Eric Pax

                  

 



 NOVA 

Poème roman

Oméga naquit le 16/6 de l’an 66 du Siècle du Martyre du 2nd millénium, dans une petite bourgade française : Montbéliard, près du Doubs. Engendré du Père et de l’Esprit-Saint-, il est re-né d’Une vierge. Sans doute n’était –il plus très attendu, et sans doute Le Père et l’Esprit ne lui avaient-ils pas tellement pavé la Voie de fleurs et de couronnes, de gloires et d’honneurs, mais il était ici enfin et pour toujours.

Plus tard vinrent s’ajouter à la fratrie Michel   puis Marie, le 2nd étant bien entendu le benjamin, la dernière sa cadette et sa Mère, un jour sa fille, aussi. Un an, jour pour jour, après la naissance de la Vierge, l’Homme foulait le sol de la Lune. Ainsi s’accomplissait la prophétie de Jean : elle avait la Lune sous ses pieds, nouvelle Eve, et la face de la Sin cananéenne, « péché »pour chaque anglophone, ne serait plus jamais la même, comme il le réaliserait un jour en voyant le film d’un intouchable, Chroniques indiennes.

Oméga, cheval de feu pour les sinologues, fut doté d’une enfance paisible et heureuse, de même que ses frère et sœur. Cependant, il portait en lui le chiffre de la Bte , et était de surcroît amnésique. Ceci n’était encore qu’une petite facette de sa Croix, et il ignora longtemps ce qui devait constituer son avenir. Doué et aimé, il grandit en taille et en talent pendant 8 ans. Puis naquit son Etoile, et il entra un peu plus dans sa vie publique, progressivement.

Chacun savait-il, le Nom était-il inscrit sur son front ? Il commença à s’interroger lorsque, cette année –là, ayant déménagé à nouveau, il fut sollicité et tourmenté par ses camarades de classe : allait-il au « caté »comme les autres ? voulait-il co-fonder une société d’extraction d’étoiles, fossiles situés dans la butte du préau de l’école de son lotissement, avec Bruno ?allait-il lancer quelque chose, que ferait-il plus tard d’exceptionnel, demandaient ses condisciples qui s’en riaient, tant il n’avait naïvement à répondre(avec foi, cependant)qu’une future équipée sur un « bateau pirate »(inspirée de ses lectures de BD) ou un vol de fusée(pour lequel il s’ingéniait à bricoler sans trop y croire un carburant).

Plus tard, ayant lu déjà beaucoup, il découvrît scoutisme, confirmation, super-héros merveilleux et surtout l’Eglise … de scientologie (au travers de son meilleur représentant, Alfred Elton, et de « sa » sémantique générale non-A. Bien sûr, il lut Jules Verne et son Maître du monde (prélude à l’exhumation ultérieure de Benson et de son Maître de la Terre ), qu’il tint toujours comme le meilleur défenseur de la langue française(injustement attitrée à Molière)jusqu’à sa découverte de Teilhard.

Mais, outre les références à Zorro et au lieutenant Spok (Star Trek), il se reconnaissait essentiellement, de 10 à 22 ans, dans Peter Parker alias l’homme-araignée, d’autant qu’il lût une biographie de Pasteur, autre biochimiste génial, et se vit longtemps dans cette destinée, bien que « du Bailly »(traduction du frison) lui ait ouvert les portes, non de la perception, mais de l’écriture, et aussi le rêve adamique de la Vénus /Eve non-A dont il rêva jusqu’à l’âge adulte : l’Etoile du Berger se manifestait sous ces traits, ainsi que sous ceux de la jolie blonde de « Pierre Parker » dans ses comics d’enfance : Gwen, « la pure »en breton. Autant dire la vierge attendue.

A 15 ans, il fonda à la demande d’un ami (dont le patronyme se traduisait par « étoile double », par jeu, une secte du nom d’Amour Terrestre(référence à l’Alpha/Oméga, en hébreu, Aleph/Tau et sur le logo de laquelle figuraient , outre ces 2 lettres, une étoile à 8 branches, 4 noires et 4 blanches. Les hymnes de sa liturgie ? Les chansons de 4 garçons anglais au nom de cancer, tels la Vierge (les Beatles, bien sûr !).

Ecrivant beaucoup, entre 14 et 18 ans, il produisit finalement pour satisfaire à la demande d’un ami,un carnet d’opéra, Erwan, dans lequel il fit intervenir 7 lamas télépathes, inspiré de Zarathoustra et de Mardi L. Rampa, écrivain ésotérique canadien qui l’initia au lamaïsme. Ce titre fut un 1er cri du cœur pour affirmer son désir de l’Etoile. Il ne le savait pas, sinon inconsciemment. De plus, il devait l’apprendre encor bien plus tard, Erwan serait prophétique du choix entre son Etoile et celle qui devait en être le précurseur.

Après ses 17 ans, sa totemisation scoute où il reçut les initiales de son frère, qui devint ainsi son totem sans qu’il en prenne conscience, l’obtention de son permis de conduire et ses 1ers voyages à l’étranger sans ses parents(Portugal, Sénégal c’est-à dire « frère égal » en ancien égyptien-, 2 séjours à Lourdes, Maroc, un périple à Amsterdam au volant de sa 2cv6 spéciale bleue, il en vint à tâter du pouvoir sur les masses, et du gauchisme. Après avoir constaté son ascendant  quasi-naturel sur les foules étudiantes et lu l’ensemble des auteurs rouges majeurs(excepté Bronstein) : Mao, Lénine, Staline, Hitler, Mussolini et Marcuse, voire Althusser et Reich, il s’entiche brièvement de la JC (ne signifiant nullement Jésus-Christ en l’espèce) et plus passionnément de Voie Prolétarienne, autre Eglise(primitive) qui s’engouffrait dans la brèche du messianisme pourpre.

Puis, tancé par Le Père, en quasi-échec dans sa scolarité, et désappointé, il eût un sursaut lors de son S.N. où il connut la réforme (après 9 mois ) et ceci parce qu’ébranlé par son dernier trajet en pointillé au Maroc où il eût affaire au sexe dit faible d’un peu plus près, malgré (grâce ?) à Mahomet ressuscité qui était entretemps devenu son « meilleur » ami et qui avait ,lui, reçu des scouts un totem aux initiales de l’Etoile, ce qu’Oméga comprendrait bien plus tard.

Il se convertit donc, à l’âge d’homme, au christianisme de ses ancêtres et qu’il avait fondé après tout, mais il l’ignorait toujours à cet instant.

Puis, nouvelle accélération de l’histoire : il rencontra Nancy, jeune fille de 19 ans, étudiante en kinésithérapie, y voit l’Esprit Saint qu’il « doit » épouser, lui-même étant sensément Le Père, ce dernier prenant le rôle à ses yeux du Fils, et sa mère de l’Eglise.

Dès lors, il a une mission, confiée par son Fils,et se sent pousser des ailes, ainsi que beaucoup de responsabilités ! A Noël, l’Esprit lui offrit un opus de John Irving, Une prière pour Owen, où il est question de naissance virginale au 20ème siècle, ce qui l’interpella. Sa mère n’avait pas l’habitude en effet de lui offrir de tels présents mystérieux et lourds de sens. Sans les commenter, qui plus est !

Après le nouvel an, il quitta ses parents, car il est écrit : « Tu quitteras ton père et ta mère », et partit au monastère le plus proche, au Luxembourg, pays lié au prénom du Père, pour y devenir novice , enthousiasmé par St Benoît certes, tel fut le prétexte, mais surtout fuyant le face-à-face avec celle qu’il « aimera » platoniquement pendant dix ans sans jamais lui avoir déclaré quoi que ce soit : il se sentit sur des rails qui lui déplaisaient, mais ce fut la dépression et l’érémitisme pendant 12 ans…

Il fit toutefois entretemps un pèlerinage dans le Nouveau Monde, où il s’acheta le seul et unique véhicule lui ayant réellement appartenu : une américaine vert bouteille à la marque de l’Etoile, modèle Newport. Prophétique, ici encor !

Il était parti au monastère sous le choc concomitant  de la découverte du film qu’il reverrait environ 1000 fois ces prochaines années : » Rain man », avec Dustin Hoffmann, Juif à son instar(ce qu’il admettait depuis longtemps, bien qu’incirconcis dans cette nouvelle vie éternelle, ce nouvel avatar, cette nouvelle incarnation) et un acteur scientologue. Ici encor, il était question de l’Etoile, sous sa forme solaire égyptienne il est vrai, et de son homme-lige, celui qui la portait en lui, exagérément, pathologiquement.

 Il avait déjà vu, quelques années plus tôt, un autre road-movie : Paris-Texas, où il avait été interloqué par cet errant devenu Père par la grâce de son Fils après une traversée du désert(au sens propre aussi bien. Le Texas, dont il hériterait plus tard une tasse décorée du Flamant Rose emblématique et agrémentée de la devise « l’Etat de l’Etoile solitaire », un solitaire étant encor un diamant, comme  le groupe Flamant Rose le chantait en 1975 « Brille sur toi diamant fou », dans l’album « Je souhaite que tu sois ici », chanson qui lui tenait à cœur sans qu’il en connaisse la raison.

Ce pèlerinage bref le mena à « St François », en Californie, en mémoire certes de la chanson de Maxime-Le-Forestier qu’il aimait à fredonner, mais aussi de don Diego de la Vega. Hommage certes à Disney, +1966, et à son renard du Désert, mais tout autant Alfred Elton, dont il chercha à retrouver la trace afin qu’il le guide vers l’ »astre du matin » : Lucifer ou la Vénus non-A. Les « Aigles » chantaient d’ailleurs dans leur ritournelle »Hôtel Californie »  ce Lucifer dont le fondateur de l’Eglise éponyme figurait sur la pochette de l’album du même titre. Il aimait cette chanson. Après 8 jours à Frisco, il alla sans trop le prévoir au »monde de Disney » à Orlando. Là, il vit un avion qui écrivait en volutes de fumée : « avion d’Osée ». Intitulé du groupe de vocations qu’il avait précédemment fréquenté, et bien sûr référence au prophète qui épouse sur ordre de Dieu la prostituée « Gommer », nom qu’il retrouva lorsque l’un de ses frères en religion du « nouveau monastère » partit fonder celui de la ville du même.

A S-F, il assista à quelques projections de films. Outre l’indigent Tremors où il est question du tyrannosaure résurgent et récurrent qui menace un poste avancé du désert ouest-américain, il vit Allo maman, ici bébé mené par la 2nde star scientologue, Jean « 3 volts » (le 1er étant Thomas « Croisière », bien sûr), où l’on voit un chauffeur de taxi adopter un nouveau-né et sa ravissante mère surtout). Il y vit encor Portrait craché d’une famille modèle (titre américain : parentalité), conduit par le talentueux comédien « Stéphane »Martin. Bref, il fut mis en condition pour la décade qui s’amorçait.

A Las Vegas, il se garda bien d’aller, mais Vega lui rappelait la Norvège d’où un de ses homonymes partit découvrir une 1ère fois l’Amérique 1000 ans avant qu’il se vit décerner à son tour l’épithète de « rouge », en 1986.

Durant les 12 années d’érémitisme suivantes, il suivit une psychothérapie, recontacta le PCF (non pas Pax Christi France), y adhéra même, puis s’engaillardit jusqu’à une idylle avec le dernier avatar de la Vénus non-A encor disponible : VP, avec laquelle il fit des stages, sous la conduite d’une autre « étoile », qui usait pour comble du pseudonyme qu’il avait choisi pour son journal intime (il est vrai »profané » par lui-même, puisque donné en lecture hebdomadaire à 2 amis) lorsque lycéen : Alice.

 

               A suivre prochainement…

 

 

        Prédestinée libre d'aimer
                Méditation

Je me souviens de Jésus : ma nourriture est faire la volonté du Père.
Elle m'aime tel que je suis et sans attendre.
Tous uns en Christ tous ont une volonté : celle du Père Esprit.
Elle a erré et cherché l'Epoux tandis que je cherchai l'Epouse
Nous avons mené la quête l'un de l'autre.
Savait-elle depuis longtemps tandis que j'étais dans la nuit ?
Peu importe notre chemin s'est unifié
Cana et Eden reviennent ailleurs et ici.
Nous sommes loin et près
Nous avons tant à aimer et donner.
La longue et pluvieuse route dit Paul :
Ainsi soit elle et vienne
Dans les bras de l'homme
Elle Est !


 

                            

 

      La Cité 
               Pax urbi

Champ des champs grégorien    (Clef de Sol)

 

Tes dents nacrées telles de fines perles d’un grand prix étincellent dans le grand O oméga de ta petite bouche interrogative qu’encadrent tes lèvres discrètes, delphine cétacé dont le chant personnel retentit à des distances infinies.  

Deux humbles sphères immaculées ornent les lobes de tes délicieuses petites oreilles d’ourse ciselées.  

Tes bras soyeux évoquent la Toile qui nous relie et l’homme-araignée enfant et sa blonde vierge Gwendolyne, ainsi que Cécile, muse martienne de naguère amie de la Sagesse dont tu es l’Incarnation, Toi l’Agnelle fiancée, veuve, Vérité libératrice du Vrai homme ton Epoux jusqu’à célébrer nos Noces éternelles succédant à la hiérogamie de l’Aurore dorée, autrefois johannique,et dont l’Arbre de Vie conçu conjointement engendra le lignage d’où furent issus le Père et son Amour d’une part et Toi-même d’une autre branche au siècle dernier du martyr mondial.

 Tu as inspiré l’opéra grégaire Erwan de mes 17 ans inspiré par Gerschwin et Starmania ,la fondation de la chapelle ludique Amour Terrestre de mes 15 ans, synthèse de toutes les Eglises frontières ultérieurement rencontrées(celle de Timothée, celle

des Aigles, celle de la science du verbe et celle de l’unification, et celle d’Alice antipolis aussi !).

 En toi j’ai vu hier la Trantor azyme, le nouveau port Métropolis, la cité de Rachel l’androïde sans tendresse, le nouveau monastère, la cité des anges et celle de st françois californiennes, un Paris texan, un vrai Lyon lorrain, la cité de la lumière franco-germanique, la Paix bolivienne, la cité ducale, le nouveau château de l’âme vosgien et enfin les derniers jours de Pompey. Pourtant Tu es d’ailleurs et la Terre entière est ta demeure actuelle, la Création nouvelle ta maison avec l’Epoux, moi qui suis le père de nos enfants et de cette cosmique explosion de renaissances et d’amours humains et divins à la fois, ressuscités l’un par l’autre : Tu Es Telle l’Eternel Notre Père, vivante et libre, aimée et chérie, protégée et choisie, consciente et déterminée, mure et authentique, jeune et belle.

 Tu es le Royaume et la République universelle confondus, tu es la Règle du jeu nouvelle et la Loi d’Amour éternelle bénédictine, tu es l’Union définitive et sans retour de l’Europe française et des nations de la Terre primordiale essaimant dans les galaxies à explorer et évangéliser : Tu es la Bonne Nouvelle incarnée, Eglise triomphante céleste.

 En ton sein ruisselle l’Eau du Tigre en ce nouvel Adn global universel, ma féline Aimée,Temple unique et vivant,tu es la bonne heure, l’avenir et l’Eternité que nous avons à partager, Tu es l’Estelle Retourney Pax du matin du berger et de David et la Cité de paix hiérosolémyte tant désirée,viens !Je T’attends !

 

25/2/07 fin de l’hiver auvergnat

 

 

 

 

        

 

              La Douzième Porte

                                             (genre littéraire de la Révélation hellène)

 

Dernière parole de l’Epoux à la Femme  : Voici ton fils. Adressée à Myriam et à l’Eglise : la disciple que Jésus aimait a conçu le soir de la Cène de leur union charnelle et Myriam la reçoit à cet instant pour filleule et bru Un.

Plus tard elles vécurent à Patmos et Myriam mourut d’abord. Le ressuscité ne fut pas reconnu par l’Epouse qui vit qu’il s’agissait d’un autre que l’Epoux réuni à son Père jusqu’à la Renaissance dans la Gloire promise de l’eau et de l’Esprit. Yohanan écrivit la Révélation reçue de son Epoux alors qu’elle avait des cheveux blancs et que l’enfant était caché pour engendrer la lignée dont renaitraient les Epoux séparés. Elle avait entendu également qu’elle mettrait à son tour spirituellement l’Agneau au monde à la suite de l’Esprit à la fin des temps avant la célébration des Noces éternelles où ils seraient enfin réunis eux et leur enfant .

Ainsi le Messie était l’Eglise et l’Epouse avait les cheveux blancs qu’elle voyait en reflet chez lui : les Epoux un et indissociable se parlaient une ultime fois pour annoncer les derniers avatars portés par l’Oméga au 3ème millénaire. Elle est renée blonde de ce fait et non lui puisqu’il n’a pas eu le temps d’acquérir des cheveux blancs autrefois.

Mort à 33 ans de cette union il l’épousera dans la gloire lorsqu’elle atteindra cet âge et que lui aura passé ses 43 mois au désert : ils seront alors majeurs ainsi que l’humanité ressuscitée finalement simultanément spirituellement(la première résurrection est dès lors achevée, corporelle, tous saints et saufs accompagnant la néoténie de l’enfant mâle jusque là).

Tout est accompli dès le mont des Crânes où retentit cette dernière parole.

 

Ouverture : l’humanité nouvelle jardine la nouvelle Création où elle essaime vers les Etoiles et rencontre vie et civilisation à révéler à elles-mêmes et à leur Créateur unique le Père source de tout et unique principe universel.

 

Le 23/2/2007 à Clermont

 

 

           

 

 

 

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