'une encre indélébile sous la voûte...


Écrit par @ Jenny

- 2005 -

 

 

La Rumeur
Qui vient de la ville

La rumeur nous vient
De la ville.
Elle avance, se gonfle,
Portant au devant d'elle
Nouvelles ou calomnies.

La rumeur qui vient
De la ville
Emporte les chants
Les bruits et ...
Les odeurs aussi.

La rumeur qui vient
De la ville
Retournera, sans bruit,
Son chemin parcouru,
Vers la source d'où elle est venue.

Madeleine Chambon

 



MURMURES. DES JOURS
A : K.KHATABI

.Fille obscure des jours d'antan
Je ne fais que retourner les pages
Revivre de mes anciens souvenirs
Les digues de nos entrevues sont rompues
Et la vétuste passerelle entre nous
Vient de sombrer brusquement
Emportée par les dernières crues
J'escalade souvent le promontoire
Qui plonge dans les bras des prés fleuris
Scrute toutes les allées de l'alentour
Les minimes sentiers escarpés
Dans l'espoir de te voir surgir. !
D'hier il n'y a plus de mémoire
De ton parfum point de senteur
De tes pas fébriles nulle trace
Je revois notre lac solitaire
Les cèdres ne se rappellent plus
L'onde mouvante ne donne plus de reflet
Je m'enfuis dans les bras des ombres
Chevauche à légère des moments de nostalgie. !

.Fille obscure testament de mon passé
Ô cour qui s'étouffe dans l'absence. !
Je lacère le visage des lettres dorées
Les images floues de nos mille randonnées
Le feu qui crépite dans l'âtre de la vie
Ne peut rendre à mon corps sa chaleur
Ne peut permettre à mes yeux leur clarté. !

Je veux vivre dans l'écrin de l'oubli
Et finir par tout enterrer
J'ai rebâti ma demeure au flanc de l'errance
Effacé des murs ébréchés toutes les empreintes
Hélas, il suffit d'un rien. !
Pour sentir l'esprit de ta présence
Tes pas légers qui glissent sur le parterre
Telle une brise sur la face de l'onde
La douceur de tes mains qui éveille les objets
La cambrure d'un corps de félin
Et ton rire qui éclaire les parois du silence

.Et tu reviens de loin 
Fille obscure, rose fanée hors saison
Ton corps plié avant terme
Ta voix a perdu son meilleur éclat

Et ta démarche est devenue hésitante
Tes cheveux qui convoitent la nuit
Ne se balancent plus lors de tes passages
Tu es de retour avec tes peines
Avec des sillons sur ton beau visage
Et tes yeux ne pétillent plus
Tu sanglotes dans ton isolement
Et de temps en temps tes soupirs
Viennent se fracasser aux murs sans échos
Tes mots retrouvent enfin la cadence
De sortir en cascades étouffées
Tu te vois dans la voie de ton séjour
De tes nouveaux voyages.
Peux-tu me pardonner ?
Réveiller un cour qui couve toujours
Je suis partie à la dérive
Comme un cerf-volant aux mains du vent
.Plus, plus rien. !
Une statue d'airain fracassé
Qui glisse de son socle
Et qui gît en dehors du temps. !

L'arbre caduc a perdu toutes ses feuilles
La source a oublié ses débits
Je m'éloigne, enlace un corps pesant
Vis des siècles parmi les rêves avortés
La lune sourit quelque part
Dans l'univers des dunes en mouvement
Seul dans mes peintures inachevées
Je décide d'éteindre l'ultime lumière
Pour rejoindre un lit souvent. déserté

© kacem loubay
Samedi 12 Mars 2005
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive





LE POÈTE.

Il est là, il est ailleurs.
Adossé aux vestiges du temps
Gardien de tous les patrimoines
Il serpente les flancs des montagnes
Garde la falaise contre l'oubli
Contre l'érosion de la mémoire
Il prend sa source dans ses pensées
Accompagne la brise dans sa course
S'infiltre comme une ombre
En traduisant ses errances.
Des fois il vit en solitaire
Un ascète qui essaie de s'oublier
Des fois il est parmi les autres
Perdu dans l'anonymat des méditations.
Il est une silhouette en filigrane
Un arbre qui pousse partout
Une eau qui ne tarit jamais
Il est le silencieux, le rêveur.
Il n'a pas d'attache fixe
Il est libre de circuler comme le vent
De franchir toutes les frontières
D'atteindre toutes les dimensions
Il n'a pas besoin de visa.
Il peut crier, vivre, créer son monde
A la mesure de ses ailes mouvantes
Il chevauche sa fertile plume
Croise le fer à la fluidité de l'encre
Il peint les horizons les plus lointains
Les mers les plus profondes
Les lacs inconnus des explorateurs.
On ne peut lui mettre de bâillon
Ni lacérer le parchemin de ses visions
Ni lui enchaîner les mains et les pieds
Ni le réduire au silence.
Il est la révolte personnifiée
Il est là, il est ailleurs : lui l'inconnu. !
Il fait naître les notes colorées
Les musiques sacrées des transes
Il donne aux arbres dénudés les feuilles
Aux rosiers fanés les arômes
Au désert le mouvement des dunes
Aux palmeraies la quiétude de l'espace
Il fait avancer et reculer le temps
Ramer sans rame à contre courant
Fait chanter les oiseaux muets
Fait étinceler les eaux stagnantes
Si on se penchait sur lui. ?
On découvrirait un autre être
Quelqu'un qui vivait d'incompréhension
Quelqu'un qui vivait dans l'âme des autres.
Il est là, il est ailleurs, il est partout.
Il est le solitaire, il est le rêveur.
Il est le peintre de l'ombre
Qui ne fait que peindre ses sentiments
De la diversité de ses mille. évasions

© Kacem loubay
Samedi 7 Févier 2004
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive 







MURMURES. DES JOURS
A : K.KHATABI

.Fille obscure des jours d'antan
Je ne fais que retourner les pages
Revivre de mes anciens souvenirs
Les digues de nos entrevues sont rompues
Et la vétuste passerelle entre nous
Vient de sombrer brusquement
Emportée par les dernières crues
J'escalade souvent le promontoire
Qui plonge dans les bras des prés fleuris
Scrute toutes les allées de l'alentour
Les minimes sentiers escarpés
Dans l'espoir de te voir surgir. !
D'hier il n'y a plus de mémoire
De ton parfum point de senteur
De tes pas fébriles nulle trace
Je revois notre lac solitaire
Les cèdres ne se rappellent plus
L'onde mouvante ne donne plus de reflet
Je m'enfuis dans les bras des ombres
Chevauche à légère des moments de nostalgie. !

.Fille obscure testament de mon passé
Ô cour qui s'étouffe dans l'absence. !
Je lacère le visage des lettres dorées
Les images floues de nos mille randonnées
Le feu qui crépite dans l'âtre de la vie
Ne peut rendre à mon corps sa chaleur
Ne peut permettre à mes yeux leur clarté. !

Je veux vivre dans l'écrin de l'oubli
Et finir par tout enterrer
J'ai rebâti ma demeure au flanc de l'errance
Effacé des murs ébréchés toutes les empreintes
Hélas, il suffit d'un rien. !
Pour sentir l'esprit de ta présence
Tes pas légers qui glissent sur le parterre
Telle une brise sur la face de l'onde
La douceur de tes mains qui éveille les objets
La cambrure d'un corps de félin
Et ton rire qui éclaire les parois du silence

.Et tu reviens de loin 
Fille obscure, rose fanée hors saison
Ton corps plié avant terme
Ta voix a perdu son meilleur éclat

Et ta démarche est devenue hésitante
Tes cheveux qui convoitent la nuit
Ne se balancent plus lors de tes passages
Tu es de retour avec tes peines
Avec des sillons sur ton beau visage
Et tes yeux ne pétillent plus
Tu sanglotes dans ton isolement
Et de temps en temps tes soupirs
Viennent se fracasser aux murs sans échos
Tes mots retrouvent enfin la cadence
De sortir en cascades étouffées
Tu te vois dans la voie de ton séjour
De tes nouveaux voyages.
Peux-tu me pardonner ?
Réveiller un cour qui couve toujours
Je suis partie à la dérive
Comme un cerf-volant aux mains du vent
.Plus, plus rien. !
Une statue d'airain fracassé
Qui glisse de son socle
Et qui gît en dehors du temps. !

L'arbre caduc a perdu toutes ses feuilles
La source a oublié ses débits
Je m'éloigne, enlace un corps pesant
Vis des siècles parmi les rêves avortés
La lune sourit quelque part
Dans l'univers des dunes en mouvement
Seul dans mes peintures inachevées
Je décide d'éteindre l'ultime lumière
Pour rejoindre un lit souvent. déserté

© kacem loubay
Samedi 12 Mars 2005
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive
















 

 

Murmures
 
Rosette savez vous que ma rose s’évade
Quand sous des mots légers se brise le cristal
Que rose s’éteindra sous le froid du métal
Et que loin de mon cœur brisé battant chamade

Un autre cœur s’enflamme au vent d’une escapade
Rosette pensez vous qu’ Amour me soit fatal
Quand sur mon coeur ardent son coeur froid m’est brutal
Et qu’au lointain s’étend un chemin d’escalade

Ô Fleur de mon jardin viens et reposons-nous
Ton cœur contre ma fleur prions l’instant jaloux
Où nos amours Verlaine en larme contenue

Boiront comme amants fous jusqu’aux feux du matin
Le nectar sublimé d’une rose charnue
Fleurette au goût de miel à la robe de vin !

20/10/2004

 



O muse mon amour !

A l’ombre de tes yeux fleurissent tant de larmes
Fugitives beautés des orages marins
Leurs sillages perlés ourlent mes bleus matins
Tombant nus et cruels dans l’antre de mes drames 

Ta bouche rose et vive emporte au loin mes armes
Et tes grands yeux de moire ainsi que cieux divins
Enivrent l’encrier où valsent les festins
A tes pieds je m’endors bercée aux mille charmes

Belle comme une aurore amante du soleil
Ton âme adolescente ainsi qu’un doux réveil
M’invite en son secret à voler un pétale

Je t’aime et te jalouse et j’écris ta beauté
J’entends battre ton cœur comme une arme fatale
Tu embrases mon sang torrent de volupté

© Marine / Janvier 2004



***********

 

Ciel Divin

Du ciel divin me vint le chant
De sa flûte mélancolique,
Que mon sommeil devint magique,
Enchanteur, exquis, alléchant.

J'ouvre l'oeil dans cet univers
Plein d'extase, rempli de charmes ;
Tout est joie ; point de tristes larmes :
Aube rose et horizons verts.

Au milieu de ton beau jardin,
M'enveloppant de ta tendresse,
Je hume l'encens de tes tresses
Mêlé aux vapeurs du jasmin.

Et vers ton sein volumineux
Une aile vaste, toute en flamme
M'emporte, léger comme l'âme
D'un phénix vert et fabuleux.

Immense mont de volupté
Où tètent les dieux et les anges,
La beauté, l'amour et les songes,
Les astres et l'éternité!!!

Qu'il est cotonneux et juteux :
Océan des nues tropicales,
Paradis des délices mâles,
Essence du bonheur laiteux.

J'attends là, joyeux, mon trépas,
Ma langue sur cette mamelle.
J'entends le bruit d'une femelle.
O Fati ! Ne m'éveille pas!!!


Ammar

 

 

***********



LA PLUME 
à  SAIDI Hamid 

Madame, je suis épris
Amant de toutes les beautés
Mon cour enseveli
Gît dans une autre dimension
Avec comme épitaphe éternelle
" Il aime sans être aimé..."

Amour, ce mot me fait frémir
Glace le reste de mon sang
Dans des veines ingrates
Dont le débit ne fait que se rétrécir
A longueur des années
Madame, tu vois mon errance...

La vie m'est sarcastique
Comme l'est le convoi de l'indifférence
Je n'ose plus aimer...

Je suis lié à la timidité du sort
Tout affrontement reste à l'écart
Et je souris de cette hantise
Ma nuit n'est point frileuse...

Je vis à la dérobée des regards
Dans un âtre désolé
Murmure quelque débris
Et je souris de cette tragédie
Le feu qui consume les écrits
Me permet de m'évader
De réchauffer un peu
Mes membres engourdis
Mon cour abandonné à la terre
Et cette lente fureur de l'âtre
Eclaire le reste de mon abri
Mes yeux sortent de l'ombre
Visitent les cavernes de mon regard
Et nous sortons de cette léthargie
Madame, je suis de nouveau épris
Cette fois d'une unique beauté
Celle qui vit à mes côtés
Celle qui ne me quitte jamais
Celle qui ne cesse de me chuchoter
je suis à toi... !

Cette idole tant vénérée
N'est autre qu'une... plume
Qui me sert d'avirons
Pour ramer dans tous les océans de la... pensée

© Kacem Loubay
Vendredi 14 JUIN 2002
Khénifra (Maroc) 
Le poète de l'autre rive



CARDABELLE 
 poète contemporain
 
 
PETITE PRIERE
 
Charmez mon désarroi, sortilèges blessants,
Que je puisse accueillir,  les gaîtés enfantines
En espiègle ingénu, loin des peurs clandestines, 
Dans un brasier d’amour, d’espoirs convalescents !
 
Larmes, suspendez-donc, mes doutes incessants,
Le mauvais goût saumâtre  au bord de mes tartines !
Que Sèche la tristesse, à l’heure des comptines 
Et survienne un bel ange aux regards caressants !
 
Comment m’épanouir, distraire mes blessures,
Dorloter mon enfance aux  multiples fissures,
Si le respect s’égare, après quelques bonjours ?
 
Chers parents maladroits, vos palettes indignes,
Conduisent mes  couleurs à fuir vos contre-jours,
Sachez, certains canards, deviennent de  beaux cygnes.
 
 
 
-Hommage aux enfants qui vivent en accueil –
 

°°°°°°°°°°°


 
CALLINIRA 
   poète contemporain
 
A Valvins
 

Le ciel avait le gris jauni d'une faïence,
Une péniche ouvrait  l'eau en longs V penchés,
Lourde aux mille éclats blancs et s'en venant  coucher
Sur la berge mouillée les joncs verts en silence.
 
Un soleil d'après pluie dans ce temps de latence,
Une lueur fugace et à  peine ébauchée,
Avait dans le soir froid et finement gouaché
La fragile  langueur d'une convalescence.
 
Lorsque me manqueront la douceur, la tendresse,
L'appel impatient, le  cri fou qu'on adresse,
A celle qu'on désire et qui se fait prier,
 
Même si j'ai le cœur broyé, si je pantelle,
Si ma gorge nouée  m'empêche de crier,
Je relirai les mots que tu disais pour elle.
 
25/10/2004
 
 


 °°°°°°°°°°°

 

Oeuvre de Claude Hardenne (artiste belge)
Présenté par
© Marine - 30/08/2004 -

Ô nuit blanche ! . . .

Ô nuit blanche d'amour viens t'asseoir sur mon seuil
De tes doigts en fils d'or épouse ma jeunesse
Sois aussi la fontaine où se meurt la détresse
Et qu'enfin mes soupirs s'écrivent en recueil

Que s'enivrent tes sens aux fruits doux de ma couche
Tais toi Ô ma douleur ! j'en appelle à ce dieu
Qui jettera mon âme aux lueurs de son feu
Que fleurisse ton ciel aux ourlets de ma bouche !

Tu es ce trésor blanc longuement convoité
Aux confins de mes jours blanchit rose d'été
Et s'élance la brume en vagues si lointaines

Ô laitance légère accrochée à nos mains
N'étreins pas cette fleur sous des caresses vaines . .
Viens nuit blanche d'amour t'endormir sur mon sein !



BRUNO ALEXANDRE 
(poète contemporain)


ALGER 
Au poète J. Sénac


Il avait cru, à Alger, aux lendemains qui chantent. 
Il louerait dans ses vers enflammés 
La justice , la jeunesse, l'amour, la beauté. 
A pouvoir nouveau, hommes nouveaux. 

"Poésie sur tous les fronts"* :Il a fait éclore 
Au cœur des plus humbles, la lyrique étincelle, 
Le verbe qui ensemence sur le champ des différences 
les germes d'une empathie universelle. 

Il a voulu pour son pays hôte, la liberté, 
Entre les hommes et les femmes, l'égalité, 
Entre les religions du Livre, la sérénité, 
Pour le ciment social, la fraternité. 

C'était trop pour les esclaves devenus tyrans. 
Après sa villa de mer et de lumière 
Une cave lui donnerait la nuit pour compagne 
Clair avertissement de l'obscur sans retour. 

"Vous verrez que je serai assassiné 
Ils feront croire que c'est une affaire de mœurs."** 
N'ayant pu le corrompre, ils l'ont fait! *** 
Se lavant même les mains de leur ignoble forfait. 

On n'assassine pas le soleil! 
On n'éteint pas les vers de feu de l'humain! 
L'astre continuera de briller sur Alger, 
A jamais l'un de ses rayons sera de sang. 


* Émission de radio qu'anima Jean Sénac. 
** Déclaration faite en 1970 (J. Sénac était homosexuel.) 
*** en 1973 
Un beau film à voir en la mémoire de Jean Sénac: "Le soleil assassiné". 
°°°°°°°°°°°




Mes Vœux,
A tous  les Amis


Une autre année est en fuite.
Elle est sur le point de s'éteindre
Pour rejoindre le sépulture de l'ombre
Une année charnière qui charrie les crues
Misères d'un univers en déperdition 
Guerres sans noms sans visage.
Maladies inconnues en croissance.
Viols des innocents à l'état bestial.
Crimes de l'impunité des États.
Des murs de la Honte érigés.
Les déluges qui traversent les continents
Les séismes qui font l'affront
A la question du sous-développement
On crie, on s'écrie, on condamne.
Et les obus tombent sur les têtes
Et les bombes écrasent les civils
Au nom de la Démocratie Unilatérale
Je maudis ma plume en gestation
Quand ma voix conjuguée à tous les temps
Que l'écho se joint à tous les échos
Ne peuvent rien. !
Quand les autres décident 
Avec des mains gantés de velours
Signent la barbarie de l'année
De tuer, d'usurper les pouvoirs
De saccager les pays, décimer les récoltes
De convoiter toutes les richesses
Le sang des autres n'a plus d'importance 
Pour eux compte l'or noir.
Les gisements à ciel ouvert
Les espaces pour l'expansion.
L'asservissement des peuples à dominer.
Je me laisse emporter par la rage
Par la colère viscérale
Et je mets un point final
Ou des points de suspension.
Pour reprendre mes anciennes narrations
J'oriente la pointe de la plume
Sort des ornières de mes répulsions
Pour glisser sur le verglas de la page
Et je prie dans ma solitude coutumière
Pour un autre monde plus humain
Mes meilleurs vœux de solidarité
Pour les peuples opprimés
Pour les malades incurables
Pour les journalistes emprisonnés
Pour les poètes bâillonnés
Que l'année 2005 sera :
Une année de la réconciliation des peuples
Que les guerres finiront par se taire
Que la médecine triomphera des maladies
Que les fléaux seront exterminés
Que tout le monde peut s'exprimer
Que les geôles seront rasées. 
Que l'alphabétisme n'existera plus
Que la guerre des cultes sera radiée
Que les hommes retrouveront leur dignité
Que dire de plus. !
La prière d'un poète qui ne fait que rêver
Peindre de ses mots un autre monde
Mes meilleurs vœux à tous les . amis 
Santé, bonheur, prospérité.
Grand espoir qu'ils soient exaucés
Ou une simple utopie de fin. d'année


Kacem loubay
Khénifra : Lundi 29 Décembre 2004
Maroc

Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive 


°°°°°°°°°°°°

 

Jenny

Larme d'amour

Au travers de ton regard,
Je découvre la naissance d'une larme
Qui ne demande qu'à couler,
Sur ton si doux visage ridé.
Quand enfin, tu me regardes,
Je te caresse de mes yeux couleurs bleutés,
Puis en te dévisageant, je m'attarde
Sur tes longs doigts
Qui ont déjà parcourus mon corps,
Avec fougue et passion,
Avec tendresse et amour,
Jusqu'au porte des toujours.
T'aimer, c'est tout un art 
Sur le lit de la tentation...
T'embrasser, un plaisir divin
Que je me tâte à prendre le train,
Pour me jeter dans tes bras,
Te faire du charme
Et finir tous les deux, sur les draps.
Au travers de ton regard,
Je vois... Je vois encore
Comme des gouttelettes... 
Mais dis-moi mon tendre poète,
As-tu de la fièvre ?
Ô ! Mon bel amour,
J'aimerai être cette larme,
Afin de venir à pas de velours,
Déposer sur tes lèvres,
Le plus sensuel des baisers !
Larme d'un jour,
Larme d'amour
Au-delà des toujours...

24 Mars 2004
©

°°°°°°°°°°°

 

-Ophélia-

Ah s'ils savaient, s'ils savaient

J'ai jeté des pommes d'amour 
Dans les jardins de barbelés, 
Accroché des lilas autour 
Des statues aux regards figés. 

Je lisais Sartre et de Beauvoir, 
J'espérais tant des lendemains, 
A vingt ans on croit tout savoir 
Il m'a fallut passer la main. 

Oh s'ils savaient, Oh s'ils savaient... 

J'ai rencontré bien des marlous 
De faux Brando de vrais hâbleurs, 
Des vieux beaux et des jeunes loups 
Des fiers à bras, des beaux parleurs. 

Monsieur le curé s'est enfui 
Qui me donnait l'absolution, 
Je restais dans mes convictions: 
"Allez voir ailleurs si j'y suis!" 

Oh s'ils savaient, Oh s'ils savaient... 


Aujourd'hui on me dit Madame 
On me sourit, on me salue, 
J'ai gardé au fond de mon âme 
D'avoir été, de n'être plus 
Un petit voyou de Paname 

Oh s'ils savaient, Oh s'ils savaient... 
Mais ils ne le sauront jamais ! 

http://www.poesie-ophelia.fr.st


BROUILLARD 

Au long des jours sans fin et des nuits sans sommeil 
Quand la morosité s'étale sur les murs 
Quand les pavés mouillés implorent le soleil 
Nôtre regard au loin des horizons obscurs 

Cherche en vain le rayon qui percera le noir. 
L'étincelle de vie, un souffle bienfaisant 
Pour égayer enfin d'une lueur d'espoir 
Tout ce morne décor d'un soir agonisant. 

Des lambeaux de brouillard glissent en silence 
L'air humide et glacé enveloppe la nuit 
Une cloche fêlée au son grêle s'élance 
Déchirant le sommeil d'où le rêve s'enfuit. 

 



°°°°°°°°°°°

 


Poète contemporain.
Renée Jeanne Mignard

L'ORANGE 

C’était dans les hivers de mes jeunes années,
Quand innocente encor, et le cœur en émoi,
Je mettais mes chaussons devant la cheminée
Pour vivre la magie des Noëls d’autrefois.


Il y avait longtemps que selon la coutume,
J’avais écrit déjà au vieillard généreux.
Lorsque je regagnais mon douillet lit de plume,
Je ne voyais que lui dans mes rêves heureux.


Parmi tous les cadeaux et toutes les merveilles
Que le matin suivant je devais découvrir,
C’est une simple orange, à la robe vermeille
Qui me causait alors le plus grand des plaisirs.

A cette époque là, il était impensable
De la pouvoir goûter tout au long des saisons.
Elle ne m’en semblait que bien plus délectable,
Je ne la recevais qu’à cette occasion.

Je la faisais durer au-delà du possible,
Je ne la dégustais que petit à petit,
Retardant ce moment de regret indicible
Qui me faisait haïr mon coupable appétit.

Il y a maintenant de nombreuses bougies
Accrochées aux rameaux de l’arbre de mes jours.
Je ressens quelquefois un peu de nostalgie,
Car le temps s’est enfui comme ruisseau qui court.


Mais des beaux souvenirs de mes jeunes années,
A l’heure de l’enfant et de l’étoile au ciel,
C’est une simple orange, à peine enrubannée,
Qui a gardé pour moi le parfum de Noël.



Essai pour Isabelle à fin de création d'une Page 
en Galerie des Poètes_Actuels 
dans L'Anthologie d'Or

"Je m'oublie" 
de Isabelle Fraselle

 
 
Prends ma main, emmène-moi
Je m'oublie, auprès de toi
 Apprends-moi, tes idéaux
 Tes émois, tes qualités
 
 Sers-moi fort, entre tes bras
 On m'ennuie, au loin de toi
 Défends-moi, de tous les maux
 des abois, des coups de pieds
 
 Tout l'amour, qui vient de toi
 Je vacille, auprès de toi
 Un sourire, sur ton visage
 Fait frémir, fait des ravages
 
 Viens encore, tout contre moi
 Je m'oublie, auprès de toi
 Avec toi, Le temps s'écoule
 Mais sans toi, c'est moi qui coule
 
 Et toujours, je pense à toi
 Je m'ennuie, au loin de toi
 Un espoir, au fond des yeux
Ton regard, m'es si précieux
 

Prends ma main, emmène-moi
 Je m'oublie, auprès de toi
 Tes caresses, me font trembler
 Ta tendresse, me fait t'aimer
 
 Je m'oublie, auprès de toi...
             

 

 

Bonjour cher Monsieur, encore une fois je vous envoie un texte, qui j'espère sera trouver son chemin, au plaisir de t'écrire ,mes amitiés et mon profond respect à vous maître. Souab.

Le mendiant

le regard vague... lointain
l'âme solitaire, pesant train - train
des gestes lents, caressants
les cordes de l'instrument,
unique, et archaïque
au son lyrique... si nostalgique
autour de lui, une foule de gens
séduite ,bouche bée... écoutant
sa voix mélodieuse... et douce
qui emplit... jamàa lafna et sa place

au timbre ému et humble
il chante l'histoire d'un peuple
chant africain... plainte silencieuse
la foule aux sens enflammés...
harmonieuse...
ne fait qu'un avec notre artiste...
qui mendie... au hajhouj 
les cœurs battent au même rythme,
... les yeux rouges

la foule et l'artiste éphémère, sont en extase spirituel
misère noire... société d'abondance 
trop riche... trop pauvre
injuste balance...
né dans cette terre, de colère
qui engendre militants et martyres
notre artiste chante et danse...
dans la joie... dans le malheur
en attendant... la délivrance
... un jour meilleur.

Fait à Casablanca. par Souad Sofia


Appel de paix

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
on est tous les créatures
de l'unique dieu des cieux
nous faisons que passer
c'est mieux...
on est pas éternel
on va subir le même sort
qui la fin la mort

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
il faut aimer et être ami
l'amour l'amitié..
sont important dans une vie
qui sait. si mourant demain
trouvera-t-on ..quelqu'un
pour nous pleurer

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
c'est triste...
ce que notre monde est devenu
même les humains sont minés
sans âme, on est est à la dérive
le bonheur... dessin de nos rêves
des rêves brisés... des âmes laides
sans dieu... les cœurs vides
sans sa lumière... visages fermes et livides

pourquoi la guerre
pourquoi tant de haine
assez de haine... assez de sang
on a ras le bol de vos différends
nous sommes tous des êtres humains
nul n'est maître de son destin
ils sont si courts les instants de bonheur
alors aimons nous..
et soyons heureux..

Souad Sofia,  Casablanca 15/03/03

 

Le festival des ‘je’ poètes 

Y’ a des jours comme ça où des faces de cyniques 
se rincent au papier sur la place publique, 
trempent le parchemin, font saouler les pinceaux, 
et se grincent des vers en s'arrachant l’ morceaux. 

Qui sera le premier à boire d’ la métrique, 
à se gargariser en jus de rhétorique, 
faire d’ l' original dans la gargouille des mots 
avec les pieds comptés et la rime au carreau. 

La gent alexandrine s’avale en pathétique 
l’ acrostiche est cuvé à l’encre sympathique, 
l’anaphore bégaie aux mous lents du cerveau, 
les vers de reprise titubent aux rondeaux. 

Les m’as-tu-vu bringueurs en boum métaphorique 
se la musèlent fort dans la cour poétique, 
les performances fuient au lancer de dicos, 
les grands crus d’artistes se boivent au goulot 

Quand coule à la vendange la verve chaotique 
la provoc’ récolte l’ivresse de l’ironique, 
les esprits les plus fins s’échauffent aux tonneaux 
et les illusionnistes finissent au tord boyaux. 

Je trinque à vos dires, buveurs de dialectique, 
j’en ai rien à rimer, j’ai la langue frénétique, 
je suis de la piquette pas du château Margaux, 
je siffle à l’encre acide et j’ m’en bas le stylo. 

(09/2002) MARIE
mariereverire@hotmail.com

et mon site 
www.reverire.fr.st

 

Ernst DELMA 
-
Poète Haïtien vivant aux Etats-Unis -  
erndelm1@comcast.net

 

Matin de Printemps

La gent ailée chante à tue-tête,
La flore éclate de jeunesse,
La faune piaffe d'allégresse,
Tout chante la nature en fête.

Derrière les arbres, le soleil
Joue à cache-cache, rayonne et luit
Sur le front du matin ébloui
Devant  la nature en éveil.

Splendide et majestueux  à l’orée
De l'horizon en flammes, il scintille
Sur la surface des eaux qui brillent
Bruissent et pétillent dans leur lancée.


Quel émerveillement! Quelle splendeur!
Sur les ailes du mois des fleurs,
L'extase nous est venue en douceur'
Et nous tous la goûtons avec bonheur.


Ces matins frais, doux, revivifiant

Sont l'apanage du printemps
Qui  offre pour un bout de temps
Une félicité à jouir abondamment.

Isme
Isme est mauvais homme, vulgaire et imbécile.
Mauvais coucheur, il court dans plusieurs directions ;
Dépourvu de sang-froid, il ne pèse guère sa décision
Et choisit toujours son alternative des plus faciles.

Isme est une femme extravagante et malhonnête ;
Elle épouse l'homme qu'elle jure qu'elle n'aime pas
Et se donne corps et âme à l'homme qu'elle n'épouse pas,
Elle prend plaisir à multiplier et humilier ses conquêtes.

Isme est un vieillard sourd, inefficace et aveugle.
Il se laisse mener n'importe où et suit docilement;
Sans faire de questions, il se laisse manipuler innocemment.
Il marche à tâtons, se cogne stupidement aux meubles.

 Isme s'acclimate vite, a un flair particulier de toute réalité.
Dans une explosion de haine et de démagogie, le nazisme
Est né, féroce, cynique, animé du plus prétentieux patriotisme.
Il est capitalisme dissipé quand il joint dureté et méchanceté.

Un brin de bon sens et d'équité le rend au socialisme,
Mais dans une griserie de gloire, déborde et devient stalinisme.
Son goût du merveilleux le pousse vers l'extrémisme ;
Finalement déçu, son orgueil blessé le verse dans le nihilisme.

Un simple sermon convertit l'hypocrite au christianisme
Et avec une éloquence surprenante, il proclame le messianisme.
Peu après, il se réclame de Confucius et exalte le bouddhisme
Puis de là, fait un saut vertigineux dans le monde de l'occultisme.

Il se croit être à la hauteur de toute situation, mais le scepticisme,
Maître absolu de son esprit troublé, détruit tout déterminisme
Le forçant à voir un ennemi là où il n'est pas. Son fanatisme
Est des plus outrés, voile sa raison et se moque du réalisme.

Isme est vendu, sans cœur donc sans âme, l'exécrable caméléon,
La crapule change de ton par circonstances et par pur égoïsme.
Il foule aux pieds les droits des autres, s'en fout de l'altruisme.
Isme est un scélérat, se pervertit au bon gré de ses crétins patrons.

............

Le langage des Oiseaux

Que dîtes-vous entre vous, oiseaux du bon Dieu?
Quand du sommet des arbres voltigeant dans les branches
Ou dans une cage allant d'un coin à l'autre
Ou même arpentant le ciel, peuplant ses horizons
Toujours gais et toujours surprenamment insouciants.
Que dîtes-vous dans votre langage sifflotant?
Quel mystère profond et inaccessible aux humains
Cachez-vous dans ces sifflements et frappements de bec,
Que vous êtes les seuls à pouvoir déchiffrer?
Vos allègres et bruyants pépiements, quel affreux silence !
Quelle torture raffinée pour nous autres qui voudrions saisir
Ce qui sort de vos cœurs minuscules, de vos âmes fragiles.
La nature a-t-elle voulu vous suggérer la perfidie humaine
Vous pourvoyant ce moyen bizarre de véhiculer vos pensées.
Vous dotant de sagesse sans discours, de poésie sans verbes.
Etranges philosophes, aèdes prudents, troubadours sans vocables
Que dites-vous dans vos gazouillis? Que nous racontez-vous?
Depuis les nues, du fond d’un arbre ou dans l’exiguïté d’une cage ?
Que vous exprimez vos joies passagères, ou vos chagrins d'oiseaux
Vous égayez nos matinées printanières, jongleurs sans répit
Vous nous ensorcelez sans cesse, pèlerins ou prisonniers.  

............

J’existe


J’existe partout où l’homo sapiens, vertébré paradoxal
Pose encore la grande interrogation cosmique. Pourquoi ? 
J’existe là où la fleur baille son parfum
Où l’arbre fait jaillir son exubérance
Pour raconter leur gratitude à la splendeur du soleil
J’existe partout où hommes, femmes, enfants
Luttent corps à corps contre les avatars persistants
J’ existe où les carcans récalcitrants refusent de succomber
J’existe où le bonheur et le malheur s’entrelacent 
Pour accoucher un quotidien hybride ingrat
Où les sueurs n’ont pas de couleur ni le sang de fraternité
Et ne connaissent ni sectarisme, ni esprit de caste
J’existe partout où mon Haïtienneté vit autre part
Pour faire gronder l’Assotor frénétique de l’universalisme, 
pour présenter devant le tribunal totalitaire l’apologie de l’humain
J’existe dans les extases comme dans les cauchemars
J’existe partout où le poète est bienvenu
Pour ajouter la tangibilité creuse des images aux rêves flous
Pour prêter de la rigueur lucide aux héroïsmes disparates
Et verser des gouttes de rationalisme dans un déluge d’orgueil.

 

°°°°°°°°°°°

 

Vieillesse 

Ses rêves partirent un soir à tire d'ailes, 
Fourbus par tant années à contempler la lune,
Ces serments imprégnés de senteurs d'amertume,
Passions s’épuisant à vouloir rester belles

Le désir lui aussi a perdu ses atèles
Sapées de railleries et de jours d’infortune,
Où même les regrets se perdent dans la brume 
Des amours oubliées, des rancœurs infidèles

Elle attend bien seule ce dénouement fatal
Rêvant de s'endormir et partir sans bagage
Vers ce lieu inconnu où l'attendent visages

De tous les êtres chers ayant fait le voyage,
Lui laissant la douleur pour unique corsage,
Et des rires d'antan, doucereux récital

Manuel Susierra
Ecrire à l'auteur :
manuramolo@club-internet.fr 


°°°°°°°°°°

Alain Dukarski

Folie poétique 


Nébulosité intrinsèque 
Dans l’opulence de mes tourments 
Le torrent lacrymal à sec 
L’érosion m’attend au tournant 

Au chaud dans ma catatonie 
Je repeins les mûrs de ma geôle 
Aux couleurs de schizophrénie 
Et de son poids sur mes épaules 

En équilibre sur le fil 
De mes incohérences mentales 
Je vois ma folie qui défile 
Dans l’imbroglio du dédale 

Mais quand parfois dans ma pénombre 
Se dessine le trait d’un éclair 
La magie soudain sort de l’ombre 
En de sporadiques lumières 

Alors ma plume se déchaîne 
Formant des rimes informelles 
Le long de vers qui s’enchaînent 
Pour vous offrir mes ritournelles ! 

18/10/02 

............

L’île aux treize ors 

Même s’il y a loin de la coupe aux lèvres 
On cherche un chemin à travers la grève 
Loin des lieux communs nous conduit le rêve 
Vers ces lendemains qui nous donnent la fièvre 

Le sable émouvant s’imprègne de la trace 
De nos pas errants, légers et fugaces 
Un dessin vivant qu’aucun vent n’efface 
Se perd au ponant où les vagues s’enlacent 

Le jour qui s’achève nous offre un écrin 
Poli par l’orfèvre qui taille les embruns 
Un orage se lève pour d’autres desseins 

L’aurore nous menace de tuer le temps 
Envahit l’espace et nie l’existant 
Pour un face à face entre deux amants

Écrire à l'auteur : dukarski@hotmail.com

 

 

°°°°°°°°°°

Rick Tilmel



La colère 

Elle est en vous et elle gronde
Petit à petit sa force vous inonde
Sournoise et insidieuse,
Forte et désireuse,
Elle vous submerge sans en avoir l'air.
Et on se lève un jour en en voulant 
à la terre entière !
Toujours ce sont les autres
Sur qui on rejette la faute.
Elle n'a pas su m'aimer...
Elle ne m'a pas écouté...
Ils ne peuvent pas réfléchir ?
Il faut vraiment tout leur dire...
Et de fil en aiguille,
Louvoyant comme l'anguille,
Elle vous rempli et vous inonde
Cette bête immonde.
Mais la colère est bien pire que ça,
Car le vrai coupable c'est soi ! 

© 

Pour écrire à l'auteur : brag@netcourrier.com 

°°°°°°°°°

Rachid Bouakicha

 

Aujourd'hui 

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Elle est passé la belle époque
Ou les hommes vivaient
Parce que la vie les y invités

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Il est bel et bien mort
Le bistro de la Jeanne
Ou l'on refaisait le monde

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les pavés ne parlent plus
Les rues sont bien mortes
Plus de joie dans les avenues

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les hommes ont bien changeait
Ils ne portent ni chapeau ni casquette
Les têtes se ressemblent toutes

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les auteurs se sont taillés
Ils ont prient leur jambes à leur coup
De peur de ne plus se reconnaître eux-mêmes

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
On s'en rend bien compte
Mon cœur se fait gros
Et je commence à pleurer 

..........

Le cri de l’oiseau 

Je suis dans cette terre
Un oiseau de terreur
Une peur brûlante
Dans un ciel plâtré

Je suis dans cette humanité
Un ventre vide et plein
De la douleur des incompréhensions
De la gloire d’un passé amer
Je suis le vautour réincarné

Je pèse une larme
Qui me fait si mal
Je pèse ma souffrance
Plus qu’infinie dans sa consistance
Indéfinissable terrassement
Des âmes toutes découpées

Je vous préfère madame en fée
Dans une planète verte et enchantée
Sur un théâtre ou rien n’est à apprendre
Ou les voix coulent tel le ruisseau
Dans une belle rivière de tolérance

Je vous préfère madame, je vous préfère. 

© 

Écrire à l'auteur : conso.services@wanadoo.fr

 

°°°°°°°°°°°

Edith Urbaniak

Le miroir s'est brisé

Le miroir s'est brisé
Est sur chaque morceau
Les moments du passé
S'effacent en lambeaux
Dans ce puzzle je vois
De fragments de mon visage
C'est un regard si froid
Que me renvoie mon image
Je reste plantée là
A méditer soudain
Puis je ris aux éclats
Car, soulagée enfin

Le miroir s'est brisé
En laissant sur le mur
Une empreinte laissée
Du passé au futur
Je ramasse les débris
En me protégeant les mains
Les jette dans l'infini
D'une poubelle sans tain
Puis j'accroche à sa place
Une toile oubliée
Qui montre avec audace
Deux corps nus enlacés

Le miroir s'est brisé
Comme se brise une histoire
Pour alors révéler
Le blanc qui se trouve sous le noir


Le temps 

Si l'on pouvait un jour
Apprivoiser le temps
Pour vivre son amour
Tout en le savourant

Parfois l'accélérer
Pour alors simplement
Pouvoir le rattraper
Le vivre pleinement

Sans devoir calculer
Doucement mettre le frein
Et faire des projets
Sans peur des lendemains

Pour enfin le stopper
Lorsqu'on est tous les deux
Goûter à tout jamais
L'éternité des lieux

...........

Mon cœur 

J'ai égaré mon cœur
Pourtant je l'aimais bien
Il faisait mon bonheur
Mais aussi mon chagrin
Depuis, je me sens mieux
Je ne ressens plus rien
Ce qui est ennuyeux
Je suis comme un pantin

J'ai retrouvé mon cœur
Au détour de ma vie
Évitant les malheurs
Je rencontrais celui
Qui m'accompagnerait
Pour un bout de chemin
Et me protègerait
Sans peur des lendemains

...........

C'est ma vie

Comme une main géante
Qui emprisonne mon cœur
Je pose des taches d'encre
Sur des pétales de pleurs.

Pour écrire à tous ceux
Qui trouvent parfois étrange
Que l'on puisse être heureux
Même si ça les dérange.

Ma vie je la vivrai
A ma façon somme toute
Je tire un pied de nez
A tous ceux qui en doutent.

Je m'évade de ma cage
Même si elle est dorée
De rivage en rivage
Je vais me ressourcer.

Il arrive parfois
Qu'on se trompe de chemin
Mais lorsque tu es là
Tu guides mon destin.

Je pose enfin ma plume
A l'embrasement du ciel
Pour accueillir la lune
Qui veille sur mon sommeil.

...........

Source de vie 

J’aime le parfum qu’elle laisse
L’été après l’orage
En distillant l’ivresse
A la terre en hommage. 

On l’aime ou la déteste
Elle rend gai ou morose
Distribue sa richesse
Et change toutes choses.

Elle sait cacher les larmes
Des personnes en détresse
Agissant comme une arme
Défendant la faiblesse.

Elle est source de vie
Faisant naître toutes choses
Bien-sûr elle nourrit
Mes plantations de roses.

Elle dévaste surtout
Quand elle est en colère
En grands torrents de boue
Des régions toutes entières.

Si elle se fait attendre
Alors c’est le malheur
Des récoltes manquantes
De nos cultivateurs.

Elle est toujours bénite
Pour nos belles églises
Pour laver l’âme maudite
Des enfants qu’on baptise.

Mais il est bien connu
Toi ! pluie miraculeuse
Que rien n’aurait vécu
Sans tes perles précieuses. 

© 


Écrire à l'auteure : Laudith07@aol.com

 

 

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  Magdalena

 

Un jour je partirai 

U
n jour je partirai vers un autre destin
Avec les larmes aux yeux je lâcherai ta main,
Nous saurons qu'en ce jour s'éloignent nos chemins
Mais nos temps partagés n'auront pas été vains.

C'est toi qui me l'as dit, les amours n'ont qu'un temps,
Les heures qui s'égrènent séparent les amants ;
Est-ce un effet pervers d'évolution des temps,
Sommes-nous devenus à ce point inconstants ?

Mais je veux l'oublier et vivre au jour le jour,
Poursuivre le chemin en ses plus beaux détours,
Conjuguer l'éphémère à l'égal du toujours
Pour qu'un jour l'amitié survive à notre amour.

(27 septembre 2002)  ©

Écrire à l'auteure : magdalenoy@club-internet.fr

 

 

°°°°°°°°°°°



Christiane Decoulescou


La mort du chien

Derrière l'abri du grand portail,
le beau chien loup se languit :
altier, superbe et bien nourri,
mais seul, enchaîné ; il survit.

Ses yeux sont vides et sombres,
il n'ose même plus aboyer
de peur de réveiller des ombres
dans le grand beau parc foudroyé.

Un soir de lune, près de la mare,
il voit passer l'ombre d'un loup,
crotté, efflanqué, sans amarres,
heureux, libre à le rendre jaloux.

Sans beau collier autour du cou,
sourire retroussant ses babines,
il se sauve prestement, tel un fou
poursuivi par une meute canine.

Le chien se dresse, sa langue pend,
il tire sur la chaîne, manque d'air,
pendant qu'une larme se suspend
à son morne regard noyé de glaire.

Un instant, il oublie sa longue chaîne
et s'élance pour rejoindre le loup ;
mais la chaîne s'enroule, tout à coup,
et se coince dans une fente de la benne.

Suspendu dans l'élan freiné de son vol,
le beau chien gris au superbe poitrail
vient s'empaler sur les flèches du portail
et rend l'âme, le regard enfin en envol. 

Chrdecoulescou@aol.com

 

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Brulène

 

NOUVELLE LUNE 

Sur vos mains de verre épuisées de larmes 
Vient se réfugier cet obscur velours 
Des nuits profondes dont le jour s’alarme 
Qu’elles n’évoluent en fardeau trop lourd. 

Quand aux confins de cet écrin résonnent 
Les pleurs éperdus des yeux répudiés, 
Roulent mes perles, la nuit m’emprisonne, 
De tous nos silences longtemps étudiés. 

Je suis née sous cette lune nouvelle, 
Dans l’aube humide des sables mouvants 
Où s’enfonce la nuit qui s’échevelle 
À batailler mes ailes sur le vent, 

À lier nos faisceaux dans l’origine 
De ces parcours consacrés sibyllins, 
Y laissant choir les dernières angines, 
Nos vains tourments pressentis orphelins. 

S’accomplissent les desseins de mes rites 
Sur le souffle rêche de vos soupirs. 
Aux rosées de feu que le temps irrite 
S’avilissent mes eaux allant croupir. 

Affranchies des étreintes esquissées 
Par les nébuleuses de vos raisons, 
Les aurores tracent mes odyssées ; 
Les pierres dressées brisent l’horizon. 

Dévalent les fragments de lune claire 
Comme cascade de poussières d’or 
Et dans les pupilles enfin s’éclaire 
L’issue au bout du sombre corridor. 

1er octobre 2002 


Une voix

Ah! La claire fontaine où fabuleux s'acquiert, 
Des extases lointaines, accents purs et fiers.
Le charme contenu dans les échos fidèles 
De ces propos tenus au cœur de votre belle 
Et ces doux murmures tels de suaves touchers 
Faisant tomber les murs, brisant les chevauchées.
Votre voix est musique qui pétrit les âmes 
D'un timbre si magique et c'est là tout le drame.
Vous écouter me perd, je veux pourtant mourir 
Perdre mes repères ; l'extase fait souffrir. 
J'envie les chants d'amour que vous laissez entendre
Sans plus d'autre discours et rien pour me défendre. 
Je voudrais qu'une fois, lovée tout contre vous,
Au creux de votre voix, votre main sur ma joue, 
S'ouvre en ma poitrine autour de vos paroles 
Le trouble qui butine en ouvrant ma corolle.
Et si demain je meure, gardez bien à l'esprit
Qu'en dépit de ma peur, je vous aurais suivi.
Ne craignez rien pourtant, persiste le mystère
Du plaisir envoûtant d'aimer jusqu'à se taire.

Auteur : Brulène
brulene33@hotmail.com



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Zac


L'Homme

Si on ne t'avait donné que de l'eau,
Si les fruits seuls pouvaient te nourrir,
Si tout ce que tu voyais te semblait beau,
Et surtout, si tu n'avais pas peur de mourir.

Alors, sans doute, tu connaîtrais la joie !
Mais voilà, tu es un simple être humain !
C'est pour ça que tu veux ce que tu n'as pas,
Que, par force, tu l'arraches d'autres mains.

En cela, tu es pire que les animaux !
La barbarie ne fait pas partie de la nature,
Tu l'as inventée sous des prétextes moraux.
Ton effroyable satyrisme te rassure !

Devenu plus féroce que les fauves,
Il t'a fallu inventer un nouveau prédateur.
Tu as trouvé celui dont l'immoralité te sauve :
Homme ! Tu es ton propre destructeur !

Auteur : 
zac.concept@ifrance.com

 

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LE VILLAGE ET L'ENNUI

On y entre sans prendre garde
Un panneau, un nom qu’on oublie
Un village qu’on oubliera
Dès lors qu’on en sera sorti

Il y a un homme au regard las
Au milieu de la place vide
Une grosse femme au teint livide
Qui tient un panier sous le bras

Et puis le vide

Partout les volets sont fermés
Et ce n’est même pas l’été

Au pied d’une maison sans âge
Deux vieilles observent sans parler
Les yeux figés vers le néant

On guette en vain un bruit banal
Un sourire sur un visage
Des bêtises d’adolescents

Comme ça ressemble à l’automne...
Ca sent l’ennui
Les gens qu’on croise sont déjà partis
Ils vivent ici mais si peu

Il y a des yeux qui supplient
On dirait que nos voix résonnent

Des pas comme autant de détresses
Qui ne marchent jamais vraiment
Traînent des moments sans saveur
Et des tourments

Une sensation de malaise
Et tous ces déserts dans leurs yeux

On s’en va comme d’un autre monde
Qu’on n’avait jamais soupçonné

Extrait de La vie, en fait… (éditions Lettres du Monde, 2000), republié dans A un océan (Aumage éditions, 2002)

 

 

POEMES DE CLAIROBSCUR

STEPHANIE PITINO

 

 

L'ANGE DU TABLEAU

Assise par terre seule dans cette chambre noire
La porte un peu entrouverte
Et la lumière qui glissait du fin fond du couloir...

Les poings serrés, la gorge nouée je pleurais
C'était papa maman qui s'engueulaient
Blottie contre ma peluche, lentement j'ai levé les yeux
Toi tu me regardais et tu me souriais

Pourtant tu étais figé,
Quelque chose t'empêchait de bouger
Alors je me suis approchée et je t'ai touché
Une lumière blanche est apparue
Mes yeux me piquaient puis tu as disparu

Je ne savais plus où j'étais, je me sentais voler
Mes larmes se sont arrêtées de couler
J'avais cette impression d'être sur du coton
Puis j'ai senti la douceur de deux baisers sur mon front

Au petit matin lorsque je me suis réveillée
Tu n'étais plus là, le décor avait changé
Papa maman dormaient à mes côtés
Merci Ange de les avoir réconciliés




MA MUSE

Une aube comme celle-ci où le ciel brille par ses étoiles
Et où les criquets chenteront la douce fraîcheur matinale
Mes yeux se poseront sur toi... ma Muse
Pour figer le temps, pour que rien de s'use

De la rose fraîchement coupée, ouverte à l'éternité
A tes lèvres charnelles, j'y poserai un baiser
Et tes yeux, ma Muse... ton regard dans le mien
M'ouvrira le passage de ton coeur pour sceller nos destins

Les premiers rayons du soleil réveilleront la ville
Ma Muse... je ne veux pas m'en aller
Je voudrais rester à tes côtés et m'arrêter de compter
Pourtant je m'efface et mets fin à cette idylle

Quand l'ombre n'est plus je trépasse
Tu es le jour, je suis la nuit et le temps passe
Je renaîtrai à l'aube où le ciel brillera par ses étoiles
Et où la rose fraîchement coupée restera ouverte à l'éternité




COUP DE FOUDRE (Duo)

Mon coeur s
'enflamme
D'un feu qui vaporise mes larmes
C'est toi que je veux
Pour être heureux
Tu es mon étoile, ma douceur
Je t'aime de tout mon coeur
Coup de foudre, quels sentiments !
Rencontres d'éclairs c'est puissant
Cet homme est mon air, mon océan
Cette femme est ma vie, mon courant

Je t'aime
C'est un poème
Aux milles facettes, aux milles tourments
Aux milles recettes, aux milles tournants
L'amour c'est tout mais mon amour c'est toi
Tout est amour en toi et cela me rend fou
Folle de toi et mon coeur qui bat...
Le mien est fou, il se prend pour un roi
Et pour rejoindre sa reine, il livre combat...




JE T'ATTENDS

Mon regard se pose sur toi, et moi...
Moi je suis folle de ça
Je souris au temps
J'attends

J'ai pioché dans nos souvenirs
J'ai pioché notre avenir
J'aurais voulu te le dire
Tu es toujours sur ma ligne de mire

Ce soir, demain, dans un an, dans dix jours
La lumière de tes yeux m'éclairera toujours
Ton reflet dans l'eau, et ta peau..
Je ne peux pas m'e séparer, je ne peux pas oublier

Mon regard se pose sur toi, et moi ...
Moi je ne rêve que de ça
Je souris au temps
Je t'attends




IL ECRIVAIT SON AMOUR

Il écrivait son amour sur du papier velours
Elle dessinait ses envies sur sa vie
Sans voix jamais ils ne dirent mot, pour
enfermer, condamner les non-dits

Mais s'il écrivait son amour sur leurs vies
Si elle dessinait ses envies avec lui
Sans lois jamais ils s'aimeraient
Et le temps... ils le vaincraient

Il rêvait de faire le tour du monde
Elle voulait vivre près d'ici dans son monde
Parfois ils pensaient à une nouvelle éternité
Une autre destinée, différente, moins troublante

Mais s'il écrivait son amour sur leurs vies
Si elle dessinait ses envies avec lui
Sans lois jamais ils s'aimeraient
Et la distance... ils la vaincraient

Clair0bscur


CHANTS DE BLES

Ce chemin d'Or n'est pas tracé
Il vous mène vers l'Ouest comme vers l'Est
Sur cette terre endiablée
Que le soleil s'opresse de condamner

Le plus grand des brins de blé
Souhaitait toucher le ciel
Mais le vent souffla son air
Le brin de blé s'est alors cassé

Il n'y a rien à en tirer, la nature a ses raisons
Les champs de blé caressent le vent qui touche le ciel
Pour rejoindre l'Orient et effaçer l'horizon
La Terre tourne sur cette petite paille de couleur miel

Le temps pour elle de pousser son dernier chant
Rêver du ciel, des nuages, de ce doux paysage...
Avant de partir en botte de paille
Le fameux temps des moissons... aïe



L'ANGE NOIR

Elle est déesse des profondeurs
Son âme
inflige toutes les peurs
Elle est tout ce qu'on voit
Mais elle n'est pas ce que l'on croit
Ses yeux noircis par la douleur
Traversent à feu tous les coeurs
Plongé dans son malheur absolu
Elle étouffe les sentiments non voulus
L'Ange Noir est dépourvu
La terreur a perdu.




TOI & MOI

Nouveau soir de désespoir
Nuit de tristesse sans ton regard
Et pourtant tu es là, dans mon coeur
Le ciel pleure et cherche le bonheur

Compter les pierres qui nous sépares...
Ou bien compter les secondes, la même histoire...
Je n'ai jamais aimé de cette façon
Car vois-tu je t'aime de toutes les façons

Tu es le moteur des mes envies
Tu es mon âme soeur, ma vie
Je ne t'ai encore jamais vu
Mais vois-tu j'ai des envies de folies

Pour toi je laisserai tout tomber
Pour toi je réaliserai des contes de fées
Où nous seront tout deux modérateurs
Vois-tu, nos âmes réunirons nos coeurs

A nous le ciel, la mer, la terre !
Nous construirons notre propre univers
Car vois-tu mon amour
"Je t'aime" sera notre emblème




OBSESSION

Jours et nuits
Je cherche un remède
Jours comme nuits
Tu es mes rêves
Plongé dans l'incertitude
Où j'ai appris à changer
Pour trouver la plénitude
Et m'arrêter de pleurer
Peu à peu tous s'éclaircie
C'est une évidence
Et non une question de chance
Je t'aimerais toute ma vie

Tu es le prince de mes nuits
Ma mélancolie
Tu chasses l'ennuie
Qui dérivait à l'infinie
Chaques secondes, chaques minutes
Tu défis ma raison
A tord ou à raison
Tout n'est plus question de lutte
L'ivresse de tes caresses...
J'en redemanderai sans cesse
Et pour ne jamais te quitter
Je voudrais ne plus me réveiller



MON ANGE


Que faire lorsqu'un beau jour un Ange vous tombe dessus
Que l'amour s'installe sans vous avoir prévenu
Que tout devient lumière
Et les ombres éphémères
Qu'un nouveau monde s'ouvre à vous
Un monde parfait, éblouissant...
Que je regarde comme un enfant
C'est un territoire inconnu
Mais je l'ai tellement voulu
Tu es là, tu es à moi
Ma douce moitié, ma destinée...
Tes baisers, tes caresses... j'en rêve
De la tendresse sans aucune trêve
Ta douceur, ta chaleur...
Ta présence me fait oublier mes peurs
Tu es mon océan de bonheur
L'étoile filante dans le ciel
Le sang qui coule dans mes veines
Et les battements de mon coeur

Que faire lorsqu'un jour l'on retrouve la raison
Cet amour n'était qu'une illusion
Ce qui me sépare de toi avec tant de violence c'est la distance...
Entre le ciel et la terre il y a... cet espace qui nous détruira...
Accepte de perdre tes ailes et rejoint moi
Car je ne peux pas vivre en ton absence
Ma vie n'aurait plus aucun sens.



TRANCHE DE VIE

Qu'est-ce des années devant l'éternel
Des matinées , des jours qui se lèvent
Partant la tête haute tel un guerrier
Je montrerai ma voie au monde entier

Jamais n'abandonne et rien m'étonne
Ces années folles où j'dégringole
J'suis enfermé sans camisole
Mais c'est pareil ca pèse une tonne

J'suis étudiant , j'bosse dans l'commerce
Et j'connais par coeur toutes les pièces
Chaque recoin jusqu'à la toile d'araignée
Sans oublier m'dame vidoni ma prof d'anglais

Un quart de ma vie dans ces couloirs
Oui j'ai 20 ans et faut pas croire ...
Entres les leçons et mes devoirs
je sèche des fois , ça faut le savoir

Apprends encore apprends toujours
Tu arriveras à la sagesse
Apprends encore apprends toujours
C'est ici que disparaît la paresse



LE CHEMIN

Nous nous sommes attendu pendant des mois
Des mois interminable à passer sans toi
Où nous souffrions en silence de notre absence
Où nous ne vivions qu'à travers nos illusions

Les mots ne suffisent pas
Ces mots qui décrivent cette souffrance... n'existent pas
Et cette douleur qui nous lie encore
Avec le temps un peu plus fort

Un amour qui naît malgré la distance
A-t-il une chance de résister ?
Deux âmes inconnues qui tombent amoureuses
Peuvent-elles encore s'aimer à visages découverts ?

La peur nous envahit
Les yeux suivront-ils le coeur ?
Ou seront nous trahis...
Et vivre notre plus grand malheur

Nous nous sommes construits un monde
Un monde de lumière... où tout reste à faire


 

 

UNE NUIT, UN LIEU, UN SOUVENIR

 

Une nuit, un lieu, un souvenir...
Et tout est différent
Je replonge dans l'instant
Un saut en arrière pour lire l'avenir  

Ton arrivée en arrêt sur image
Tes bagages au sol et ton regard sur moi
Tout devient flou autour
Il n'y a que toi, moi, et les nuages ...  

La scène en noir et blanc
Et tu t'en vas à présent
Mais à qui la faute...
Si l'on est si loin l'un de l'autre ?

 Une nuit, un lieu, un souvenir...
Ton départ en arrêt sur images
Notre au revoir en couleurs
Et l'espoir d'être ailleurs...

 

 


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