Olga Bluteau

 

 

 

 

 

 

 

Calice (haïku)
 
Ton crâne tailler
En calice pour y boire
Ma vie de tristesse.

 

 

 

 

La flamme (triolet)

J'ai laissé la flamme s'éteindre,
Elle s'en va lentement,
A quoi servait-il de s'étreindre ?
J'ai laissé la flamme s'éteindre
Et il ne sert à rien de craindre,
La mort vient doucement.
J'ai laissé la flamme s'éteindre
Et m'en vais lentement.

 07/12/06
Sur une phrase de Plotin


Ton âme devient
Ce qu'elle contemple,
Ô homme de bien.
Ton âme devient
La maison du Bien
Et de Dieu le Temple
Ton âme devient
Ce qu'elle contemple.


27/03/05

«Chaque âme devient ce qu'elle contemple.» (Plotin, philosophe néo-platonicien, 205-270 ap. J.-C. ; cité par Jean-Pierre Fourastié dans un message publié le 27 mars 2005 sur ORCULTURE). Comme cette phrase contient en elle à la fois une pensée et un rythme poétique, j'en ai tiré cette petite paraphrase en forme de triolet que vous pourrez également retrouver dans les textes d'inspiration religieuse.



Plotin

 
Clochi-clocha 
(fable en triolet)
 
Clochi-clocha étant comme il se doit
Un lutin à clochette
Voici son historiette
Tapée de mes dix doigts
Pour les petits enfants
Ainsi que les  plus grands :
 
Clochi-Clocha va clochando,
En un chaos, cahin-caha
Avec sa cloche sur le dos,
Clochi-Clocha va clochando,
Clopin-clopant, éclopé dos,
Et c'est ainsi la vi' va.
Clochi-Clocha va clochando,
En un chaos, cahin-caha.
 
    24/06/06

 

 

 

 

 

   
Le lièvre et la tortue
(épigramme pastiche)

Le lièvre, c'est l'humain,
Et le temps la tortue.
Donc l'homme court en vain
Contre le temps qui tue.

 

 

 

 

 

  Le vice et la vertu (épigramme)

Le vice, tel la blanche ortie,
Pousse dessus tous les terrains.
Mais la vertu, plante jolie,
N'aime que les lieux purs et sains.


25/4/06
 
   

 

 

 

 

 

La Rose

Chanson d'Amanda Mac Broom interprétée par l'actrice Bette Midler dans le film de même titre (1979).

On dit qu'Amour c'est l'ruisseau
Où boit la tendre biche,
On dit qu'Amour c'est l'couteau
Qui fait saigner ton âme,
On dit qu'amour est un' peur
Blessante, un mal éternel.
Je dis qu'amour est un' fleur
Et toi, rien qu'une graine.


Ce coeur craint de se briser
Sans être entré dans la danse,
Ce rêve craint de s'éveiller
Sans avoir saisi sa chance,
C'est celui qu'on ne prendra pas,
Parce qu'il ne peut donner...
Et l'âme a peur de trépasser
Sans avoir appris à vivre.


Lorsque la nuit, tu l'as passée seul,
Et qu' la route a été longue,
Et qu' tu crois qu' l'Amour c'est pour celui
Qui est plus fort et plus chanceux,
Souviens-toi, au plus fort d' l'hiver
Qu' sous la neige s'y est enclose
La graine qui, avecque l'amour
Du soleil d'viendra... un' rose.


Adaptation 11 mars 2003,
retouchée 22 avril 2006

 

 

 

 

 

 

The Rose

Some say love, it is a river
That drowns the tender reed,
Some say love, it is a razor
That leeds your soul to bleed,
Some say love, it is a hunger,
An endless aching need.
I say love, it is a flower,
And you, it's only seed.


It's the heart afraid of breaking
That never learns to dance
It's the dream afraid of waking
That never takes the chance
It's the one who won't be taken,
Who cannot seem to give...
And the soul afraid of dying,
That never learns to live.


When the night has been to lonely,
And the road has been too long,
And you think that love is only
For the lucky and the strong
Just remember in the winter,
Far beneath the bitter snows,
Lies the seed that with the sun's love
In the spring becomes the rose.

Bette Midler
actrice principale du film The Rose
(photo extraite du film)

Par "adaptation", j'entends "traduction chantable". Ce qui m'a évidemment obligée à respecter à la fois l'esprit et la métrique de l'original.
Certes les rimes ne sont pas toujours respectées... Ce sera pour une prochaine refonte !
Dans le texte anglais comme dans l'adaptation, les syllabes soulignées se chantent sur deux notes ou plus. 
 

 

 

 

 

 

 

Premier regard

Vos mots seront notre premier regard,
Fruits d'un instant attrapé au hasard...
Mais seront-il le début d'une histoire
Vécue à deux dans la vie, rose ou noire,
Sous le soleil d'un printemps en retard ?


 

 

 

 

Un oiseau chanteur
Est tombé de l'arbre vert.
Pourquoi l'avoir tué ?

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Jouets abandonnés

 
Jouets abandonnés dans la poubelle grise
Au triste sort du ramassage,
Comme si vous étiez hors d'usage
Alors que vos couleurs éclataient dans la brise
 
Du printemps meudonnais. Revenant de l'église,
J'ai vu une chenille sage,
Deux oeufs et une ourse en corsage
Dans leur charrette verte ornée d'une frise.
 
Alors que tant d'enfants n'ont en tout et pour tout
Que des joujous en vieux chiffon
Et un lance-pierre en bâton,
 
Inconnu malappris, si égoïste et fou
Pourquoi n'as-tu pas fait le don
De tes jouets aux enfançons ?
 
   12/04/06
 

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A Nino, pour son baptême

Il tendit la main vers la Croix,
Jusques à la toucher, je crois.
Le Christ ensanglanté sourit,
A l'enfant, petite souris,
A l'âme pure en plein émoi.
Mais cet enfant, c'est toi, c'est moi ! 

14/04/06

 

 

 

 

 

J'ai tout perdu (triolet)

 J'ai tout perdu à vouloir tout gagner
Puis tout gagné en voulant tout reperdre,
Et maintenant je ne peux plus régner
Puisqu'ai perdu en voulant tout gagner.
Qui voudra donc ores accompagner
Celle qui a en gagnant voulu perdre ?
Rien n'ai perdu en voulant tout gagner,
Amour gagné ne se peut jamais perdre.

 
 




Les bêtises
triolet humoristique

Voulez-vous que je vous dise
Ce que je fais quand mon ami est loin ?
Je ne fais que des bêtises,
Voulez-vous que je vous dise...
Faut-il que je me conduise
Comme un enfant triste et chafouin ?
Voulez-vous que je vous dise
Ce que je fais quand mon ami est loin ?

07/05/05

 

 



D'une beauté 
(triolet)

D'une beauté adolescente
Tu t'es épris à soixante ans.
J'étais encore presque innocente,
D'une beauté adolescente,
Mutine et désobéissante,
Prête à recevoir un amant...
D'une beauté adolescente
Tu t'es épris à soixante ans.

05/05/05

 

 

 

 


Meudon sous la neige
Blancheur de ses douces collines
Hiver printanier.

 02/03/05

 




Un rondeau un peu hardi...

Il y a un temps pour baiser,
Un pour rire et faire la fête,
Un pour dormir, se reposer...
Il y a un temps pour baiser
Son amant et pour apaiser
Ses appétits et ses requêtes
Il y a un temps pour baiser,
Un pour rire et faire la fête.

21/02/05

 

 


Petite réflexion en forme de huitain.

Petit chat joueur

Derrière l'universitaire
Sérieux, un tantinet raseur
Se cache un petit chat joueur
Qui remuera et ciel et terre

Pour assouvir son appétit
De connaissance et de savoir
Sans attendre de recevoir
Le moindre merci ni profit.

18/02/05


 

 


Le portable

J'avais laissé mon portable
Dessous la table
D'un resto où j'ai pas dîné.
Faut s'indigner !
Tu téléphon's innocemment
A ton amant.
Qui répond ? Le gars du bistrot !
Là c'en est trop !
Je suis r'tourné au restaurant,
(C'est pas marrant)
Récupérer mon téléphone
Moitié aphone
Et suis rentré enfin at home,
Moi le pauvre homme !

06/01/05

 

 



Bonne Année (acrostiche du Nouvel An)

Bonne année à tous ceux qui
Ont souhaité à l'envi
Ne plus voir germer la guerre,
Ne plus voir que paix sur terre
Et gais oiseaux dans le ciel.

A tous ceux que la vie a
Négligés, tous ceux qu'elle a
Navrés de ses mille feux,
Envoyons cartes et vœux
Et baisers au goût de miel.

27/12/04

 

Alea jacta est 
(épigramme)

"Alea jacta est", "Le sort en est jeté"
Disait Jules César devant le Rubicon.
"Alea jacta est", "On a assez jacté !"
Traduit le cancre fatigué de sa leçon.

 



Les charmes de l'hiver
(en réponse à Christian)

Pourquoi ne pas jouir pas des charmes de l'hiver
De la neige brillante au soleil hésitant ?
Pourquoi donc appeler si vite le printemps
Sans profiter un peu des sapins toujours verts

Et ne pas regarder, à l'horizon ouvert,
Les sommets infinis où s'abolit le temps
Dessous un blanc manteau de flocons éclatants
Parsemé de feuillage et branchage divers ?

En été, mécontent de la chaleur ardente,
Tu crieras "Viens, Hiver, céans me rafraîchir,
Baigner mon corps suant d'une pluie abondante

Et éteindre le feu de l'enfer estival."
A celui qui se plaint, tout semblera un mal
S'il ne voit la beauté par-delà le désir.

07/08/04


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Pour la saint Amour 
(acrostiche)

A l'Amour qui un jour voulut défier les Dieux,
Maîtres de l'univers, des cieux et de la terre
On remit flèche et arc pour livrer en ces lieux
Un terrible combat : terrasser les envieux,
Rétablir la concorde et abolir la guerre.

09/08/04

 



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Automne, en ton début si semblable à l'été
Un vent léger se lève et souffle ta gaieté,
Tu donnes le raisin en grappes colorées.
O bel automne aux couleurs mordorées,
Même la chute du feuillage roux
Ne pourra éclipser le charme du temps où,
En couleurs folles la nature a éclaté.

 


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Dans le style du XVIe s.

Un vrai ami
(triolet)

Un vrai ami est une douce chose
Lorsqu'il vous prend en caresse et ébats
Avec sa main plus douce que la rose.
Un vrai ami est une douce chose
Quand dans ses bras n'y a plus nulle pause,
Que votre cœur ne sait plus si il bat.
Un vrai ami est une douce chose
Lorsqu'il vous prend en caresse et ébats.

26 avril 2004

 


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Pauvre splendeur

Pauvre splendeur des souvenirs éteints
Que nous renvoie une photo jaunie
Dénichée à la hâte un soir ou un matin...
Pauvre splendeur des souvenirs éteints,
Tu t'es enfuie, et nos efforts sont vains
Pour rattraper la belle évanouie,
Pauvre splendeur des souvenirs éteints
Que nous renvoie une photo jaunie.

avril 2004

 



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En espérant...
(rondeau)

En espérant que l'on n'oubliera pas
Le sang, les cris de l'Espagne blessée,
Les bombes, les forfaits de l'E.T.A.,
En espérant que l'on n'oubliera pas ...
Et si ce crime est signé Al Qaida ?
Peu importe ceux qui l'ont terrassée !
J'espère bien que l'on n'oubliera pas
Le sang, les cris de l'Espagne blessée.

Dédicacé à Pepa sur ORCULTURE.
11/03/2004



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A Nougaro
(1929-4 mars 2004)

Et la ville rose
Est triste sous la pluie
Grise. Adieu Claude !

 



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Petit pastiche des Embarras de Paris de Boileau

Et, rentrant tard le soir sur le périphérique,
Sous une pluie battante, un tonnerre homérique
J'ai été agressé, ma voiture forcée
Par de petits voyous, ma portière enfoncée.
Ils m'ont jeté dehors, ils m'ont pris mes papiers,
Et dans une nuit noire ai dû rentrer à pied.
Dans mon pauvre logis, j'affronte le vacarme,
Moi qui aime pourtant tranquillité et calme.
Ma machine à laver se met à déborder,
Et je vais me coucher sans me faire à dîner...

janvier 2004




°°°°°°°°°°°




La lune
(huitain en triolet)

La lune au-dessus de Paris
Se mire dans la Tour Eiffel.
Elle en sourit... mieux, elle en rit,
La lune au-dessus de Paris.
Et à petits pas de souris
Elle trottine dans le ciel.
La lune au-dessus de Paris
Se mire dans la Tout Eiffel

13 octobre et 5 novembre 2003


°°°°°°°°°°°

  




Chronos

Hier j'étais
Aujourd'hui suis
Demain serai.

Dis, humain, qui suis-je ?
Pourquoi donc m'enfuis-je ?

Je suis le temps
Qui court sans bruit
Rapide et lent,

Et entre mes mains
Je tiens ton destin.

19/10/03


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Si la vie n'était qu'un long fleuve tranquille,
Un jardin de lumière, un océan de fleurs,
Si la vie n'était qu'une douce et belle île,
Il n'y aurait, sais-tu, ni tristesse ni pleurs.


°°°°°°°°°°°




J'aurais voulu être toi,
Toi qui m'as dit "Je t'aime".
Aurais-tu voulu être moi
Qui te répondis de même ?


°°°°°°°°°°°

 




Derrière tes yeux clos
(huitain en triolet)

Derrière tes yeux clos passe le rêve.
O ! Mon aimé qui dors entre mes bras,
Et rêve aux vagues bleues sur la grève,
Derrière tes yeux clos passe le rêve.
O ! Continue à sommeiller sans trêve,
Le corps nu, émergeant des draps.
Derrière tes yeux clos passe le rêve
O ! Mon aimé qui dors entre mes bras.


°°°°°°°°°°°

 




Pour un baiser de toi

Je donnerais tous les joyaux du monde,
La blanche opale et le clair diamant,
La belle étoile en haut du firmament,
Le soleil d'or et la lune si ronde,

Le bruit du vent, le murmure de l'onde,
Le fleuve bleu et les verts caïmans,
Le merle noir, le rossignol charmant
Le lion superbe et le tigre qui gronde,

Je donnerais les villes et les hommes,
Paris, New York, Istanbul, Pékin, Rome,
Berlin, Madrid, aux cent millions de toits

Je donnerais l'étincelle première,
Tout l'univers, la Création entière,
Pour un regard et un baiser de toi.


°°°°°°°°°°°

 

 




L'hirondelle d'automne
(chanson en rondeau)

J'aurais tant voulu être celle
Que tu aimas il y a trente ans...
Tu as dû être un bel amant,
Troussant les gentes demoiselles,
Leur disant "Ma douce hirondelle",
Leur faisant des baisers galants.
J'aurais tant voulu être celle
Que tu aimas il y a trente ans...
Mais un jour tu me trouvas belle.
Sous tes cheveux devenus blancs,
Je trouvai un prince charmant
Rêvant aux amours éternelles.
Alors ne voulus plus être celle
Que tu aimas il y a trente ans
Préférant être maintenant
De ton automne l'hirondelle.


°°°°°°°°°°°

 

 




Long est le temps
(huitain en triolet)

Longs sont les jours lorsque tu es absent,
Longues les nuits brûlantes de désir,
Longs sont les soirs qui échauffent mon sang,
Longs sont les jours lorsque tu es absent.
Longs les matins où me réveille sans
Toucher ton corps, entendre tes soupirs...
Longs sont les jours lorsque tu es absent,
Longues les nuits brûlantes de désir.


°°°°°°°°°°°

 

 




Le temps dévore toute chose,
Jusqu'à la beauté de la rose.
Mais il ne dévorera point
L'amour qui en mon cœur repose
Attendant celui qui est loin.


°°°°°°°°°°°

 




Amour et amitié désignaient le même sentiment à la Renaissance. 
Ce n'est plus le cas actuellement ...


Amour et amitié, nés d'une même mère
Durent se séparer.
Depuis ce temps Amour, resté célibataire
Pleure sa tendre sœur,
Et, pour se consoler,
Saccage les esprits et massacre les cœurs.



°°°°°°°°°°°

 




 Place Tien An Men

Seul, bras levé, tu arrêtas les chars
Place Tien An Men.
Merci à toi, inconnu courageux
Qui a sauvé l'honneur d'un peuple hagard
Place Tien An Men.
Si ta photo a fait le tour du monde
C'est qu'elle était image de l'espoir
Trop tôt tué, trop tôt abandonné
Place Tien An Men.


°°°°°°°°°°°

 




Boire le thé
Au soleil rose du soir
L'amour avec nous.


°°°°°°°°°°°

 




Un acrostiche double 

Retrouver un endroit, un pays où l'amouR
Ondoie, étincelant, brillant comme un halO
Bordant les moutons blancs d’un ciel couleur de plomB
Et en cette contrée sauvage et lumineusE
Reprendre dans tes bras celle qu’un jour la meR
T'a offerte en ses vagues en merveilleux présenT

 


°°°°°°°°°°°

 

 



La barque
(rondeau libre)


Barque flottant sur le fleuve Léthé,
Mon cœur s'avance en hâte vers la mort.
O ironie et cruel coup du sort...
Avais-je donc ce sort-là mérité ?
Car pour t'avoir un soir trop tôt quitté
Tu m'as frappée à l'âme, et par un coup si fort
Que je m'en vais sur le fleuve Léthé,
Mon cœur flottant en hâte vers la mort.
Je ne veux plus sans nul espoir lutter
Désespérant connaître un meilleur sort.
La barque avance, et Charon à son bord
Fait signe que les dés en sont jetés.
Barque flottant sur le fleuve Léthé,
Mon cœur s'avance en hâte vers la mort.


 


Les charmes de l'hiver
(autre réponse à Christian ; sur les saisons de l'âge)

Christian, à la fraîcheur de l'hiver je m'adonne
Car mon printemps à moi ne fut rien qu'un enfer.
Certes, suis à l'été de mon âge (encor vert)
Mais je sais bien qu'un jour arrivera l'automne.


Alors je veux aimer les saisons que me donne
Le temps qui lentement coule comme une mer,
Mer si verte au printemps et si blanche en hiver,
Mer changeante, mouvante, et jamais monotone.


Vivrais-je un jour l'hiver de mes vieilles années ?
Comment puis-je savoir ? Ne m'ont été données
Ni divination, ni science d'avenir.


Je m'adonnerai donc aux fraîcheurs hivernales
Aux douceurs du printemps, aux ardeurs estivales
Et aux beautés d'automne que je vois venir.

  7 août 2004

 

 

 

Sur un vers de Romain Rolland
 (rondeau)

La vie est l'arc et la corde est le rêve.
Alors rêvons, faisons de notre vie,
Un songe bleu, un océan sans grève.
La vie est l'arc et la corde est le rêve,
Et j'ai rêvé, encor, toujours, sans trêve,
A la musique et sa douce harmonie.
La vie est l'arc et la corde est le rêve.
Alors rêvons...

24/12/04



 

 

Voici ma toute petite contribution :

La vie est l'arc et la corde est le rêve

La sève ardente a besoin de vibrer,
Nulle envie de t'accorder une trêve,
Je suis vivant et désire te quitter,
La vie accorde à ses meilleurs élèves,
L'absolue nécessité de briller.

Christophe Legall (24/12/04)

 



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